Archives d’Auteur : seeclg

De vive voix 6.03

*Vous trouverez en cliquant ici une version du DVV à déposer dans les salles départementales

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Manifestation devant l’Assemblée nationale, mise en garde au nouveau gouvernement Legault: «nous vous avons à l’œil!», 17 octobre 2018.

Avant tout… la parole est à nous

Résumé de 2 jours de discussion avec les nôtres, en vue de la prochaine négociation du secteur public, les 16 et 17 octobre 2018 à Québec + une journée au regroupement Cégep pour élire nos représentants à la prochaine négo, justement.

par Judith Trudeau, porte-parole à l’externe

Du Seeclg au regroupement Cégep (représentantEs de 46 Cégeps), du regroupement Cégep au conseil fédéral de la FNEEQ qui comporte les trois regroupements (Cégeps, Université, Privé), de cette FNEEQ à la CSN qui regroupe 4 fédérations (FNEEQ + FEESP la fédération des employéEs des services publics représentant le soutien scolaire, le soutien dans les Cégeps et les organismes gouvernementaux + FP la fédération des professionnèles + FSSS la fédération de la santé et des services sociaux), l’initiation à toutes ces instances de démocratie est un voyage à travers les préoccupations de différents corps d’emploi, de leurs conditions de travail et révèle le visage multiple des services publics au Québec. Par où commencer? Par les ateliers.

Pour poursuivre cette lecture :  la parole est à nous


Rappels importants

par Claudia Chartier, adjointe à l’exécutif

Le 1er novembre, date à retenir pour plusieurs raisons :

a) pour les non permanents : il faut remplir le formulaire A (qui se trouve dans Paie.net en date du 2018-01-09) et l’acheminer à la direction des relations humaines avant le 1er novembre pour la session d’hiver 2019.

b) il s’agit de la date limite pour faire une demande d’appuis aux projets des étudiants (session automne et intersession de janvier) auprès du comité des dons et appuis du SEECLG.

c) c’est également la date limite pour faire une demande de PVRTT (programme volontaire de réduction du temps de travail) (à faire auprès du Service des ressources humaines, F-102). Nous vous rappelons qu’il existe une deuxième date pour faire une demande de PVRTT, le 1er décembre. Toutefois, puisque cette date survient après la répartition des tâches dans les disciplines, si le congé entraîne un excédent des coûts en ETC dans la discipline, cet excédent devra être assumé à même le congé.


Assurances : lisez bien ceci!

Assurances


Plan de travail

Exécutif syndical 2018-2019

De façon générale

  1. En tout temps, faire respecter la convention collective au meilleur de nos connaissances et en s’outillant auprès des conseillers juridiques de la FNEEQ en cas de doute.
  2. Représenter les membres aux instances. (Locales et nationales)
  3. Accompagner les membres lors de rencontre avec les membres de la direction.
  4. Faire cheminer les mandats pris en Assemblée générale.
  5. Soutenir l’autonomie professionnelle, l’autonomie collective et défendre la collégialité.
  6. Relayer les informations pertinentes à travers le De vive voix.
  7. Resserrer les liens avec les organismes locaux qui sont liés à notre mission sociale.
  8. Préparer les arguments pour la prochaine négociation.

De façon plus précise

1.1 Faire des griefs, lorsque nécessaire, afin de corriger des entorses au regard de la convention collective. Faire les suivis appropriés. Faire le ménage des griefs.

1.2 Proposer une version des règlements de la CÉ en accord avec l’entente locale.

2.1 CA, CÉ, CRT, ACCDP, rencontres départementales et de programmes (sur demande), rencontres intersyndicales, Regroupements Cégep, Regroupements en vue de la prochaine négociation, Conseil central des Laurentides, Rencontres sur les assurances, Rencontres sur la tâche, formations diverses.

3.1 Défendre les droits des membres lors des convocations patronales.

4.1 (…) notamment sur l’encadrement des CFC et reconnaissance du travail effectué à la Formation continue par les profs du régulier (Notes en bas de page dans la Pigep)

4.2 Soutenir le projet « Les verdures Lionel ».

5.1 Veiller au processus de légitimation des décisions. Transparence des comités et consultation en AG. (Ex. Guide des cours complémentaires).

5.2 Ménage et actualisation des comités + remise à l’ordre du jour des conseils syndicaux.


Marchandisation de l’éducation et CÉ du 25 octobre dernier

Il y a cette volonté à la Commission des études de traiter de certains thèmes liés à l’éducation post secondaire. Le premier thème abordé cette année fut nul autre que la marchandisation du savoir, tenants et aboutissants de ce concept et défis pour le futur proche. Voilà en 3 temps, différentes réflexions. Celle d’abord de Guy Rocher, puis un texte de Robin Dick, puis un autre de Judith Trudeau.


Un nouvel humanisme : Réflexion sur les propos de Guy Rocher et d’Edgar Morin 

Par Robin Dick

Peut-être comme vous, je suis vraiment tanné d’entendre parler de la marchandisation de l’éducation. C’est comme une sorte de Bonhomme sept-heures, brandi par quelques-uns pour faire peur aux profs. Il est omniprésent et nous menace en tout temps, mais on ne réussit jamais à le définir très clairement, à tel point qu’on se demande s’il existe véritablement. De quoi a-t-on peur exactement ?

Et au début de chaque année, lorsqu’on initie les travaux à la CÉ, on proclame la valeur suprême de cette instance comme étant l’ultime rempart contre cette méchante marchandisation. Ouf, on est sauvé ! À la place, on vante les mérites de l’approche humaniste. Mais encore une fois, sait-on vraiment en quoi consiste ce fameux humanisme?

Pour poursuivre la lecture de ce texte : GRocherEMorin


Marchandisation du savoir, discussion autour d’un concept

(plan de présentation travaillé en CÉ)

Par Judith Trudeau

Philippe Nasr a l’habitude de dire que la Commission des Études représente le dernier rempart contre la marchandisation de l’éducation. Mais avant d’atterrir en CÉ et pour reprendre à partir de ce que nous dit Guy Rocher, faisons un détour par nos classes, ces lieux de sens.

Ainsi, en Philosophie, en Français, en Informatique, en Théâtre, en Économie, en Langues, en Administration : «quels sont les savoirs qui méritent de passer à travers nos corps ?»

Pour poursuivre la lecture de cet article : Marchandisation


Et que faire si nous avons affaire à une citadelle assiégée? Si ce rempart est rongé de l’intérieur par l’attitude de nos propres étudiantEs qui peuvent se comporter en client?

Texte à venir lors de la prochaine édition du DVV, par Denis Paquin


Rencontre avec un esprit pragmatique, Marc Fortin, professeur en Technique de Génie électrique au Collège

Par Judith Trudeau

J’ai eu envie de connaître le membre «courageux» qui s’est fait élire au comité sur les cours complémentaires pour représenter le secteur scientifique. Voici notre échange. Nous avons aussi parlé politique partisane. J’étais curieuse de connaître ses allégeances. Mon principe de base est toujours le même : mieux connaître mes membres pour mieux les représenter. Les écouter, les comprendre pour être le plus près de leurs revendications à eux.

Pour poursuivre la lecture de cet entretien : Rencontre avec Marc Fortin


Relance de l’Association étudiante : où nous en sommes et comment nous supporter.

par Bruno Marcotte

Permanent, AGEECLG

La prochaine Assemblée générale de l’AGEECLG aura lieu le mercredi 14 novembre à 12h30 au gymnase double (C-012). J’aimerais bien entendu encourager les enseignant-es à appuyer les étudiant-es en relayant le message à leurs groupes et en acceptant les tournées de classes qui auront lieu en début de cours pour en annoncer la tenue.

Au-delà de cette annonce, j’aimerais proposer ici un court bilan des «événements» de la session d’hiver 2018 et vous faire part des chantiers qui occuperont vraisemblablement l’association dans les prochaines années.

Pour poursuivre la lecture de cet article : texte-DVV


Une proposition sur les toilettes non-genrées fut adoptée à l’AG du 24 octobre dernier

Propositions sur les toilettes non-genrées


Proposition de lecture par Geneviève Fortin, professeure en Technique de la documentation :

L’échec à l’évaluation des professeurs universitaires


Une communauté est en deuil :

Johanne Fontaine, prof de théâtre au collège, nous quitte.


Octobre en photos:

Le rendez-vous des Sciences humaines 2018 sous le thème:

Rythmes

 

Un 5 à 7 organisé par le département de Mathématique

 

À venir:

  • 29 octobre au 2 novembre : semaine de mise à niveau
  • 1er novembre : Journée institutionnelle
  • 6 novembre : CRT
  • 7 novembre : Comité de programme
  • 9 novembre : Conseil central des Laurentides
  • 14 novembre : Portes ouvertes
  • 14 novembre : Réunion départementale
  • 20 novembre : Conseil d’administration
  • 22-23 novembre : Regroupement Cégep à Montréal
  • 28 novembre : Assemblée générale

 

De vive voix 6.02

*Vous trouverez en cliquant ici une version du DVV à déposer dans les salles départementales

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Ironie du sort, à l’ACCDP du 20 septembre dernier, en parlant des problèmes techniques de la Rentrée automne 2018, un panneau de bureau de la salle stratégique s’est détaché de ses appuis, laissant place à un beau fou rire. On s’ennuie presque des vieux bureaux de curé indestructibles. Ah! le goût du jour.


Un beau De vive voix automnal. Un peu en retard. Mais travailler à la fois sur le temps qui passe et sur le multiple de notre postmodernité demandent quelques ajustements. Un De vive voix de période électorale et de réflexions qui transcenderont le premier octobre : beau défi. Je vous souhaite de belles élections et une lecture nourrissante.

Judith Trudeau, Responsable à l’information


Aller au-delà du malaise

Par Robin Dick, professeur d’Anglais et responsable aux dossiers syndicaux

J’ai toujours été fasciné par les langues et les cultures étrangères mais, non content de les observer de loin, j’ai vécu à trois reprises la folie du bain interculturel prolongé. Fort de mes études en linguistique appliquée et de plus de 30 ans d’expérience comme enseignant, je vous offre quelques observations qui, vous verrez à la fin, pourraient être pertinentes dans l’analyse d’un problème au Collège qui, selon moi, est resté trop longtemps caché.

Pour poursuivre la lecture de cet article: Au delà du malaise


Lionel-Groulx : un milieu d’enseignement ouvert à tous

Par Étienne Gendron, professeur en Histoire et responsable aux dossiers syndicaux

Depuis quelques années, la protection et la promotion des droits des personnes membres de la communauté LGBTQ occupent une place importante dans notre réflexion collective sur la diversité. Toutefois, le passage de la réflexion à l’action est parfois long et ardu. Il faut songer qu’entre-temps, plusieurs individus LGBTQ, et plus spécifiquement trans ou non-binaires, souffrent de vivre dans un espace où leur réalité sexuelle est ignorée et les expose à des actes de violence verbale ou physique. Ainsi, lorsque nous abordons la question des toilettes neutres ou universelles, il n’est pas seulement question d’inclusivité, mais aussi de garantir à tous les membres de la communauté collégiale sécurité et dignité.

Pour poursuivre la lecture de cet article : Lionel-Groulx, un milieu d’enseignement ouvert à tous


« Un début à Lionel-Groulx un peu diversifié dans l’implication, l’engagement et la rapidité d’apprentissage… »

1ère tranche de vie à Lionel (1982 à 1994)

par Hélène Normandeau

À la suite d’une rencontre d’un peu plus d’une heure avec Judith Trudeau et le texte qu’elle avait produit, j’ai décidé de vous faire part, en 3 actes, de mon espace de vie à Lionel-Groulx. Non pas que le texte qu’elle m’avait soumis ne correspondait pas à la réalité mais plutôt qu’il manquait des informations que certains voudraient peut-être connaître et que je ne lui avais pas transmises faute de temps. Judith m’a donc stimulée pour écrire (et j’adore écrire) mon histoire un peu spéciale vécue à Lionel.

On peut voir ma vie au collège en trois tranches de 12 ans, voici ici la première tranche.

Pour poursuivre la lecture de ce texte : 1ère tranche 1982-1994 


Le premier octobre, c’est jour d’élection!

Julie Audet, conseillère syndicale à la FNEEQ, a colligé les différentes positions et engagements des partis politiques en lien avec l’éducation en incluant un volet particulier concernant l’enseignement supérieur. Si vous êtes encore indécisE, peut-être que ce power point vous permettra de trancher? Je vous soumets aussi une lettre ouverte adressée aux différents candidatEs à l’élection, écrite par le collectif des Éges. Bonne lecture!

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Lettre-ouverte_enseignement-supérieur-et-campagne-électorale_pas-tellement


Des nouvelles de la FNEEQ :

https://mailchi.mp/1e450a3ba2ed/infolettre-fneeq-28-septembre-2018?e=31885d49a2


Journée nationale du personnel de soutien 27 septembre 2018

Par Pierre Brousseau, président du syndicat du personnel de soutien

(texte lu dans le hall d’entrée lors de la pause reconnaissance)

 

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Dans l’ordre habituel, Pierre Brousseau, président du syndicat du personnel de soutien, Danielle Coallier, directrice des relations humaines, des communications et des affaires corporatives et Michel Louis Beauchamp, directeur général.

Bonjour à tous,

Le personnel de soutien est au cœur des activités de notre collège.  Que ce soit nos manœuvres, ouvriers spécialisés, plombiers, électriciens, peintres, magasiniers, agents de bureau, secrétaires et techniciens, notre apport au collège est indispensable au fonctionnement de celui-ci.

L’austérité libérale a été difficile pour notre catégorie de personnel.  Nous avons été les plus touchés par les coupures. Heureusement, ces 2 dernières années, nous avons bénéficié d’un léger réinvestissement qui nous a permis de souffler un peu. Espérons que lundi prochain nous saurons élire un gouvernement qui a aussi à cœur les cégeps et l’éducation que nous tous et qu’ils poursuivront ce réinvestissement qui est plus que nécessaire.

Cette journée spéciale est l’occasion de souligner, de façon festive, la rigueur, la compétence et l’engagement du personnel de soutien! Soyez fiers des tâches essentielles que vous effectuez et qui contribuent à la réussite des étudiantes et des étudiants!  Vive le personnel de soutien!


Catégorie ????????

Saviez-vous qu’une vignette de stationnement pour voiture électrique vous en coûtera le double d’une vignette ordinaire? Oui, oui, vous avez bien vu. 360 balles pour être vertueux. Un Cégep vert vous dites? Un dossier qui sera suivi par le CACE et par votre syndicat.


Catégorie, on est un peu en retard…

Il nous faut, en tant que Collège, construire une Politique pour contrer les violences à caractère sexuel. Dans la foulée des «agressions non dénoncées» et du mouvement ME TOO, la ministre Hélène David en a bien fait une priorité. Je me souviens qu’aux premiers ÉGES en mai 2017, Michel Seymour, philosophe et professeur à l’Université de Montréal, n’avait aucune ambiguïté dans la voix.  «Il nous faut un cadre ferme pour bannir tout rapport intime entre étudiantEs et professeurEs», au moins lors de la relation d’autorité que représente le cadre d’un cours.  Le gabarit de la Fédération des Cégeps existe. Les travaux de la FNEEQ existent. Un document de réflexion produit par le comité école et société est en révision. Il fut présenté une première fois au regroupement dernier. Nous surveillerons de près l’évolution de ce dossier.

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Dans l’ordre habituel, Selma Skalli, conseillère syndicale, Isabelle Pontbriand, professeure de littérature au Collège Lionel-Groulx et membre du comité école et société et Madeleine Ferland, professeure de philosophie au collège de Montmorency et membre du comité école et société. Présentation de la réflexion du comité école et société, 14 septembre 2018, Regroupement FNEEQ à Joliette.


Ça s’est passé en septembre…

Un 5 à 7 syndical organisé par Techniques de la documentation

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Une table ronde, en collaboration avec le syndicat du collège de St-Jérôme et la direction du collège Lionel-Groulx, sur le «Bien commun». Dans l’ordre habituel, Stéphane Chalifour, professeur de sociologie au collège Lionel-Groulx (animateur), Marianne Di Croce, professeure de philosophie au collège de St-Jérôme et Julia Posca de l’IRIS. Était présent par vidéoconférence, Alain Deneault, auteur.

Un regroupement Cégep à Joliette

 

Et des festivités diverses.

 

Dates importantes à venir:

  • 1er octobre: Jour d’élection provinciale (Cours suspendus)
  • 1er octobre: 10h30: AG extraordinaire sur les assurances
  • 3 octobre: cours selon l’horaire du lundi
  • 5 octobre: Journée mondiale des enseignantEs
  • 8 octobre: Action de grâce (jour férié)
  • 9 octobre: cours selon l’horaire du lundi
  • 10-11-12: Rendez-vous des sciences humaines
  • 10 octobre: réunion départementale
  • 16-18 octobre: Regroupement Cégep à Québec et préparation nationale à la prochaine négociation.
  • 24 octobre: Assemblée générale
  • 25 octobre : Commission des études
  • 25 octobre: 5 à 7 d’Halloween organisé par le département de mathématiques
  • 29 octobre au 2 novembre: journées de mise à niveau.

 

 

 

De vive voix 6.01 Bonne rentrée!

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De gauche à droite, Aude Lacasse, présidente du SEECLG, Robin Dick, conseiller aux dossiers syndicaux, Étienne Gendron, conseiller aux dossiers syndicaux, (en haut, au centre) Chantal Pilon, secrétaire générale, Judith Trudeau, vice-présidente, Denis Paquin, trésorier et Claudia Chartier, adjointe à l’exécutif.

Notre pastiche de l’année se veut être un clin d’œil à la série : Black Mirror (personnages du haut).

Nous vous souhaitons à tous et toutes :  Bonne rentrée!

 

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Photo : Judith Trudeau

Bravo! au projet Les verdures Lionel présenté par le département TPHE-GTEA. Ce premier projet financé dans le cadre du «budget participatif du SEECLG» colorera notre année 2018-2019. Il consiste à établir une production de verdures en culture verticale à l’intérieur des murs du collège. Nous suivrons l’évolution de cette belle initiative!


La verticalité dans l’horizontalité,

Par Judith Trudeau, professeure en Science politique et porte-parole aux affaires externes pour le SEECLG 

Réponse d’une prof de secondaire à un commentaire insignifiant :

«Ah ouin, on sait ben, vous autres les profs avec vos deux mois de vacances…»

«Rectification : Ce n’est pas deux mois de vacances, c’est un mois de convalescence, deux semaines de vacances et deux semaines de préparation…»

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Je n’avais jamais entendu cette réplique savoureuse. Je tentais d’expliquer à des gens en dehors de l’enseignement qu’il me semblait long de «décrocher» du travail et de décanter la session. Terminer la session comme un citron pressé. Évidemment, l’enseignement n’est pas le seul secteur d’emploi où l’on est «pressé» par la machine, mais les chiffres nous semblent dérangeants et me questionnent sur ce métier et la société dans laquelle on vit. Quelque 40 congés de maladie ont été octroyés l’année passée au collège Lionel-Groulx. 6 nouveaux congés dans un seul département avant la rentrée. Anxiété, surmenage, dépression sont la plupart des maux pour lesquels les profs tombent au combat.

Pour poursuivre la lecture de cet article : Une société malade de gestion, résumé


Atelier sur le plagiat, retour

Par Étienne Gendron, professeur en Histoire et conseiller aux affaires syndicales

À la suite du dîner d’accueil du 16 août 2018 se tenait une formation liée au respect de la propriété intellectuelle au collège. Celle-ci mettait particulièrement l’accent sur la prévention du plagiat chez les étudiants et la présentation d’outils de référence orientés vers cet objectif. Environ une trentaine d’enseignants et de membres du personnel ont assisté à l’événement.

Pour poursuivre la lecture de cet article : Atelier sur le plagiat


Guide des cours complémentaires, la suite

Nous vous rappelons que lors de la prochaine Assemblée générale du 26 septembre prochain, notre premier point à l’ordre du jour sera le Guide des cours complémentaires. Afin de préparer les interventions, je re-soumets le guide ici.

Guide de gestion des cours complémentaires


Une élection charnière

Article paru dans le Devoir, Idées, 20 août 2018

Par Robert Bernier, professeur en Physique

Je suis un simple citoyen qui veut voir dans la campagne électorale qui s’amorce une occasion de relancer le Québec sur une bonne voie. Trois grands enjeux : un tournant essentiel pour la protection de l’environnement, une attitude résolue à l’endroit de la criminalité fiscale et un apaisement de la question identitaire. Trois enjeux de l’issue desquels dépendent nombre d’autres.

Pour poursuivre la lecture de cet article : Une élection charnière

Monsieur Bernier a également participé à un comité électoral citoyen dimanche dernier, à Radio-Canada que vous pouvez entendre ici : Un désir de changement, mais lequel?


 Pourquoi voter?

Par Fabien Torres et Robin Dick, deux professeurs candidats dans Groulx. Ces textes ont été écrits à l’intention des étudiantEs. Voici une première rencontre avec leurs idées.

Pourquoi voter ?

Fabien Torres

Fabien Torres

Par Fabien Torres, professeur de sociologie et candidat pour Québec solidaire dans Groulx

Chères étudiantes, chers étudiants,

C’est avec émotion que je rédige cette lettre. Je suis habitué de m’adresser à vous comme enseignant de sociologie mais cette-fois ci, c’est également comme candidat.

L’engagement

Cela fait maintenant 12 ans que je vis au Québec et je ne vous cache pas que le nombre d’implications inscrites sur mon CV sont nombreuses. J’ai travaillé – et continue à le faire – en alphabétisation, en économie sociale, en justice réparatrice, syndicalement, en environnement et au Collège, j’ai la fierté d’avoir initié le projet exigeant de simulation des Nations Unies de niveau universitaire. Je lis quotidiennement des journaux, je m’intéresse à la politique et je fais l’analyse depuis longtemps qu’on ne peut pas changer les choses uniquement par nos gestes individuels mais en changeant les structures, les institutions. C’est donc simplement dans la continuité de mes engagements que j’en suis arrivé là. Et le fait d’avoir toujours aimé relever des nouveaux défis. Et je souhaite me dire que j’aurai fait tout ce que j’aurai pu au cours de ma vie pour défendre une société plus juste et plus égalitaire. Selon un rapport des Nations Unies, « Le monde est plus inégalitaire aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été depuis la Seconde Guerre mondiale ». Si on ajoute ce constat à la crise écologique, nous pouvons estimer que nous sommes à une période très particulière de notre espèce : celle où notre mode de vie et notre système basé sur une croissance infinie menacent les chances de survie du vivant sur la planète, qu’il soit animal, végétal ou humain.

Qui sont les utopistes ?

Ce monde n’est pas destiné à rester comme il est. Dans toutes les situations d’accident ou d’évènements imprévus, l’humain démontre qu’il est capable d’imagination et de solidarité absolument incroyable. On dit souvent que celles et ceux qui veulent du vrai changement sont des utopistes. J’estime que c’est celles et ceux qui pensent qu’on peut continuer comme cela qui le sont.

L’engagement politique des jeunes adultes est aujourd’hui multiple et diversifié. Lorsque l’on pense au printemps étudiant de 2012, au mouvement #BlackLivesMatter aux États-Unis, au mouvement NuiDebout en France mais aussi à la forte implication des jeunes dans le mouvement démocrate suscité par Bernie Sanders aux États-Unis ou aux résultats électoraux de Barack Obama et de Justin Trudeau, on comprend que les jeunes sont capables de prendre la rue lorsque c’est nécessaire mais aussi d’influencer considérablement les résultats électoraux. À ces élections, pour la première fois depuis 50 ans, les jeunes et la génération X auront plus de poids que les baby-boomers aux urnes. C’est une occasion unique de former un gouvernement qui vous ressemble.

Voici donc un appel à vous informer, à lire, à écouter des débats, à vous impliquer dans n’importe quel parti politique, à penser à la manière dont vos études et votre futur travail pourront aider notre monde et non le détruire plus. Et à voter le 1er octobre, pour orienter la société vers votre idéal.


Pourquoi voter?

Robin Dick

Par Robin Dick, professeur d’Anglais et candidat pour le parti vert dans Groulx

 Un grand-père qui s’inquiète

J’ai été prof toute ma vie—une épopée merveilleuse de plus de 30 ans! Maintenant que j’arrive vers la fin de ma carrière et que mes étudiants et mes enfants deviennent des adultes et parents à leur tour, je me pose de sérieuses questions sur leur avenir et sur le monde dans lequel ils vivront. Tout compte fait, je dois admettre que ma génération a été pas mal myope, égoïste et naïve. On s’est payé un rêve de consommation illimitée et irresponsable. Et ensemble, nous commençons à en récolter quelques fruits amers.

Pourquoi on ne parle pas des vrais problèmes ?

On entend tous les jours des nouvelles inquiétantes sur l’effet des changements climatiques, sur l’impossibilité de nous débarrasser des montagnes de déchets qu’on génère, sur l’écart énorme et grandissant entre les plus riches et les plus pauvres, pour ne nommer que ces problèmes-là. On s’attendrait à ce que nos politiciens fassent de ces préoccupations légitimes et urgentes une vraie priorité. Mais les politiciens nous déçoivent si souvent, préférant se chicaner entre eux et à offrir des ajustements mineurs au statu quo. Il y a de quoi devenir cynique, car on sait de plus en plus clairement que le statu quo nous conduit au bord du gouffre. Si j’étais jeune et n’avais pas d’enfant, peut-être que je me complairais dans le cynisme comme tant d’autres. Mais comme grand-père, je ne peux pas.

Voter : notre seule chance

Alors, faut-il voter ? En fait, on n’a pas de choix si on veut amortir le choc d’un avenir imprévisible, probablement bien différent de ce que ma génération a connu. On ne peut pas sauver l’environnement tout seul comme on ne peut pas créer une société plus juste tout seul. Mettre en place des règles plus justes, bâtir des projets qui respectent mieux l’harmonie naturelle, bien intégrer de nouveaux arrivants, ça ne peut se faire qu’en groupe. Notre seule chance, c’est de soutenir et de voter pour des partis et des mouvements qui portent nos valeurs et qui offrent de vraies solutions aux défis qui se présentent.  Et si ces partis-là n’existent pas encore, il faudra les inventer.

L’espoir

Il paraît que mes gènes sont assez bons et que je pourrais vivre encore longtemps. J’ai donc encore l’espoir de laisser en héritage un monde où même si les défis resteront colossaux, on misera davantage sur l’humain que sur le matériel. Comme le dit si bien le sociologue Vincent de Gaulejac : « le lien importe sur le bien ».


Élections 2018, ce qu’en dit la Fédération des Cégeps


 

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Dîner de la rentrée, 16 août 2018.


Dates importantes:

  • 3 septembre : Fête du travail, journée fériée
  • 6 septembre : Commission des études
  • 6 septembre : Premier 5 à 7 syndical organisé par le département de Technique de la documentation
  • 12 septembre : Réunion départementale
  • 13 et 14 septembre : Regroupement Cégep à Joliette
  • 18 septembre : Conseil d’administration
  • 19 septembre : Débat midi avec les candidats de Groulx
  • 19 septembre : Table ronde sur le Bien commun (Cégep de St-Jérôme)
  • 25 septembre : Comité des relations de travail
  • 26 septembre : Assemblée générale

De vive voix 5.11 Bonnes vacances!

*Vous trouverez en cliquant ici une version du DVV à déposer dans les salles départementales.

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«Photo de profil» par Anne Sao Leclerc finissante en Arts visuels

Voici le texte lu lors du vernissage du 18 mai dernier

par Judith Trudeau

En exécutif, nous la surnommions «L’amérindienne» cette Photo de profil aux traits asiatiques. Un peu comme une reine tibétaine qui vient chatouiller nos racines. Ce tableau de Anne Sao Leclerc est la première acquisition du SEECLG qui espère créer une collection d’œuvres résonnantes et signifiantes et qui sait, créer un corrid’ART intersyndical. Parce que le «privé est aussi politique»¹, un autoportrait peut remuer la mémoire collective de différentes trajectoires et différentes luttes. C’est à ce miroir québécois auquel nous invite ta sensibilité.

 

¹ Slogan féministe de la deuxième vague.


Rappel important

Par Aude Lacasse

Avis à tous les précaires

À tous les précaires, nous vous rappelons que la procédure pour postuler sur une charge sera différente à l’automne. Les charges de remplacement vous seront communiquées par courriel (Colnet) au fur et à mesure qu’elles seront disponibles. Vous aurez alors 24 heures pour signifier votre intérêt à faire valoir votre priorité d’emploi aux Relations humaines en répondant par courriel. Veuillez noter que si une tâche de remplacement d’un pourcentage supérieur à celle que vous avez déjà acceptée est disponible, vous aurez la possibilité de vous désister de votre première tâche afin de faire valoir votre priorité sur la seconde. Il sera donc important d’être attentif à vos messages Colnet dès le début du mois d’août (même si la période de disponibilité des enseignantEs n’est pas commencée). 


Rappel important

Par Claudia Chartier

Conformément à la clause 5-4.17 de la Convention collective, les personnes intéressées à postuler pour les cours d’été listés ci-dessous ont jusqu’au 15 juin. La marche à suivre y est décrite par ici.


CÉ du 3 mai : Le chemin de la légitimité

Par Robin Dick

À la réunion la semaine passée j’ai eu un malaise, pas tant sur le plan personnel que sur le plan syndical. En effet, la coexistence de plusieurs conseils, comités, commissions, assemblées, sous-comités et groupes de travail, fait en sorte qu’il est parfois difficile de savoir par où un document doit passer pour respecter tous les paliers d’intervenants afin de finalement être reconnu comme légitime par l’ensemble de la communauté. Les mandats des sous-comités sont normalement suffisamment clairs pour qu’on sache qui fait le travail de bras, c’est-à-dire, produire une première version du document, qu’il soit une politique, un guide, ou un plan d’action. C’est la suite qui parfois devient compliquée : qui a le droit de regard sur cette version? Qui doit être consulté, et dans quel ordre? Si on est d’accord que le CA a le dernier mot formel, le tracée du chemin de légitimation n’est peut-être pas toujours aussi univoque.

Pour poursuivre la lecture de cet article : Cheminement et légitimité


Conditions thermiques et plan de déploiement des équipements

Par Serges Péladeau

La direction des ressources matérielles (DRFM) a présenté leur plan de déploiement des ventilateurs afin d’atténuer les problématiques reliées aux périodes de chaleur. Leur budget étant d’un peu plus de 20 000 $ par année et considérant les conditions de travail avec amiante qui affecte grandement les coûts d’installation dans certaines ailes du collège, on prévoit que cela prendra plusieurs années pour mener à terme ces travaux.

L’objectif pour la rentrée d’automne 2018 est de compléter l’installation des ventilateurs dans toutes les classes du 4e étage de l’aile Ducharme et commencer d’en installer au 3e. Les vieux ventilateurs de certaines classes seront remplacés progressivement dans l’aile Ducharme au fur et à mesure que les travaux progresseront.

Des améliorations seront apportées sur le positionnement des ventilateurs à la suite des commentaires reçus lors des deux sondages effectués à l’automne 2017, mais nous ne savons pas quand ces améliorations seront apportées dans les 8 classes qui ont servi aux tests au début de l’année.

Dans l’aile Frenette, comme les plafonds sont plus bas, la DRFM devrait nous proposer éventuellement d’autres équipements qui permettront d’atténuer les effets de la chaleur dans ces classes. Pour ce qui est des locaux informatiques, la solution ne peut reposer que sur la climatisation des classes, mais nous n’avons aucune information sur l’échéancier des travaux prévus par la DRFM.

Lors des prochaines périodes caniculaires, la direction prévoit installer cette fois des points d’eau sur toutes les étages et placer des ventilateurs portatifs pour accroître la circulation d’air là où cela pourrait être nécessaire. Elle nous a informé qu’elle transmettra aussi des recommandations afin que les professeur.es adaptent la prestation de leurs cours durant les périodes de chaleur.

Les travaux vont malheureusement progresser lentement, mais vous pourrez toujours faire part de vos suggestions et commentaires auprès de la direction ou de vos représentants au comité paritaire de la SST. Toutefois, il est important que vous transmettiez tous les problèmes de santé qui surviendront durant les épisodes de canicule, tant les vôtres que ceux de vos étudian.es. Vous devrez informer la direction des études et la direction des ressources humaines pour ce faire. Cette dernière a la responsabilité de compiler tous les incidents afin d’avoir un portrait réel de la situation, ce qui peut aider à améliorer les interventions futures dans le dossier des conditions thermiques.


Une année politique en quatre temps

Entretien avec mes potes de politique : Jonathan Bernard, Bruno Marcotte, Mirianne Dussault-Brodeur et Frédéric Morier, par Judith Trudeau

Le corollaire du travail à l’exécutif syndical est de consacrer moins de temps à notre propre discipline de formation. C’est un peu par soucis de mise à jour, mais aussi par amour de cette discipline que j’ai donné la parole à quatre politologues afin de voir quels ont été les points chauds de l’année. Qu’est-ce qui a attiré leurs regards, leurs intérêts? Qu’est-ce qui a structuré la trame narrative de leurs cours? Toutes les occasions sont utiles pour maintenir la diversité des approches et la diversité des contenus (notamment en sciences humaines). Prenez cet article comme un plaidoyer soutenant cette diversité.

Pour poursuivre cet entretien : Une année politique en quatre temps


Rapport des États généraux de mai dernier

«Pour des solutions concrètes
en enseignement supérieur !

«Lors du premier rendez-vous des États généraux de l’enseignement
supérieur (ÉGES), en mai 2017, le constat des artisans du milieu de
l’éducation et de la communauté étudiante était unanime : le modèle de
l’économie du savoir qui domine actuellement l’enseignement supérieur a
entrainé de multiples transformations au sein des cégeps et des
universités, transformations qui ont généré d’importantes dérives.
Pensons notamment à l’implantation des pratiques issues de la nouvelle
gestion publique, à l’effritement de la collégialité, à une approche
utilitariste des connaissances et de la recherche ou encore à la
compétition entre les établissements pour obtenir une place dans les
palmarès. Qui plus est, les compressions budgétaires majeures de la
dernière décennie ont fragilisé les institutions, accru la précarité du
personnel et forcé le développement de voies lucratives qui détournent
l’éducation de ses mandats premiers. Au sortir des ÉGES 2017, il était clair
qu’un deuxième rendez-vous s’imposait afin de définir des orientations et
des solutions au modèle d’enseignement supérieur qui saurait ramener le
sens de son développement à son rôle de service public.»

Pour poursuivre la lecture du rapport des ÉGES 2 :

 http://eges.quebec/wp-content/uploads/2018/06/Rapport-du-collectif_EGES-5-mai-2018_final.pdf

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La ministre de l’éducation supérieure, Hélène David, y était pour entendre les conclusions de ce rapport!


Congrès de la FNEEQ : tryptique

Par Judith Trudeau

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Un atelier auquel j’ai participé

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Prévision de participantEs à cet atelier

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Réel des participantEs


Infolettre de la Fneeq:

https://mailchi.mp/89a2bfa83591/infolettre-8-juin-2018?e=31885d49a2


Texte de reconnaissance à Guy Ferland pour ses 20 ans à la CÉ

Par Julie Cauchy et Judith Trudeau

Une rumeur court dans les corridors de Lionel…

(Chuchotement)

L’un  Paraît que ce serait la dernière CÉ de Guy Ferland après 20 ans de loyaux services à cette instance ?

L’autre       Je ne te crois pas

L’autre encore   Moi non plus

         L’autre encore, encore        Ben, ça se peut-y ?

 

Récapitulons (l’un)

  1. Comment croire un homme qui a fait sa maîtrise sur la science de l’Autre ? (Hétérologie)
  2. Comment croire un homme qui prétend avoir été accepté en physique à l’université, mais avoir préféré étudier en philosophie et littérature alors qu’il avait des résultats de -200% dans ses dictées et de 110% dans ses examens de physique ?
  3. Comment croire un homme qui est décédé depuis juillet 2003 (?) , qui écrivait au Devoir en 1964, qui est né en 1960 (?) et qui y écrivait toujours au Devoir à partir de l’âge de 23 ans ?
  4. Comment croire un homme qui était à la fois permanent au département de français et au département de philo ?
  5. Comment croire un homme qui cumulait l’enseignement à temps plein, terminait une maîtrise en littérature en 1 an et demi et donnait naissance à son deuxième enfant ?
  6. Comment croire un homme auteur à la fois de nouvelles, d’articles journalistiques, de recueils d’exercices pédagogiques, de manuel chez ERPI, de cours à Cégep à distance et responsable de deux collections, l’une en philosophie et l’autre en littérature, ayant au moins trois manuscrits dans les tiroirs ?

(l’autre) Je ne crois cet homme que si c’est une femme.

Verdict :    Comme il nous semble impossible de départager le vrai du faux, comme cet être dual nous permet d’y voir plus clair dans toutes les politiques, les règlements, les guides (!) les cohérences, les pertinences, la légitimité syndicale, les changements dans la profession (…) nous décrétons cet être chouchou Membre à vie de la CÉ.


Texte en rediffusion

Association étudiante

Quelle démocratie ?

par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

Un spectre hante le collège Lionel-Groulx : le spectre de son association étudiante[1]. Six ans après le soulèvement historique des carrés rouges auquel nous avons été nombreux  à donner notre appui, ce que nous appelons aujourd’hui le mouvement étudiant semble frappé de déliquescence. Moribondes, les associations nationales sont déchirées par des guerres fratricides entre diverses factions de ce qui reste de couches militantes en leur sein. Quant à elles, les associations locales sont redevenues, après le sursaut du printemps érable, ce qu’elles étaient déjà pour la plupart, des coquilles vides sans assises démocratiques et auxquelles très peu d’étudiants s’identifient si tant est ils en connaissent l’existence…

Pour poursuivre la lecture : Association étudiante.Stéphane Chalifour


Pour signer la pétition visant à ce que le Canada ratifie la Convention no 189 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) relativement à la régularisation du statut et des conditions de travail des travailleuses et travailleurs domestiques, accédez à :

https://petitions.noscommunes.ca/fr/Petition/Details?Petition=e-1568


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Merci à Claudia Chartier pour ses 10 ans de travail pour le SEECLG


Participation à la marche citoyenne en marge du G7

Bonnes vacances à tous et à toutes!

De vive voix 5.10

*Vous trouverez en cliquant ici une version du DVV à déposer dans les salles départementales

la une du DVV 5.10

6 à 9 syndical aux serres de Sainte-Scolastique. Merci au département d’agriculture et horticulture qui nous a accueillis si chaleureusement! À noter, le flambeau des 5 à 7 organisés par les départements fut transmis aux départements de Théâtre pour l’automne… À suivre.

Un printemps bien spécial à Lionel

par Judith Trudeau

Publier un Dvv le premier mai, Journée internationale des travailleuses et travailleurs l’année où nous célébrons le cinquantième de mai 1968, le célèbre ras-le-bol étudiant de Berkeley,  New York, Paris et même de Sainte-Thérèse! La mémoire se vitalise avec les événements du passé. Non pas dans une mélancolie passéiste mais bien dans l’optique : que faire avec cet héritage? Sommes-nous, à notre échelle, à la hauteur de nos idéaux de justice et d’autonomie? Questionnement que les dates importantes remettent à l’ordre du jour.

Ce printemps étudiant version 2018 à Lionel-Groulx n’est pas bruyant comme celui de 2012. Il se joue en filigrane. C’est un théâtre d’ombres et de lumière. Il se voit dans le regard d’unE étudiantE qui vient de prendre acte que c’est elle et lui qui, à partir de maintenant, rebâtiront quelque chose qui leur a été confisqué : la démocratie étudiante.

Parler, décider, voter, se rencontrer, proposer, débattre. Nos murs ont été témoins de cette reprise en charge étudiante, de cette volonté de s’inscrire collectivement. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce réveil qui fait maintenant partie des clins d’œils aux dates importantes de l’histoire.


Le flash mob du cinquantième du SEECLG : Une journée dans la vie de Lionel

Par Judith Trudeau

Un immense merci à Thomas Clément, ancien étudiant de Lionel-Groulx, qui a travaillé à la réalisation, à la caméra et au montage, à Stéphane Chalifour chef d’orchestre de la réalisation et cameraman enthousiaste, à tous nos complices professeurEs, amiEs, étudiantEs, merci à la douce folie qui honore les lieux de cette institution et qui se traduit dans ce film. Vrai que nous sommes un cégep humaniste 🙂

 


États généraux de l’enseignement supérieur (ÉGES), dernier droit avant la prochaine rencontre nationale

Par Judith Trudeau

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Bravo à Sidney Ouellet, étudiant finissant de Sciences humaines qui, à la suite de la conscientisation des différentes instances du collège (gouvernance et ÉGES) a assisté à la réunion du conseil d’administration du collège, le 24 avril dernier.

Je vous transmets les propositions qui ont été travaillées à Lionel-Groulx et au Cégep de St-Jérôme les 22 et 29 mars derniers et qui seront acheminées à la prochaine rencontre nationale les 3-4 et 5 mai à Montréal. Je vous soumets aussi l’horaire des activités pour ces trois jours. C’est un événement qui est ouvert à tous et toutes. Au plaisir de vous y voir!

 

 

Propositions activité régionale ÉGES

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Programmation-ateliers_EGES-Deuxième-rendez-vous-3-5-mai-2018


Dans les journaux, on poursuit la réflexion sur la révision de Sciences de la nature.

Sciences de la nature : des amalgames faciles et non fondés

«Il est faux de prétendre que cette révision ne vise qu’à augmenter les taux de réussite et à faciliter l’entrée à l’université des étudiants en sciences de la santé», selon les auteurs.

Alexandre April, Wafaa Niar Dinedane, Martin Lepage, Daniel Tardif, Alain Toutloff

Membres du comité de rédaction du programme

12 avril 2018 IDÉES (Le Devoir)

Sont parues récemment dans les pages du Devoir deux lettres ouvertes au ton inutilement alarmiste au sujet de la révision du programme d’études Sciences de la nature au cégep. L’une annonçait « le chaos » et l’autre la « décapitation » du programme actuel, et par extension, la mise en péril de la formation scientifique de base des jeunes Québécois et l’avenir même des cégeps. Au moins trois rectifications s’imposent.

Pour poursuivre la lecture de cet article :

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/524981/sciences-de-la-nature-des-amalgames-faciles-et-non-fondes


À la FNEEQ, relativement à la révision du programme de Sciences de la nature, une pétition a été lancée. Pour la signer, passez au local syndical au F-202.

Pétition

Printemps 2018

La révision proposée du programme de Sciences de la nature nous inquiète grandement. Les conséquences sur le caractère national du DEC, sur la mobilité étudiante et sur la reconnaissance du diplôme par les universités nous apparaissent si importantes qu’une réécriture du projet s’avère nécessaire avant de poursuivre la consultation.

Nous réclamons donc une nouvelle écriture du projet de programme de Sciences de la nature tenant compte des balises développées par les enseignantes et les enseignants concernés, notamment celles figurant dans la déclaration nationale « non à une révision qui dénature le DEC! » du 28 mars dernier, ainsi que des réactions des universités.

Nous exigeons également une consultation sur ce nouveau projet de programme tel que réécrit.

  NOM VILLE SIGNATURE
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5

 


Verglas, complicité et bien commun : voilà ce que ça donne! Bravo à nos collègues Julie Charron, professeure de sociologie et Ian de Valicourt, professeur de philosophie.

La CAQ et le bien commun

Le chef de la Coalition avenir Québec, François LegaultPhoto: Ryan Remiorz La Presse canadienne Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault

LIBRE OPINION (Le Devoir)

Le programme politique de la Coalition avenir Québec (CAQ) tangue parfois un peu à gauche, mais plus souvent à droite, en fonction des courants populaires qui guident son programme. À écouter son chef, on entend mal le rôle que l’État devrait jouer dans la société. Par contre, les candidates et candidats qui porteront ses couleurs aux prochaines élections nous informent davantage sur la direction que prendrait le gouvernement qu’elle aimerait piloter.

Pour poursuivre la lecture de cet article :

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/525578/la-caq-et-le-bien-commun


Combat des livres, version printemps 2018

Par Robin Dick, représentant aux comités syndicaux

Le 25 avril a eu lieu la deuxième version du combat des livres, un événement remarquable qui, on le souhaite, continuera de gagner en popularité au collège. Déjà cette année on a plus que doublé le nombre de participants étudiants par rapport à la version 2017, et ce, malgré le fait que le Défi sportif se tenait en même temps que ce « défi » littéraire. En tout, on était une trentaine de passionnés de la littérature à y assister.

Pour poursuivre la lecture de cet article : Combat des livres


Sondage et cafétéria, répondons-y!

https://fr.surveymonkey.com/r/projetsol


Proposition de lecture

par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

Des caisses demandent au mouvement Desjardins de se retirer du financement de Kinder Morgan

Alexandre Shields (Le Devoir, 21 avril 2018)

Le Mouvement Desjardins fait face à un vent de contestation qui prend de l’ampleur au sein du réseau des caisses, a appris Le Devoir. Jusqu’à présent, 16 d’entre elles ont adopté une résolution exigeant que Desjardins retire le financement accordé à Kinder Morgan pour la construction du pipeline Trans Mountain, mais aussi que l’institution mette fin à ces investissements dans les pipelines de l’industrie des sables bitumineux.

La saison des assemblées générales annuelles de caisses Desjardins bat son plein cette année en plein cœur de la controverse sur le pipeline Trans Mountain, de Kinder Morgan. Or, le Mouvement Desjardins a participé au financement du projet de la pétrolière texane. Il lui a accordé l’an dernier un prêt de 145 millions de dollars en vue de la construction de ce pipeline, qui doit transporter vers la côte ouest 325 millions de barils de pétrole albertain chaque année.

Pour poursuivre la lecture de cet article :

https://www.ledevoir.com/societe/environnement/525800/des-caisses-populaires-demandent-a-desjardins-de-se-retirer-des-energies-fossiles


Colloque à venir

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Pourquoi La Grande Transition?

Par Pierre Beaudet, professeur au département de sciences sociales, UQO et responsable de ce colloque.

On le sait, le capitalisme est dans une crise majeure, qu’on appelle parfois une « crise de crises ». Les effets délétères du néolibéralisme, qui s’accumulent depuis 30 ans, mènent l’ensemble du circuit vers de sérieuses impasses. Le « phénomène » Trump, souvent présenté comme une excentricité ou un « accident » devrait plutôt être compris comme la traduction politique de cette impasse. Les tentatives en cours pour « réparer les dégâts » semblent en réalité autant de trucs et d’astuces pour mettre au monde un néolibéralisme 2.0, avec les mêmes déterminants : l’accumulation par la dépossession (comme l’explique David Harvey), la lente et irrésistible destruction des communs couplée à l’assaut continu contre l’environnement, les fractures immenses qui se creusent entre le 1 % et les 99 %, notamment. Et tout cela sur un paysage marqué de contradictions qui résultent du déclin de l’« empire » américain, avec tous les soubresauts économiques, politiques, militaires que l’on connaît. Alors, à un premier niveau, la grande transition, c’est celle qui s’impose dans un monde à la dérive où se croisent plusieurs crises, d’où l’impression d’être dans un monde qui a perdu son « sens », qui régresse vers les formes crues du sexisme, du racisme, de la haine des classes populaires.

Pour poursuivre la lecture de cet article : On le sait par Pierre Beaudet

Pour accéder à la programmation : https://thegreattransition.net/fr/accueil/


 Photos prises ici et là…

 

 


À venir :

  • 2 mai : Rencontre départementale
  • 3 mai : Commission des études
  • 3 au 5 mai : États généraux en enseignement supérieur (ÉGES) à Montréal
  • 7 mai : 5 à 7 délégation ONU (D-406)
  • 9 mai : Comité de programme
  • 9 mai : Projet info-math (9 h à midi au Carrefour étudiant)
  • 9 mai : Projet des étudiants en Sciences de la nature (12 h 35 à 13 h 35 au Carrefour étudiant)
  • 9 mai: Olympiades
  • 10-11 mai : Regroupement Cégep à Montréal
  • 16 mai : Épreuve uniforme de français
  • 16 mai: Comité de programme
  • 17 au 20 mai : Colloque la Grande Transition
  • 18 mai : Projets des étudiants en Génie électrique
  • 21 mai : Journée fériée, Fêtes des Patriotes
  • 22 mai : (Cours selon l’horaire du mercredi) Assemblée générale (12 h 30, D-415)
  • 22 mai au 25 mai : Congrès de la FNEEQ à Sherbrooke
  • 24 mai : Journée institutionnelle + BBQ de fin d’année (CLG). Inscriptions  en cliquant ici ou en communiquant avec Linda Rioux au poste 2570, au plus tard le 18 mai.

De vive voix 5.09

*Vous trouverez en cliquant ici une version du DVV à déposer dans les salles départementales

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Cabane à sucre chez Lalande, mars 2018

Formulaire A, rappel

par Chantal Pilon secrétaire générale du SEECLG et Aude Lacasse, responsable aux dossiers syndicaux (CRT) pour le SEECLG.

Vous devez remplir le formulaire A pour postuler sur les charges d’enseignement de l’automne. Le formulaire se trouve dans Paie.net. Vous devez le transmettre à la direction des ressources humaines avant le 1er mai. Pour la session d’automne, les formulaires qui ont été remplis avant le 1er avril seront valides. Il n’y aura pas d’affichage à la session automne 2018. Si vous avez une tâche au moment de la répartition, le courriel (lettre) vous confirmant cette tâche vous sera envoyé au début de la session. Si vous n’avez pas de tâche au moment de la répartition, un courriel contenant les charges disponibles (remplacements) vous sera envoyé après la période des ouvertures et fermetures de cours (avant le début de la session). Dans les deux cas, vous aurez alors un délai de 24 heures pour signifier votre intérêt pour la ou les tâches offertes dans votre discipline.


La saga Amazon…

par Judith Trudeau, présidente par intérim du SEECLG

Cela a fait du bruit dans les corridors. Un amalgame fâcheux entre les trésors que sont la bibliothèque (institution, livres, ressources) ainsi que nos collègues qui y travaillent et la marchandisation insidieuse à travers l’outil Amazon. Après trois articles (que je vous re-soumets ici), la proposition votée unanimement en AG, des rencontres avec Alain Girard et Josianne Sauvé, voilà, nous pouvons dire collectivement que le petit David a repoussé Goliath. Oui, à partir du vendredi 6 avril, on débranche les affichettes d’Amazon. Premier collège sur les 29 visés à agir en ce sens. Soyons en fiers!

N’oubliez pas de répondre au sondage  Ma bibliothèque idéale


«Amazon s’insinue dans les bibliothèques de cégep»

Le géant américain Amazon s’est faufilé dans le moteur de recherche des bibliothèques de 29 cégeps, qui redirigent les lecteurs vers cette multinationale du commerce en ligne exempte de taxes et d’impôts au Canada.

Selon ce que Le Devoir a appris, 60 % des bibliothèques de cégep utilisent un logiciel de recherche qui dirige les lecteurs vers le site Amazon. Ce lien commercial entre des bibliothèques publiques et une entreprise multimilliardaire crée un malaise au sein des cégeps et dans l’industrie québécoise du livre, qui souffre de la concurrence du géant américain. »

Pour poursuivre la lecture de cet article paru initialement dans Le Devoir, le 23 février dernier sous la plume de Marco Fortier : Amazon

Pour lire les autres articles liés à ce dossier: Le malaise Amazon persiste dans les bibliothèques des cégeps

Au Québec, des bibliothèques renvoient les usagers vers Amazon

Pour relire notre proposition votée à l’Assemblée Générale du 21 mars dernier: Point 7 


La faillite de la FATA : une petite brèche dans le mur

par Robin Dick, conseiller aux dossiers syndicaux

C’est en préparant les chèques à envoyer aux divers organismes à but social soutenus par le SEECLG que Claudia, notre technicienne, a récemment découvert que la FATA (Fondation pour l’aide aux travailleuses et travailleurs accidentés), avait fait faillite l’automne passé. Une petite tragédie, passée largement inaperçue, mais qui a peut-être une importance symbolique bien au-delà de l’impact négatif immédiat qu’elle a eu sur  les quelques 125 personnes qui ont dû se tourner vers des services privés pour se défendre à la suite de cette fermeture.

Pour lire la suite de cet article: FATA


L’environnement au collège, le CACE y voit!

Par Philippe Bélanger Roy, enseignant siégeant sur le CACE

L’environnement et l’aménagement durable ça vous branche? Vous voulez vous impliquer pour verdir et améliorer notre environnement de travail? Le CACE (Comité d’Action et de concertation en environnement) est là pour vous aider!

Né en 2010 aux suites de l’adoption d’une politique environnementale institutionnelle, le CACE est un comité paritaire ayant pour mandat de conseiller la Direction générale dans l’application de mesures touchant de près la qualité de l’environnement. Au CACE, nous priorisons les actions à mettre en œuvre, lesquelles relèvent du Plan stratégique du collège. À chaque année, deux enseignants sont élus en Assemblée générale pour y siéger aux côtés de membres de la direction et de professionnels.

Pour poursuivre la lecture de cet article: De vive voix_CACE


Révision du programme de Sciences de la nature

Par Judith Trudeau

La première fois que j’ai compris l’ampleur de cette révision, c’était au regroupement cégep de mars dernier, à Québec. Michel Milot, ancien président du SEECLG et maintenant coordonnateur au regroupement cégep présentait aux RAR (représentantEs au regroupement) la dite révision, ses possibles répercussions sur les disciplines et enseignantEs et le moratoire. Beaucoup d’informations pour des non-initiéEs. Dans un enthousiasme non-calculé, j’avais applaudi au moratoire pour laisser plus de temps à tous les acteurs du milieu de se concerter sur la meilleure avenue pour ce programme. Naïveté crasse, j’ai même photographié l’entête du moratoire pour le placarder sur la page facebook du SEECLG. Dans ma tête, on demandait du temps, point barre et tous mes collègues en bénéficieraient.

Fail, comme on dit en bon français.

Une révision de programme, pour ceux et celles qui en ont vécu, est un déchirement qui laisse des traces. + de telles compétences, moins de telles autres, ajout de nouvelles compétences, dénonciation de l’approche par compétences, transdisciplinarité, med (mise en disponibilité), révision à coûts nuls. Coûts nuls peut-être d’un point de vue ministériel mais coûts humains et climat de travail pourri à l’intérieur de nos murs.

L’idée derrière le moratoire est que le déchirement ne soit pas au niveau local. Le plan d’action proposé par la FNEEQ (qui inclut le moratoire) demande aussi et peut-être surtout, que le DEC demeure le même partout sur le territoire du Québec. Pas le même dans le sens de statu quo, le même dans le sens d’équivalence. Que nos étudiantEs qui étudieront à Carleton-sur-mer aient les mêmes acquis que les nôtres, à Lionel-Groulx.

Ce plan d’action a été voté unanimement au regroupement. Puis, il a percolé dans les différentes Cégeps. Certains Cégeps ont voté contre. D’autres, qui avaient déjà soumis leurs inquiétudes envers la révision, ont voté plus que oui. D’autres encore, comme chez nous, ont choisi une mouture plus sobre en faisant adopter une proposition qui embrasse le premier volet du plan d’action :

Il est proposé que

Le SEECLG soutienne la démarche du programme de Sciences nature quant à la demande d’un moratoire national sur la consultation, l’autorisation et l’implantation  du programme d’études révisé afin de permettre :

– à toutes les personnes et les collectifs concernés, notamment les départements et les comités de programme, de faire les analyses nécessaires à leur pleine participation à la consultation organisée par le ministère, incluant la difficile adéquation entre les compétences énoncées et les cours;

– au ministère de tenir compte des avis obtenus lors de la consultation;

– et, éventuellement, de faire le travail local qu’imposera la révision du programme.

Ma naïveté première ne me trompait pas. Oui, il faut plus de temps pour tous et toutes. Mais dieu qu’il faut adopter un profil bas pour ne pas heurter personnes. Certains et certaines gagnent dans cette révision anticipée. Et le SEECLG se bat pour tous ses membres. Je voulais le réitérer par le biais de ce papier. À tous nos collègues d’informatique, de biologie, de mathématiques, de physique et de chimie, tentons d’élever le débat au-dessus de la mêlée. L’entre-déchirement n’aidera personne.

+ de temps pour faire les travaux. Réitérer que le DEC doit être national. Et prendre les décisions qui s’imposeront. Dans le respect de tous et toutes.


«Goût amer dans un alphabet près de chez nous»[1]

Par Judith Trudeau

L’entretien d’avril ne se fera pas avec unE membre mais relatera une situation.

Admettons que dans une classe X, un étudiant Y ne respecte pas les consignes données par un professeur Z. Des consignes normales dans un cadre scolaire : ne pas dormir en classe, ne pas jouer sur son cellulaire, ne pas parler en même temps que le prof, ne pas bousiller l’ambiance propice à  l’apprentissage. Ces consignes ont été données au jour 1 dans le plan de cours.

[1] Ce texte n’engage que son auteure.

Pour poursuivre la lecture de cet article : Goût amer


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Bilan de mi-parcours du plan stratégique… La consultation, toujours une bonne idée. Le télévoteur… outil qui ne favorise peut-être pas la discussion.

 


ÉGES (États généraux de l’enseignement supérieur), la voix des Laurentides

 

 


Immense merci aux organisateurs et acteurs de Nos talents cachés. 

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À la soupe!

 

 


À venir:

  • 11 avril : Assemblée générale au D-415 à partir de 12h (lunch)
  • 12 et 13 avril : Regroupement cégep à Montréal
  • 17 avril : CRT
  • 18 avril : Réunion de départements
  • 19 avril : ACCDP et 6 à 9 «de la  Fourche à la Fourchette» aux serres de Sainte-Scholastique 
  • 24 avril: Conseil d’administration
  • 25 avril : Défi Lionel
  • 2 au 5 mai : ÉGES au niveau national (Montréal)
  • 3 mai : Commission des études
  • 9 mai : Comité de programme
  • 10 et 11 mai : Regroupement cégep à Montréal
  • 16 mai : Épreuve uniforme de français

De vive voix 5.08

*Vous trouverez en cliquant ici une version du DVV à déposer dans les salles départementales

La une

Un pigeon fera-t-il le printemps?

 

En attendant la cabane à sucre, les ÉGES, Pâques et le beau temps, les langues se délient et  livrent témoignages et essais. Joie que d’avoir un De vive voix de mars si riche en paroles diverses. Vous y retrouverez un «Comme si vous y étiez…à la CÉ» par Robin Dick, des nouvelles du  comité de perfectionnement et de celui sur la diversité, une rencontre Est-Ouest comme à la belle époque des Khrouchtchev-Kennedy (!), et de l’inspiration en provenance de la FNEEQ.

Bonne lecture,

Judith Trudeau, responsable à l’information pour le SEECLG


Une phrase entendue par Michel Louis Beauchamp

«Oui, la salle stratégique changera de nom!»

Du travail en perspective pour le comité de toponymie…


La 192e réunion de la commission des études.

Par Robin Dick, professeur d’anglais et responsable aux dossiers syndicaux

C’est drôle comment un ordre du jour squelettique se traduit bien souvent en réunion de trois heures. Et ce fut le cas encore une fois à notre rencontre du 28 février dernier. On se demandait, Denis et moi, pourquoi on n’avait pas profité de l’occasion pour ajouter un des sujets de discussion que nous avons proposé au DÉ mais c’était probablement pour le mieux. Les membres de la commission aiment bien examiner les points de tous les angles, et les petits ajouts que nous avons proposés, l’enregistrement des cours par les élèves et les images fournies par Amazon au moteur de recherche Koha, nous ont donné l’occasion de le faire de nouveau.

Pour lire la suite de cet article: La 192e réunion de la commission des études, par Robin Dick


Comité de perfectionnement,

par Denis Paquin, professeur d’économie et trésorier du SEECLG

Vous avez jusqu’au 20 mai 2018 pour déposer vos demandes de perfectionnement. Le remboursement maximal est de 500$. En fonction des surplus, ce montant pourrait être bonifié jusqu’à 700$.


D’un comité contre la discrimination à celui pour la promotion des droits et de la différence,

par Étienne Gendron, professeur d’histoire

Le mouvement syndical est épris de justice, d’équité et de respect. Il est aussi un mouvement combatif, capable de livrer au nom de ses principes des luttes nécessaires et difficiles. La discrimination, le mépris, le rejet de la différence nous interpellent en tant que travailleurs, syndicalistes et citoyens. Cependant, ces combats doivent s’effectuer non seulement avec détermination, mais également avec ouverture, compassion et empathie. C’est dans cette optique que l’actuel Comité de lutte contre la discrimination a décidé de faire peau neuve et d’adopter un nouveau nom : le Comité pour la promotion des droits et de la diversité.

Notre mandat est double. D’une part, faire preuve d’une attitude plus proactive en mettant en branle différentes campagnes de promotion de la diversité et de sensibilisation, que ce soit sous la forme de causeries, d’affiches ou d’ateliers d’information. Nous croyons fermement que c’est à travers une ouverture graduelle à de multiples perspectives que la tolérance, voire l’acceptation de l’Autre (quel qu’il soit) peut se développer, prémisse obligatoire à la disparition graduelle de tous propos ou gestes discriminatoires dans notre collège.

D’autre part, nous désirons créer un front commun réunissant l’ensemble des acteurs de notre établissement. Le SEECLG est particulièrement sensible aux questions d’équité, mais il n’est pas seul à s’y intéresser. Les syndicats des personnels de soutien et des professionnels du collège, l’association étudiante, la Vie étudiante et la Direction des ressources humaines sont eux aussi interpellés par ces enjeux. En leur tendant la main, notre comité espère dégager une vision commune de la promotion des droits et de la diversité, capable de nous orienter vers des actions concertées et cohérentes.

Ainsi, c’est sur ces bases que le Comité pour la promotion des droits et de la diversité désire renouveler son mandat, afin de faire du Collège Lionel-Groulx un lieu de solidarité, de respect et d’ouverture, à l’image des valeurs portées par notre syndicat.


Entretien avec Julie Laganière, professeure en Techniques Administratives

par Judith Trudeau, professeure de sciences politiques et responsable à l’information pour le SEECLG

Good bye Lénine…C’est tout ce que j’ai en tête. Ce magnifique film allemand de Wolfgang Becker datant de 2003. L’ambiance des deux mondes de la guerre froide. Deux systèmes de valeurs. Au Kafé étudiant, en ce 14 mars 2018, existait une scène comme si le mur n’était jamais tombé: Julie Laganière, professeure de techniques administratives répondant aux questions de Judith Trudeau, professeure de science politique. L’une à l’ouest, l’autre à l’est. Toutes deux cherchant les repères. Un seul moyen de rencontre : le dialogue.

Pour poursuivre cet article: Good bye Lénine


Le discours contre la marchandisation et les programmes techniques

par Chantal Pilon, professeure en bureautique et secrétaire générale pour le SEECLG

Le discours contre la marchandisation de l’éducation ne se sert pas à toutes les sauces même si notre vigilance et nos revendications se justifient et s’imposent sur plusieurs plans :

  • Il faut protéger l’indépendance des chercheurs et réclamer un financement adéquat de la recherche fondamentale… dans tous les domaines!
  • Il faut valoriser la culture, les arts.
  • Il faut valoriser les métiers manuels.
  • Il faut protéger les libertés individuelles, la liberté de parole.
  • Il faut défendre la diversité, la dignité humaine.
  • Il faut préserver la formation générale au secondaire et au collégial.

Pour poursuivre cet article: Marchandisation_Programme-Techniques_CP


Colin

Regroupement Cégep, Québec, 1ier mars 2018

«À l’école des pêches et de l’aquaculture du Québec (ÉPAQ), on ne s’empêtre pas avec le quorum, on est 18 profs à part moi. Je sais qui n’est pas à l’AG et souvent pourquoi. » Extrait d’une conversation avec Colin Henderson, professeur d’anglais à Grande-Rivière (rattaché au Cégep Gaspésie les Îles.)


Lettre de la FNEEQ en lien avec la demande de moratoire pour la refonte du programme de science de la nature

En réaction à la consultation du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur sur la refonte du programme de Sciences de la nature, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) réclame un moratoire sur le processus de révision dans les collèges. Ce délai permettrait de poursuivre les analyses et les discussions afin de se positionner collectivement avec tous les acteurs impliqués sur la nouvelle structure du programme afin de préserver le caractère national du DEC.

Pour la FNEEQ-CSN, les modifications à l’étude sont majeures et pourraient ouvrir la porte à une grande variation des cursus d’un collège à l’autre, voire d’un étudiant à l’autre dans un même établissement. «Cette variation est extrêmement préoccupante et ces parcours à la carte pourraient limiter les choix de programmes d’études universitaires des étudiantes et des étudiants», affirme Nicole Lefebvre, vice-présidente et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

«Les changements proposés sont si importants que nous ne pouvons pas faire l’économie d’un réel travail d’analyse en profondeur. L’approche par compétence qui est mise de l’avant se pose très différemment dans un programme préuniversitaire et dans un programme technique», précise-t-elle.

La FNEEQ propose donc aux comités de programme de Sciences de la nature locaux de faire conjointement les analyses nécessaires à leur pleine participation à la consultation organisée par le ministère. «Il n’est pas possible de réaliser tous ces travaux avant la date d’échéance du 27 avril prochain fixée par le ministère, d’où l’importance d’un moratoire», conclut madame Lefebvre.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La fédération est l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux.

Pour de plus amples renseignements sur la FNEEQ-CSN, visitez http://fneeq.qc.ca et suivez-nous sur Facebook et Twitter.

Sonia.beauchamp@csn.qc.ca


Perspectives 2018-2021, extrait du rapport d’évaluation produit par la FNEEQ.

Perspectives pour le prochain mandat


États généraux de l’enseignement supérieur (ÉGES) version Lionel-Groulx.

 

 

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Vous êtes invité.es  à une activité régionale dans les Laurentides pour discuter éducation en vue du 2e rendez-vous des ÉGES
Étudiant.e.s, professeur.e.s, professionnel.les, amoureuses et amoureux de l’éducation 

Premier rendez-vous régional

OÙ? Au Collège Lionel-Groulx (Salle stratégique, L-203)

QUAND? Jeudi 22 mars, de 18h à 21h

QUOI? Après un bref résumé des premiers ÉGES, les membres inscrits, répartis en différents groupes de travail, seront invités à se regrouper autour de thèmes porteurs : mal financement de l’éducation, marchandisation, gouvernance, précarité afin de formuler des pistes de solutions ou d’actions qui prendront la forme de propositions qui seront reprises lors d’une seconde rencontre.

Second rendez-vous régional

OÙ? Au Cégep de Saint-Jérôme

QUAND? Jeudi 29 mars, de 18h à 21h

QUOI? Cette seconde rencontre permettra de présenter les propositions issues de la première rencontre, de les discuter, voire de les amender, afin de voter les propositions finales qui seront portées au 2e rendez-vous des ÉGES, rendez-vous qui se tiendra du 3 au 5 mai prochain à Montréal.

Visitez notre page Facebook : Activité régionale des Laurentides en vue des ÉGES et le site des ÉGES


À venir:

  • 21 mars: Assemblée générale
  • 22 mars : ÉGES, activité régionale partie 1, Salle Stratégique, 18h-21h.
  • 29 mars: ÉGES, activité régionale partie 2, Cégep de St-Jérôme, 18h-21h.
  • 29-30 mars: journées fériées, Pâques
  • 3 avril: CRT
  • 4 avril: Comité de programme
  • 5 avril: CÉ
  • 11 avril: Assemblée Générale
  • 12-13 avril: Regroupement Cégep
  • 17 avril: CRT
  • 18 avril: Réunion de département
  • 19 avril: ACCDP

 

 

De vive voix 5.07 Réfléchir en temps d’abondance…

*Vous trouverez en cliquant ici une version du DVV à déposer dans les salles départementales

lendemains de tempête

Lendemain de tempête… Souvenons-nous que le Collège fut fermé le 23 janvier dernier. Quelle bonne décision!

MISE AU POINT

Des rumeurs circulent au collège voulant que le Syndicat des enseignants soit prêt à financer des projets de toutes sortes. Une mise au point s’impose…

À la dernière session, le Syndicat a remis à l’avant-plan une réflexion sur sa situation financière. Le taux de cotisation et l’utilisation des surplus accumulés font partie des discussions, mais aucune décision n’a encore été prise ni sur l’un ni sur l’autre. Le comité dons et appuis du Syndicat fonctionne donc toujours dans le cadre de la politique existante.

Nous espérons que cette mise au point évite des déceptions à nos membres ou aux membres de la communauté collégiale.

Le comité exécutif


Message du comité des dons et appuis

Par Robin Dick, responsable aux dossiers syndicaux

Après l’Assemblée générale du 24 février, où nous avons fait le constat de l’état d’abondance dans lequel nous nous trouvons après des années de surplus budgétaire, le SEECLG a commencé à recevoir des suggestions de projets qui traduiraient notre désir collectif, manifesté à cette même AG, d’utiliser ces sommes, du moins en partie, pour élargir notre mission sociale. Sans vouloir décourager ces suggestions, nous tenons à dire que le comité examinera ces projets en tenant compte de la politique en vigueur et en considérant qu’ils ne doivent pas entraîner l’exécutif ou le comité dans une gestion lourde et compliquée. Actuellement, nous étudions la possibilité d’augmenter, pour une deuxième année de suite, le pourcentage de nos cotisations consacré aux dons. Nous ne voyons pas l’urgence de prendre des décisions hâtives sur cette question, surtout que, habituellement, pour vraiment porter fruit, les dons s’accompagnent d’un engagement à long terme.


Réflexion sur les finances du SEECLG 

Par Denis Paquin, Trésorier

Nous devons nous réjouir que l’état favorable de nos finances ait suscité de vives discussions lors de la dernière AG. Ces échanges témoignent d’une réflexion réelle sur la forme de syndicalisme que notre syndicat devrait porter. Nous devons nous en réjouir. Au-delà de la défense de nos intérêts, l’enjeu de la solidarité était au cœur de plusieurs interventions.

Après 40 minutes d’échanges, la proposition de diminuer le taux de cotisation a été laissée sur table vers la fin de l’AG. Il est ainsi possible de poursuivre cette réflexion avant de prendre une décision collective. À cet égard, nous avons décidé de rendre disponible, avec l’accord des auteurs, des idées exprimées par cinq membres du SEECLG. Nous vous invitons également à partager vos idées dans le DVV de façon à alimenter nos réflexions.

  • Étant donné que la réduction du pourcentage de la cotisation est une opération compliquée (pour bien la calculer il faut considérer la hausse du nombre d’élèves et implicitement du nombre de professeurs, les retraites versus les nouveaux emplois qui, bien sûr, ne se situent pas sur le même échelon, etc.) et en quelque sorte hasardeuse, et en considérant que l’activité du syndicat se déroule très bien jusqu’à présent (des actions visant l’amélioration de l’image de notre corps de métier ou autres activités de ce type doivent être organisées, pour un plus de cohérence, par notre centrale et non par SEECLG), j’aimerai que, après la sauvegarde d’un fonds de roulement, le surplus soit distribué aux membres et que le pourcentage de cotisation reste inchangé. N’oublions pas que SEECLG n’est pas une fondation!
  • Cadeau de fin d’année pour tous les membres de comité, inclure soutien et professionnel aux 5 à 7, offrir les lunchs et des formations, des objets ou des plantes pour décorer nos bureaux ou salles départementales (qui appartiennent au syndicat si le prof part), des 0.2 pour implication militante (ex. création d’un collectif lutte commune – Laurentides l’année prochaine pour un .2).
  • Avoir des congés de cotisations ponctuelles à la place de les diminuer.
  • Puisqu’un remboursement de cotisation ne semblait pas une solution pratique, j’opterais pour une baisse de cotisation. L’hypothèse de la baisse maximale à 1,7% me semblait la meilleure.
  • Voici ce que je crois que nous devrions faire avec nos surplus. Je ne suis pas contre l’idée de diminuer légèrement les cotisations, autour de 1,75% ou 1,7% si je me souviens bien du chiffre évoqué par D. Paquin lors de la dernière réunion. Je crois que si nous voulons réellement faire sens, ajouter quelque chose à la vie collégiale, voir à la vie régionale, nous devrions créer un dégagement de 0.20 pour un poste d’agent de changement social/relève syndicale. Nous avons souligné en réunion l’idée de ce dégagement pour la relève syndicale. Or, plusieurs ont aussi exposé qu’en tant qu’enseignant-e, nous avons un rôle social à jouer pour améliorer les conditions de vie des étudiant-es (dans le besoin par exemple) et des employé-es du collège. Dans une perspective régionale, le syndicat des enseignant-es peut favoriser le changement social en créant des partenariats, sur plusieurs dossiers, avec divers milieux de l’éducation par exemple. Si nous pensons au dossier du harcèlement/agression sexuelle, le syndicat pourrait s’attarder à la création d’un milieu de travail/éducation zéro agression. D’ailleurs, l’appel de plusieurs dirigeants syndicaux dans le Devoir d’aujourd’hui nous indique que nous devrions suivre cette voie. Enfin, un dégagement de 0.20 pourrait être utile autant pour créer une culture de l’égalité au cégep (et même dans la région) que pour réaliser des projets écologiques ou créer des projets de lutte contre la pauvreté étudiante. Il n’en tient qu’à l’assemblée de choisir dans quels projets le syndicat devrait s’impliquer.
  • Un dégagement pour créer une solidarité intersyndicale dans les Laurentides.
  • Un dégagement pour créer des partenariats à long terme avec des écoles primaires et secondaires proches du cégep, pouvant inclure des projets avec les étudiants.
  • Financer des initiatives écologiques pour compenser l’empreinte carbone des profs.
  • Financer des projets étudiants de créations de jardins écologiques sur le terrain du cégep.
  • Financer des projets de recherche en lien avec le syndicalisme

L’infolettre de la FNEEQ


Semaine des EnseignantEs du 5 au 9 février 2018

Voici le texte lu, dans le hall d’entrée, lors de la pause reconnaissance pour les professeurEs et enseignantEs, par Judith Trudeau

Reconnaissance,

C’est ce mot qui doit résonner ici pour les professeurEs, les enseignantEs. Reconnaître le temps passé à lire, à parfaire, à écrire, à  penser au cours de demain en plein superbowl.

Le temps de la correction. Le temps de la réflexion. Le temps de l’évaluation.

Le temps à pointer, à relever, à demander : «Et toi Tristan, ça va ?»

Le temps à montrer. Le temps à transmettre. Le temps de se dire : «peut-être pas tout de suite…mais peut-être plus tard.»

Le temps colnet. Chronophage.

Le temps des corridors, à saluer, à se demander, à s’entretenir, à s’encourager.

Le temps d’aller voir l’exposition «Fragments de mémoire» de notre collègue Vincent. De regarder ces trois jeunes hommes habillés de blanc qui ont tant à nous dire.

Chuchotons à demain ce que nous voudrions  aujourd’hui.

Reconnaissons que nous sommes des passeurEs. Et que nous faisons vibrer ce qui nous paraît le plus important : Le savoir et la Beauté.

À vous tous et toutes,

Bonne semaine des enseignantEs


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Ode à la beauté, crédit photo : Éric Demers, professeur de philosophie


Des voix en nos murs ; une visite de l’exposition Fragments de mémoire avec Vincent Duhaime

Par Judith Trudeau

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Vincent Duhaime, professeur d’Histoire au Collège, photo: Judith Trudeau

Par un lundi froid de février, je me suis rendue à l’ancienne Salle du conseil, là où le bois reprend tous ses droits, imposant une posture solennelle. On s’y rappelle l’odeur subtile de l’encens et celle moins subtile du pouvoir ; le cuir sur les chaises et les gants blancs dans la voix. L’exposition Fragments de mémoire ne pouvait pas être ailleurs. Les caissons faits main, par Xavier Henriquez et Ali Hadji, regorgent de trésors. Quatre petites lampes blanches nous laissent voir à travers le plexiglas : documents, bulletins, photos, coupures de journaux. Le temps de cette visite, le Cégep de la couronne Nord retrouve le rythme de l’écriture à la plume, les prénoms en latin et les frais supplémentaires imposés aux pensionnaires qui mangeaient du steak et prenaient du lait.

Pour poursuivre la lecture de cet article: Des voix en nos murs


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ÉTATS GÉNÉRAUX DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, C’EST CE MERCREDI, 21 FÉVRIER AU D-415 À 12H (lunch solidaire!)

Décortiquer la Pieuvre de l’économie du savoir avec Isabelle Pontbriand du Comité école et société et proposer un modèle alternatif. Réfléchir à la précarité (profs en région, profs de la Formation continue dans les Cégeps de banlieue et du centre, profs non-permanents), au mal financement, à la bureaucratie. Se questionner sur les TICS et la nouvelle stratégie du numérique présentée par les libéraux. Revenir sur ce que posent et proposent les classes inversées. La CLAAQ, vous connaissez? Réflexion sur la relation «maître-élèves». Réflexion sur les étudiants plus faibles. EESH, EBP et dans nos classes? Dialogues sur les défis de l’enseignement entre l’humanisme et le néolibéralisme.

Rendez-vous à ne pas manquer!

N’oubliez pas de vous inscrire (si ce n’est pas déjà fait).

Lien de la lettre envoyée le mercredi 14 février 2018 : Les ÉGES à Lionel


Saviez-vous qu’il existe des ressources pour vous aider à terminer votre première maîtrise?

Passez voir Denis Paquin au F-202 qui répondra à toutes les questions liées à cet enjeu.


 


Quel beau 5 à Huîtres! Merci au département d’Arts visuels pour l’organisation et l’accueil!

 

 


Les dates à retenir:

  • 21 février : États généraux de l’enseignement supérieur (ÉGES) (D-415, 12h)
  • 1er mars : Commission des études (CÉ)
  • 1er et 2 mars : Regroupement Cégep à Québec
  • 8 mars : Journée internationale des femmes
  • 5 au 9 mars : Semaine de mise à niveau
  • 14 mars : Comité de programme
  • 14 mars, Date de tombée pour le prochain De vive voix
  • 21 mars : Assemblée générale

5.06 : Sous le signe de la reconnaissance

*Vous trouverez en cliquant ici une version du DVV à déposer dans les salles départementales

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Bon retour chez toi Nancy!

Avant toute chose, l’exécutif syndical tient à vous souhaiter une superbe année 2018. Santé, bonheur et solidarité à tous et toutes.

En équipe, nous avons aussi décidé de faire du De vive voix 5.06 un écho à la très belle fête des retraitéEs qui s’est déroulée le 16 janvier dernier en nos murs. Ainsi, les textes recueillis sont ceux des collègues qui ont écrit des hommages aux nouveaux retraités. Des textes empreints de beauté et de reconnaissance. Un remerciement particulier à Robin Dick, chef d’orchestre de cette célébration et à Claudia Chartier sans qui rien de ce que l’on projette ne pourrait se réaliser : une reine praticienne.

Bonne lecture,

Judith Trudeau, responsable à l’information pour le SEECLG


Fêtons (aussi) les absents

J’ai toujours trouvé émouvant les petits discours, ponctués d’anecdotes, de souvenirs croustillants et de remerciements sincères, prononcés lors de la fête que le SEECLG organise chaque année pour faire hommage aux nouveaux retraité.es. Et les répliques par les retraité.e.s eux-mêmes sont bien souvent aussi sinon plus touchants. Tout cela se fait dans la bonne humeur et une ambiance festive. Et c’est très bien ainsi. Beaucoup, sinon la plupart d’entre nous, passons les plus belles années de nos vies ici, dans un climat de travail extraordinaire, tissant des liens d’amitié durables et profonds—y a-t-il une meilleure raison de fêter que ça? Mais à chaque année, plusieurs nouveaux retraité.e.s choisissent de ne pas être présents à cette fête. Bien sûr, il y en a qui jouissent du beau soleil du sud ou ont des conflits d’horaire incontournables à la date fixée. Mais je crois qu’il ne faut pas oublier que pour quelques-uns, l’expérience de travail au CLG n’a pas été une longue série de joies et de succès. La maladie, les conflits départementaux, les malaises en tout genre ont parfois colorés la fin de carrière de quelques-uns de nos membres et ils n’ont pas tellement le goût de fêter avec ceux qui restent.

J’écris ce petit mot simplement pour remercier ces gens-là aussi, qui ont donné leur temps et leurs énergies au service de notre institution et ont sans doute fait de leur mieux pour aider les jeunes à prendre leur envol. Levons nos verres aussi à ceux et celles qui partent discrètement mais qui méritent pleinement notre reconnaissance.

Robin Dick


 

Photos de l’hommage rendu à Robert Rail, professeur de musique,  par Mario Vigneault.

 


Photos de l’hommage rendu à Jacques Bridet, professeur de physique, par Marie-Élisabeth Sicard.

Hommage à Jacques Bridet

Jacques, tu as été le pilier du département de physique durant de nombreuses années. Coordonnateur du département de physique pendant vingt-trois ans, tu as accueilli presque l’entièreté du département actuel, pour certains au tout début de leur carrière en enseignement, pour d’autres, simplement comme nouveau professeur au Collège Lionel-Groulx.

Alors qu’on commençait à croire que tu rechercherais le secret de l’immortalité afin de ne jamais quitter ton rôle de coordonnateur, tu as finalement cédé ta place, mais pas à n’importe qui. Je soupçonne que ce n’est pas une coïncidence que tu aies passé ton rôle à une de tes anciennes étudiantes. Ta dynastie se poursuit!

Durant ta carrière, tu as contribué généreusement non seulement à la formation de tes étudiants, mais aussi à celle de tes collègues… et pas seulement en leur enseignant directement! Pour ta grande disponibilité,  pour offrir des conseils et ton expertise sur des sujets allant de la pédagogie de l’enseignement au collégial à la mécanique quantique, de la part de tous les collègues qui t’ont côtoyé, merci. Nous sommes choyés d’avoir pu bénéficier de ta riche culture générale guidée par ta passion inépuisable pour la connaissance.

Jacques, nous te souhaitons une très belle retraite bien méritée et même si nous avons tous très hâte de lire les livres de physique auxquels tu travailles à présent, n’oublie pas de te reposer un peu!


Photos de l’hommage rendu à Hélène Décoste, professeure de mathématiques, par Audrey Samson.

Hommage syndical

Retraite d’Hélène Décoste  

Ayant déjà enseignée au collégial et oeuvrant depuis de nombreuses années dans le domaine de l’édition, c’est en se présentant au collège pour une conférence en 2010 qu’Hélène eut envie de se joindre à notre département.

Particulièrement douée pour la vulgarisation, passionnée par les applications des mathématiques et curieuse de nature, Hélène a travaillé avec des professeurs du département à préparer des productions finales d’intégration diversifiées et intéressantes pour les étudiants, et ce, pour plusieurs cours.

Il va sans dire que le passage d’Hélène chez nous, quoi que de trop courte durée, n’aura pas passé inaperçu.

Le souvenir que nous gardons d’Hélène est celui d’une femme d’un calme légendaire, d’une professeure passionnée par les mathématiques, d’une collègue qui aimait le travail d’équipe et le partage. Nous te souhaitons une retraite à ton image, calme, sereine et teintée de mathématiques!

Les membres du département de mathématiques.


Photos de l’hommage rendu à Lyne Soucy, professeure de mathématiques, par Élise Desgreniers.

Hommage syndical

Retraite de Lyne Soucy

Au niveau syndical, Lyne s’est fortement impliquée au sein du comité social dans les dernières années. On lui doit notamment l’organisation de nombreux événements festifs où bonne bouffe et bon vin étaient au rendez-vous.

Elle fût très impliquée dans le programme de Sciences, lettres et arts, tant au niveau de la prestation de cours qu’en tant que représentante du département de mathématiques sur le comité de programme. De plus, elle a participé à l’organisation de plusieurs voyages d’échange étudiants. Elle a notamment su recevoir dignement les italiens à maintes occasions et ce, en début d’année scolaire, tout en s’assurant que son enseignement n’en souffrirait point. Elle a aussi accompagné des étudiants du programme sur le vieux continent.

Auprès de ses étudiants, Lyne était reconnue comme une enseignante rigoureuse, organisée et claire. Malgré son départ à la retraite, sa passion pour l’enseignement perdure à travers le tutorat qu’elle offre.

En espérant que tu puisses profiter de ce temps pour skier, danser et profiter de la vie!

Les membres du département.


Photos de l’hommage rendu à Brigitte Martel, professeure de mathématiques, par Sonia De Bénédictis.

 

Hommage syndical

Retraite de Brigitte Martel

Après avoir travaillé dans le domaine de l’actuariat, Brigitte a fait son entrée au Collège en 1988. Malheureusement, elle a fait partie des nombreux précaires de longue durée du CLG : elle a obtenu sa permanence en 2006… je vous laisse faire le calcul!

Il est clair que Brigitte a le cœur sur la main : elle était toujours disponible pour aider ses collègues et ses étudiants. Elle était aussi très accessible : ce n’était pas gênant pour ses collègues d’aller lui demander de l’aide. Elle avait toujours des solutions à proposer et rendait les gens à l’aise de lui poser des questions. Elle était reconnue pour son organisation hors pair et la clarté de ses explications.

Brigitte s’est impliquée dans la production de plusieurs manuels de notes de cours produits par le département. De plus, elle s’est investie à titre de coordonnatrice du département de mathématiques pendant 2 ans.

Passionnée par les voyages et par sa famille qui dernièrement prend de l’expansion, nous lui souhaitons une retraite lui permettant de réaliser tous ses projets en étant entourée de ceux qui lui sont chers.

Les membres du département.


Photos de l’hommage rendu à Christiane Lacroix, professeure de mathématiques, par Doris Léonard.

Hommage syndical

Retraite de Christiane Lacroix

Lorsqu’on pense à Christiane, on pense tout de suite à sa grande présence au collège : elle était pleinement investie dans son travail et y consacrait de nombreuses heures, tant à ses étudiants qu’à ses collègues. Pour elle, le CLG était une 2e demeure, le département, une 2e famille.

Durant ses années d’enseignement parmi nous, Christiane s’est grandement impliquée au niveau du centre d’aide en mathématiques, autant au niveau de sa présence au CAM qu’au niveau de la formation des tuteurs étudiants, projet qu’elle a échafaudé, mis en place et consolidé au fil des ans. Ton implication au CAM a fait une grande différence et on t’en remercie.

Tout au long de sa carrière, elle a participé activement à la vie syndicale. Que ce soit lors des assemblées ou des divers événements organisés, Christiane était toujours au rendez-vous.

Christiane s’est grandement investie dans le programme de Sciences humaines au cours de sa longue carrière. Elle y a non seulement enseigné plusieurs cours, mais elle a également siégé au sein du comité de programme. Merci pour ton implication.

En terminant, Christiane était une professeure appréciée de ses étudiants et de ses collègues. Ton rire contagieux nous manque déjà.

Bonne retraite!

Les membres du département.


Photos de l’hommage rendu à Claire Portelance, professeure de sciences politiques, par Stéphane Chalifour.

 

Hommage à Claire Portelance, 16 janvier 2018, SEECLG, par Stéphane Chalifour

En ces temps narcissiques où triomphe l’égo, où tout est prétexte à se faire voir et à voir, où l’on se croit grand même si l’on est petit, où nos voyages, nos repas et notre quotidien deviennent événements, où nos photos deviennent des œuvres et une balade à vélo un exploit… les hommages se désincarnent et perdent en envergure.

Celle dont je dois vous parler est de ces gens qui détestent ces hommages ampoulés, mais convenus, qu’il nous faut rendre nécessairement parce qu’au terme d’une carrière dit-on, il faut dire merci à ceux qui s’éclipsent. On le fait sans trop y croire, et parfois sans même savoir pourquoi les bons mots se mériteraient, comme si le fait d’avoir fait son temps suffisait à justifier un tableau, une montre ou sa part de gâteau.

Celle dont je dois vous parler aujourd’hui est de ces gens qui partiront, comme tous les autres avant elle, et comme nous tous demain, sans laisser de traces, sans rien léguer en termes d’héritage même après avoir habité ces murs trente années durant. Lieux de transmission, notre institution est devenue un lieu sans mémoire qui formate des hommages comme d’autres emballent des saucisses. C’est là le drame d’une époque en forme de paradoxes où tout est éphémère, jetable, obsolescent.

Or celle dont je vous parle ne mérite pas de se retrouver dans la fosse commune des retraités, celle des condamnés à l’oubli. D’abord parce qu’elle était la seule à porter ici, fièrement, le nom qui lui sied si noblement : Portelance. Un nom qui résonnait, dans son département tout au moins, comme son rire franc et contagieux qui irradiait à plusieurs mètres de son bureau nous emportant sans que l’on sache trop pourquoi on finissait par rire soi-même.

Il n’y a pas que ces éclats qui annonçaient sa présence. Claire Portelance filait à vive allure dans les corridors du collège comme une troupe à claquette pressée par le rythme de ses engagements qu’elle savait – curieusement – faire patienter le temps de griller une cigarette. Tel un train à combustible fossile, la blonde politologue carburait au goudron et à la nicotine sans jamais, néanmoins, avoir l’esprit emboucané.

Fumeuse invétérée qu’on croirait à bout de souffle, elle n’a rien d’une fumiste et c’est plutôt elle qui vous essouffle. Olympienne de la précarité avant d’atterrir ici, c’est pas moins de neuf cégeps qui l’auront vu passer.

Madame Portelance, paraît ainsi infatigable –increvable diront certains- tant elle déborde d’énergie. Parler dans son cas d’une « force de la nature » paraît, à l’évidence, nettement insuffisant. Je dirais qu’il y a une part de mystère dans cette capacité à se renouveler ainsi sans que, véritablement, sa mécanique ne paraisse usée.

Les 6500 étudiants qui sont passés dans ses classes au cours de ces longues années pourraient d’ailleurs témoigner, tous autant qu’ils sont, non seulement de sa rigueur et de ses exigences, mais de ce qu’ils ont coutume d’appeler  l’« intensité ». Claire est en effet  très INTENSE ! C’est sans doute ce qui explique sa remarquable ténacité, elle qui, à l’âge où plusieurs rêvent de séjours à Paris et des terrains de golf, dépose une thèse de doctorat en Études Québécoises à l’Université de Trois-Rivières. C’était le 17 janvier 2014, la « jeune PHD » venait de célébrer ses 56 balais…

Qu’est-ce, alors, qu’une institution digne de ce nom et, surtout, ses principaux artisans, devraient pouvoir retenir  d’un prof de cette nature et de cette envergure ? Sans doute que l’on ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs. Avec un tempérament aussi fougueux, on ne laisse jamais indifférent. En cette matière, Portelance était tout sauf «drabe». Contre les beiges consensus qui semblent si adaptés à la culture actuelle de la civilité bon enfant et d’une collaboration sans débat, Claire, telle une tache rouge — persistante — sur le mur de la bonne conscience, tranche parfois brutalement avec l’étiquette inhérente aux conventions. Personnalité contrastée, elle savait faire suer tous ceux pour qui tourner en rond fait sens.

Pugnace comme le sont les êtres d’idées et de passion, elle fut, qui plus est, de toutes les batailles. Pour de meilleures conditions de travail, bien sûr, mais plus fondamentalement encore, contre la bêtise qui siège au Ministère de l’Éducation et dans les officines des bureaucraties locales dont la force, comme on le sait, est de produire des inepties pédagogiques à la tonne et d’infantiliser les professeurs comme les étudiants. Non conformiste, elle incarne de par sa rage et la mémoire de ce que furent les cégeps une époque qui s’achève, et cela, il faut le regretter.

En ce sens, Claire fut une authentique révoltée en porte à faux  -pourrait-on dire- avec l’objet même de la science politique, à savoir, le Pouvoir, lequel est souvent d’une rebutante froideur.

Pédagogue, même si le terme lui déplaît souverainement, lui préférant, en cela, le qualificatif d’intellectuelle, Claire Portelance a su saisir un fait indéniable : si enseigner c’est séduire, elle aura conquis -génération après génération- de belles têtes que sa folie et ses réflexions savantes ont aidé à façonner. Attachante, critique, mais nullement pédante, c’est la figure non pas de l’accompagnatrice, mais du Maître dont ils se souviennent.

Si vous voyez partir aujourd’hui une collègue, c’est une amie et une extraordinaire complice que je me trouve à perdre. Le vide qu’elle laisse à mes yeux, je ne pourrai le combler puisqu’une Claire Portelance, il n’y en avait qu’une seule.

Ne reste, d’ici mon propre départ, que les souvenirs d’une délinquance partagée à fumer en cachette dans son bureau, à monter des projets, à élaborer des stratégies fumantes et à refaire notre monde coup de gueule après coup gueule.

Chère Claire, ma tendre amie, si nul n’est prophète en son pays, tu fus, à mes yeux à moi, une source d’inspiration que je célébrerai à chaque fois que j’entrerai dans ce collège.

Je t’aime !


 

Bonne retraite ou bonne rentrée à tous et toutes!


À venir :

22 janvier 2018 : Début des cours

24 janvier : Assemblée générale

25 et 26 janvier : Regroupement Cégep à Montréal

25 janvier : Commission des études

7 au 11 février : Semaine des enseignantEs

13 février : Conseil d’administration

14 février : Date de tombée pour partager un texte dans le De vive voix 5.07

15 février : ACCDP suivie du 5 à huîtres syndical proposé par le département d’arts visuels

 

 

 

 

De vive voix 5.05

*Vous trouverez en cliquant ici une version du DVV à déposer dans les salles départementales

travail.

Fenêtre sur le travail, Photo: Judith Trudeau

Le De vive voix de décembre vous semblera peut-être costaud… Plusieurs réflexions sur le travail (l’art?) même d’enseigner ont émergé de notre quotidien. (Le texte de Guy Ferland (inédit au DVV) celui de Réjean Bergeron (paru préalablement dans le Soleil) et celui de David Santarossa (Le Devoir de philo publié le 9-10 décembre dernier). À lire aussi, un texte absolument lumineux de l’équipe école et société (FNEEQ) sur le financement des collèges. Et puis, ce même comité nous invite à revisiter différents constats issus des États Généraux de l’Enseignement Supérieur (ÉGES) à partir d’un outil interactif : la pieuvre de l’économie du savoir. Et nous n’avons pas encore parlé  de la PIGEP, du projet de loi 62, loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l’État, ni de l’élection d’un des nôtres (Michel Milot) au poste de délégué à la coordination du Regroupement Cégep….

Bonne lecture!

Judith Trudeau, responsable à l’information pour le SEECLG


Le monde change, l’enseignement aussi

par Guy Ferland, professeur de philosophie au Collège Lionel-Groulx de Ste-Thérèse.

Depuis un peu plus de 25 ans, le métier d’enseignant a bien changé, même s’il reste fondamentalement un rapport de confiance entre un pédagogue et ses étudiants. Trois éléments importants ont transformé la tâche des éducateurs de tous les niveaux au cours des dernières décennies. (Pour lire la suite de l’article: Le monde change l’enseignement)


Proposition de lecture de Stéphane Chalifour, professeur de sociologie au Collège Lionel-Groulx 

Le Lab-École et le dernier enseignant

par Réjean Bergeron, professeur de philosophie au Cégep Gérald-Godin

Mon intention ici n’est pas de faire la énième critique du Lab-École mais plutôt de regarder ce projet, lancé par le ministre de l’Éducation, comme le symptôme très révélateur d’un mal qui est en train de contaminer notre système d’éducation, et qui consiste à s’intéresser avant tout au contenant plutôt qu’au contenu, au paraître plutôt qu’à l’être, à la matière plutôt qu’à l’esprit et au comment plutôt qu’au quoi enseigner. (Pour lire la suite de l’article: Le lab-école et le dernier enseignant)

Capsule sur l’éducation post-secondaire, Second regard.


Proposition de lecture de Judith Trudeau, professeure de science politique au Collège Lionel-Groulx

Un enseignement pour sortir l’élève de sa quotidienneté

par David Santarossa, étudiant à la maîtrise en philosophie à L’Université de Montréal

Albert Camus aurait préconisé une école où l’enseignant transmet un savoir «exotique»

Le Devoir de philo

Albert Camus est mort le 4 janvier 1960 dans un accident de voiture alors qu’il n’avait que 47 ans. Cette fin abrupte et précoce empêcha Camus de conclure Le premier homme, qui fut publié à titre posthume en 1994. L’état fragmentaire du texte gêne la lecture et certains mots illisibles sur le manuscrit original ont été tout simplement supprimés de la version publiée. Cet ultime opus est un texte à caractère autobiographique et Camus y raconte dans le chapitre « 6bis, L’école » sa relation avec Louis Germain, son instituteur à l’école primaire, qui aura marqué son parcours personnel comme son oeuvre littéraire. Pour poursuivre la lecture de l’article: Un enseignement pour sortir l


Consultation sur le mode de financement des cégeps

Document de réflexion proposé par le comité école et société de la FNEEQ, comité dont fait partie notre collègue Isabelle Pontbriand, professeure de littérature au Collège Lionel-Groulx.

À l’instar des autres institutions publiques québécoises, le réseau collégial a été passablement malmené par les compressions budgétaires austéritaires. Les États généraux de l’enseignement supérieur (ÉGES) de mai 2017 ont permis de mesurer les conséquences du sous-financement des cégeps, en particulier sur leur capacité de réaliser leurs missions.

Pour lire la suite du document de réflexion: 2017-11-28 Consultation_financement des cegeps_comite ecole et societe


La pieuvre de l’économie du savoir

Synthèse des États généraux de l’enseignement supérieur (ÉGES), comité école et société, automne 2017. 

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12 décembre 2017, Chronique 81 du comité école et société

«Gouvernance», «clientèle étudiante», «internationalisation», «assurance qualité»…: un nouveau lexique, de nouveaux concepts ont intégré le milieu de l’enseignement supérieur depuis plus d’une vingtaine d’années. Autant de petits pas qui nous ont progressivement entraînés vers une autre vision de l’éducation. Inoffensif en apparence, ce glissement a entraîné une nouvelle approche du savoir, une nouvelle conception de l’enseignement et de sa «gestion», une nouvelle définition des principaux acteurs de l’enseignement supérieur, étudiantes et étudiants y compris. Le premier rendez-vous des États généraux de l’enseignement supérieur (ÉGES) de mai 2017 a permis de mettre en lumière les liens entre ces divers éléments et de porter un regard éclairé sur ce modèle tentaculaire maintenant bien ancré en enseignement supérieur: l’économie du savoir. (Pour lire la suite de cette chronique : 12 décembre 2017)

(Pour accéder à l’outil interactif, cliquez sur La pieuvre) 

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Dans l’ordre habituel : Isabelle Pontbriand présentant la pieuvre de l’économie du savoir, comité école et société, Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ, Ricardo Penafel, comité école et société et Sylvain Marois, vice-président du regroupement université, photo prise lors du conseil fédéral 7 décembre 2017.


Quelques pistes de réflexion sur le projet de PIGEP

préparé par le comité exécutif

Le 29 novembre dernier se tenait un Conseil syndical élargi ayant à l’ordre du jour une présentation de la Politique institutionnelle de gestion et d’évaluation des programmes (PIGEP) et une analyse préliminaire de cette politique. Présentée dans un premier temps par un membre enseignant du sous-comité d’élaboration de la politique, Sébastien Gendron (chimie), les membres ont ensuite été invitéEs à une réflexion sur ce projet de politique. Trois grands axes ont été dégagés.

(Pour lire la suite de ce texte : Quelques pistes de réflexion sur le projet de PIGEP, 4)


Projet de loi 62 : prendre position

par Judith Trudeau

La composition étudiante n’est évidemment pas homogène d’un collège à l’autre. Ainsi, enseigner au Vieux Montréal et enseigner et à Lionel-Groulx, cela ne veut pas dire la même chose. Les étudiantEs devant nous ne sont pas les mêmes, n’ont pas le même parcours ni les mêmes réalités.

Alors que j’étais moi-même étudiante en science politique, j’ai, dans mon parcours universitaire, assisté à certains conflits mondiaux à l’intérieur des salles de classe. Je me souviens en plein conflit rwandais en 1994, des collègues tutsis et hutus en venir presqu’aux coups. À peu près la même situation entre israéliens et palestiniens. Le monde et ses conflits venaient discourir et débattre ; s’incarnaient via les citoyens en formation. Laboratoire de science humaine formidable.

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Manifestation au Forum social mondial, Tunis, 2013, photo: Judith Trudeau

Préambule pour parler de l’application problématique du projet de loi 62, loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l’État. En regroupement Cégep et au Conseil fédéral de la semaine dernière, nos collègues de John-Abbott nous ont interpellés sur la difficulté pour les professeurEs d’interpréter et d’appliquer cette loi.

Prenons le temps de lire la Loi 62_neutralité religieuse de l’État et de comprendre  l’avis juridique de la CSN : PL62_Neutralité religieuse_Petit bulletin 28 novembre 2017. Ainsi, nous serons mieux à même de réfléchir sereinement et de débattre ultérieurement sur ce que cela peut vouloir dire à Lionel-Groulx. L’heure est à la relecture des  Charles Taylor, Gérard Bouchard, Will Kymlicka, Yollande Geadah, Djemila Benhabib (et autres) qui nous mèneront à réfléchir aux différents modèles d’intégration. Sociologues, anthropologues, philosophes, nous aurons besoin de vos lumières.


Court métrage fait par le CISO

(Centre international de solidarité ouvrière)

Voici la proposition d’une rencontre improbable entre le secteur informel et la syndicalisation. Lieu : Burkina Faso. Bon visionnement!


De Lionel-Groulx à la FNEEQ

Toutes nos félicitations à notre collègue Michel Milot qui a été élu la semaine dernière au poste de coordonnateur du regroupement Cégep. Ta fougue, ton organisation à toute épreuve et ton dévouement pour la cause syndicale font de toi un ajout inestimable à cet exécutif. Nous te souhaitons la meilleure des chances.

fin d'une époque

Fin d’une époque? Michel Milot, secrétaire général du SEECLG et Michel Louis Beauchamp, directeur général du collège, dîner de Noël.

 

Michel

Michel Milot qui redonne sa clef du F-202 à Claudia Chartier… 18 décembre 2017.


 Joyeuses fêtes à tous et toutes!

 

 


À venir …

  • 15 au 21 décembre: Journées d’évaluation
  • 20 décembre: Assemblée générale au D-415 suivi d’un dîner
  • 25 au 29 décembre : Fériés, période des fêtes
  • 29 décembre avant 16h : Remise des notes dans colnet
  • 16 janvier : Dîner des retraitéEs
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