Vous trouverez les documents de la Commission des études en cliquant ici.
- Compte rendu du 30 avril 2026
- Compte rendu du 2 avril 2026
- Compte rendu du 22 janvier 2026
- Compte rendu du 6 novembre 2025
- Compte rendu du 2 octobre 2025
- Compte rendu du 28 août 2025
Compte rendu du 30 avril 2026

Par Marilyn Charbonneau
Enseignante en Techniques d’éducation à l’enfance et vice-présidente du SEECLG
Le 30 avril dernier a eu lieu une réunion de la Commission des études. Inutile de préciser que l’ordre du jour était chargé : ce constat devient répétitif!
Parmi les sujets les plus chauds figurait la révision de la politique pour prévenir et combattre les violences à caractère sexuel (VACS). De grands changements sont apportés, dont un changement de paradigme concernant les relations entre les membres du personnel et des personnes étudiantes. Alors que la politique actuelle se contente de les déconseiller fortement, la nouvelle version les interdit carrément, sauf lorsque la relation est antérieure à l’entrée de la personne étudiante ou de la personne employée au Collège. Ce changement de vision peut sembler évident pour certains, ou plus surprenant pour d’autres.
Un autre élément important concerne les personnes stagiaires. Bien que le Collège s’engage à prendre les moyens raisonnables pour prévenir le harcèlement psychologique et sexuel, protéger les stagiaires et faire cesser les conduites problématiques, ces dernières devront néanmoins se référer à la politique de leur milieu de stage et pourront également déposer une plainte à la CNESST. Il sera donc essentiel de s’assurer que le Collège mette réellement en place des mécanismes concrets pour protéger adéquatement les personnes étudiantes en stage.
Malgré ces grands changements, certains éléments restaient à être clarifiés afin d’assurer une lecture cohérence, complète et fluide de la politique. L’avis des membres de la CÉ sera alors formulé prochainement.
Un autre document s’est vu remettre à plus tard : les lignes directrices pour l’élaboration des parcours de continuité. Ces lignes directives visent à établir certains principes guidant l’élaboration de ces parcours ainsi qu’à définir le processus menant à leur création. Il est notamment question de passerelles, de parcours harmonisés et de parcours intégrés permettant la reconnaissance de certains cours entre différents ordres d’enseignement, notamment.
Comme ces nouveaux parcours, particulièrement les parcours intégrés où les crédits sont reconnus de façon bidirectionnelle, risquent d’avoir des impacts importants sur les conditions de travail, il paraissait essentiel que le document, ainsi que les éventuelles modifications aux descriptifs de programme, soient analysés au comité des relations de travail (CRT) avant d’être soumis à la Commission des études. Ainsi, le CRT a formulé plusieurs commentaires nécessitant un travail d’harmonisation avant que la CÉ puisse rendre son avis.
Finalement, le plan stratégique et de la réussite, étrangement nommé PSPR, regroupe les éléments ressortis des différentes consultations. Trois grands axes y sont mis de l’avant :
- L’engagement pour notre mission
- La transformation de notre institution
- La qualité de notre environnement collégial et de la formation
Étrange coïncidence… Dès l’automne 2024, Philippe Nasr martelait déjà ses trois priorités :
- L’engagement du personnel
- La qualité de la formation
- La transformation de l’institution
Eh bien! Soit le DG possède une compréhension étonnante des préoccupations de son milieu, soit les commentaires émis lors des consultations ont été méticuleusement filtrés (ou manipulés?) afin de cadrer avec les objectifs de la direction. À chacun d’en tirer ses conclusions!
Compte rendu du 2 avril 2026
Encore le calendrier… et la session d’été

Par Marilyn Charbonneau
Enseignante en Techniques d’éducation à l’enfance et vice-présidente du SEECLG
Le calendrier collégial aura été soumis à deux reprises en très peu de temps : une première fois à la suite de la tempête de verglas, puis une seconde en raison de la grève étudiante (oui, oui, j’ai bien utilisé le mot grève!). Selon les points de vue, le choix de reprendre une journée pour une tempête, sans reprendre celles perdues lors d’une grève étudiante, peut apparaître cohérent… ou soulever des questions.
Le calendrier collégial aura été soumis à deux reprises en très peu de temps : une première fois à la suite de la tempête de verglas, puis une seconde en raison de la grève étudiante (oui, oui, j’ai bien utilisé le mot grève!). Selon les points de vue, le choix de reprendre une journée pour une tempête, sans reprendre celles perdues lors d’une grève étudiante, peut apparaître cohérent… ou soulever des questions.
Pour défendre la décision de ne pas reprendre ces cours, une mobilisation étudiante s’est invitée à la Commission des études. En toute franchise, le moment était marquant. Voir les personnes étudiantes s’approprier un espace démocratique pour défendre leurs positions a quelque chose de profondément inspirant. D’un point de vue syndical et citoyen, il me semble important de reconnaître et de soutenir les mouvements contestataires légitimes portés par la population étudiante. Ne pas reprendre les journées piquetées constitue, qu’on le veuille ou pas, une prise de position. C’est reconnaître la portée politique et sociale de cet engagement. Rappelons d’ailleurs que, même sans la reprise des cours, le calendrier respecte les exigences du RREC[1], et que l’association étudiante avait déjà annoncé son intention de piqueter toute journée ajoutée au calendrier en lien avec les journées de grève. Le résultat du vote témoigne de l’attention portée aux apprentissages citoyens et démocratiques, dans un contexte où plusieurs enjeux pédagogiques coexistent.
Le moment fort de cette rencontre : la sortie des personnes étudiantes après les échanges sur le calendrier. Les cris de joie m’ont donné la chair de poule. Il était difficile de ne pas ressentir une certaine fierté devant cet engagement collectif.
Plusieurs points ont ensuite été abordés, laissant transparaître çà et là quelques zones d’ombre à clarifier : qualifier la table de la formation générale de comité de programme, ne pas informer qu’un cours complémentaire serait offert l’été, ignorer quelles disciplines auraient priorité sur un cours multidisciplinaire offert à la formation continue, déposer un descriptif de programme dont le département du DEC porteur est défavorable, oublier, pour une deuxième fois, de consulter un département directement concerné par une modification de grille dans une AEC… Autant d’éléments qui soulèvent des questionnements quant à la rigueur du processus.
Puis, la désormais incontournable session d’été s’est imposée dans les discussions pédagogiques. Cette fois encore, le cadre était clair : on parle de pédagogie, uniquement de pédagogie. Dites-moi comment il est possible de dissocier les enjeux pédagogiques des conditions de travail dans une situation aussi évidente?
La discussion s’est amorcée sans documentation préalable, contrairement aux pratiques habituelles. On nous invite donc à réfléchir collectivement, sans possibilité de préparation. La direction met de l’avant sa volonté de rendre les parcours étudiants plus flexibles avec une session d’été. Un objectif qui peut se défendre, certes, mais à quel prix?
Plusieurs interrogations et inquiétudes sont soulevées : difficulté à appliquer des plans-cadres équivalents dans un format intensif, transformation du profil étudiant inscrit à la session d’été, préparation de cours en accéléré, etc. À ces questions, une réponse revient en boucle: la confiance envers le personnel enseignant pour assurer la qualité pédagogique. Cette confiance est appréciée, merci, mais elle ne suffit pas et ne peut pas être invoquée seulement lorsqu’elle avantage la direction.
Il faut surtout des conditions gagnantes, comme davantage de soutien, des services adaptés, des informations claires permettant de prendre des décisions éclairées, et une réelle transparence sur les orientations à venir (parce qu’évidemment, la direction s’est contredite à quelques reprises quant au modèle de développement de cette session d’été!). Mais plus important encore, il est essentiel de reconnaître que les enjeux pédagogiques et les conditions de travail sont indissociables. On ne peut penser l’un sans l’autre.
Le dossier de la session d’été ne fait que commencer. Il mérite une réflexion approfondie, collective et pleinement informée. À suivre, assurément, dans les prochaines semaines et les prochains mois.
[1] Le Règlement sur le régime des études collégiales stipule qu’une session doit comporter au moins 82 jours consacrés aux cours et à l’évaluation.
Compte rendu du 22 janvier 2026
Le calendrier, point chaud à la CÉ

Par Marilyn Charbonneau
Enseignante en Techniques d’éducation à l’enfance et vice-présidente du SEECLG
Une Commission des études (CÉ) qui s’annonçait plutôt tranquille. Des bilans d’implantation et des descriptifs de programme bien montés et réfléchis. Après quoi… une heure à peine? Nous avions pratiquement épuisé l’ordre du jour.
Il ne restait qu’un dernier point : les calendriers scolaires 2027-2028 et 2028-2029. On le sait, c’est toujours un point sensible.
Depuis le 25 janvier 2024, nous avons des paramètres servant à l’élaboration et à la modification du calendrier collégial, adoptés en CÉ. Le comité calendrier a d’ailleurs été aboli afin de permettre à la Registraire de travailler à partir de ces balises. Malgré ces paramètres, la tâche n’est pas si simple. Les appliquer à la lettre ne garantit en rien un résultat parfait.
Les calendriers soumis présentaient certains enjeux. Par exemple, l’horaire pouvait avantager ou désavantager des personnes étudiantes à l’épreuve locale de français, selon leur journée de cours. On indiquait encore une remise des notes finales à 16h00, alors que la convention collective prévoit des journées ouvrables, donc des journées entières. Il y avait peu de permutations de journées, certes, mais certaines semaines nous amenaient à des séquences du type 7-8-9-8-8… ce qui n’est pas idéal pour la planification pédagogique. Tous les paramètres (ou presque) étaient respectés. Qu’à cela ne tienne, il y avait encore quelques éléments dérangeants.
Même si le comité calendrier n’existe plus, la CÉ conserve son rôle, soit notamment celui de questionner et de proposer des ajustements afin que le calendrier réponde le mieux possible aux besoins du personnel et des personnes étudiantes. C’est une responsabilité importante qui mérite le temps nécessaire.
Un autre enjeu s’est rapidement glissé dans les échanges: l’empressement à donner un avis favorable. Certains partenaires du Collège, dont Odyscène, doivent planifier leurs propres activités. Il semblerait que notre contrat implique des échéances pour la transmission de nos calendriers. Nous étions donc dans l’urgence de répondre à nos obligations contractuelles. La pression était palpable. Est-ce vraiment à nous de nous presser pour donner un avis favorable alors que les calendriers ne répondent pas à nos propres besoins? On préfèrerait réellement répondre aux besoins de nos partenaires avant de répondre à nos propres besoins pédagogiques? Ce n’est pas comme si l’arrivée de 2027-2028 était imprévisible…
Les échanges se sont étirés. On tergiverse quant à la possibilité de revenir en CÉ extraordinaire. On nous a invités à faire confiance au registrariat pour l’intégration des commentaires. On finit par trouver une entente intermédiaire : un vote électronique sur des versions modifiées des calendriers. Certains membres ont ressenti un certain inconfort face à cette formule puisque les échanges s’effritent, à distance. Il a été convenu, néanmoins, que le vote électronique devait être unanime pour être valide, faute de quoi une CÉ extraordinaire serait convoquée. Dans ce contexte, on s’est senti plus rassuré.
Au final, les calendriers ont été modifiés en tenant compte des commentaires de la CÉ et l’avis favorable a été obtenu à l’unanimité
Tout est bien qui finit bien. Cet exercice nous rappelle que l’empressement n’est pas un mode de gestion. Derrière les calendriers se cachent des choix qui ont un impact direct sur notre organisation du travail et sur le parcours de nos personnes étudiantes.
Compte rendu du 6 novembre 2025

Par Nicolas Géraudie
Enseignant en Technologies de génie électrique
Il faut toujours se méfier des tout petits ordres du jour.
Seuls deux points sont inscrits au menu de cette rencontre : le bilan du plan d’action pour la réussite, et un projet de formation à distance pour l’AEC « Direction de la production en arts de la scène », deux points juste pour discussion. Gageons que pour discuter, ça va discuter.
D’emblée, on nous sert pour préambule une « réussite CLG » atypique : le projet « L’école des grands ».
Financé par le PESLAU, ce projet permet à des élèves de l’école primaire « le trait d’union » (voisine de notre collège) de participer à des activités d’aide aux devoirs tous les samedis matin. Les mentors sont des personnes étudiantes du Cégep qui dispensent de l’aide aux devoirs et des ateliers en français, maths, sciences et autres. 25 mentors et environ 60 élèves interagissent dans nos locaux 10 samedis matin par session avec petit déjeuner fourni par des commanditaires. S’inscrivant dans un projet plus vaste au Québec principalement, ce projet cofondé par le cégep Marie-Victorin soutient particulièrement les élèves défavorisés afin d’accroitre leurs chances d’accès aux études supérieures en agissant sur leur motivation intrinsèque. Chapeau.
Dans les suivis, notre directrice demande aux membres de prolonger leurs efforts pour participer au rayonnement du plan pour la réussite en place. Déjà, plusieurs rencontres en assemblées départementales et en comités de programme ont eu lieu afin de mettre en lumière les formations spécifiques disponibles. Exploitation des outils numériques, lutte contre la procrastination, soutien à la planification, développement des compétences essentielles sont autant de sujets de formation disponibles au bénéfice de notre population étudiante. Répandez la bonne nouvelle !
Tout à fait dans cette lignée d’ailleurs, on souligne le succès de l’événement récent « ramen-moi des outils » : plus de 300 ramen ont été distribués à notre population
étudiante, accompagnés des liens vers ces activités sur notre site Web. Miam-miam.
Un autre suivi est également mentionné concernant le guide des cours complémentaires, ayant fait l’objet en séance précédente de nombreuses discussions. À la lumière des commentaires émis en CÉ d’une part et lors d’une rencontre en comité pour les cours complémentaires d’autre part, le document a été grandement bonifié et a été adopté en Comité de Direction des Études dans le même élan. Il a d’ailleurs après cela été acheminé aux coordinations pour information. On peut toutefois se questionner sur le fait que ce document ne fasse pas l’objet d’une recommandation en CÉ. Dommage.
Point bilan du Plan d’action pour la réussite : L’intention qui nous est présentée comme à l’origine de ce bilan est de mettre en lumière des actions représentatives des objectifs et sous-objectifs le composant, ainsi que différentes initiatives qui vont dans ce sens. Cette intention est également justifiée par effort de synthèse et pour éviter une énumération. Les sources ayant permis d’élaborer ce bilan sont nombreuses. On peut citer parmi d’autres les projets pédagogiques et de réussite, les plans de travail départementaux et programmes, les projets PESLAU, les galas. Le bilan prend la forme de résumés évocateurs abordant les 4 objectifs et les 15 sous-objectifs du plan initial. Narratif.
On exprime le besoin de davantage de nuances dans le bilan, qui paraît pour certains trop optimiste. On cite entre autres différents enjeux, comme l’impact de l’intelligence artificielle sur la réussite, les difficultés au SAIDE, les coupes budgétaires qui en sont absents à regret.
On exprime également le désir d’un bilan qui s’appuie sur des indicateurs plus numériques, comme par exemple, le taux de réussite et le taux de placement dans le marché du travail pour les programmes techniques.
Les membres représentants de la Formation Continue sont préoccupés par le seuil ciblé pour le taux de réussite en FC (65%) et désirent le réviser à la baisse (60%).
Les personnes représentantes de la population étudiante soulignent les enjeux d’efficacité à la bibliothèque et désirent une métrique sur l’impact des formations pour les enseignants concernant l’évaluation des apprentissages. Pointu.
Plusieurs commentaires expriment un désir de davantage de détails sur les indicateurs « taux de réussite » : qu’en est-il des transferts entre programmes, du délai requis pour la diplomation, des DEC sans mention, et d’autres facteurs encore ?
On se questionne plus largement sur les décisions qui ont nourri les valeurs cibles présentées.
On explique que la partie quantitative du présent bilan est davantage issue du plan stratégique, sur lequel le comité institutionnel pour la réussite (CIRé) a une emprise moindre.
On désire des indicateurs représentatifs des conditions sociales de la population étudiante et de leurs impacts sur la réussite : difficultés financières ayant entrainé suspension ou abandon des études, par exemple.
S’ensuivent des réflexions sur les besoins de moderniser nos conceptions de formations pour être davantage en accord avec les modes de vie contemporains au sein desquels les jeunes adultes sont souvent confrontés à devoir alternativement étudier et travailler. Les personnes représentantes de la communauté étudiante nous invitent à considérer des programmes d’études plus tolérants avec un cursus étalé dans le temps.
Pour conclure, ce bilan a suscité plusieurs idées d’amélioration des données présentées. On nous ramène aux orientations initiales qui ont guidé les travaux du CIRé. Il s’agit d’élaborer les plans et les bilans de ce comité en se concentrant davantage sur l’axe qualitatif plutôt que quantitatif. En effet, la réussite est une notion complexe et subjective. Profond.
Le point de discussion suivant n’en est pas moins dénué de discussions profondes : il est présenté aux membres une « fiche synthèse » du projet de formation à distance de l’AEC « direction de production des arts de la scène ».
Bien que les besoins anticipés d’une telle offre de formation suscitent chez certains l’enthousiasme et l’adhésion, d’autres nous rappellent que les travaux du comité de réflexion sur les formations à distance ne sont pas suffisamment aboutis pour envisager ce mode d’enseignement en CÉ.
Un rappel est fait sur le caractère plus andragogique que pédagogique des AEC à la formation continue, d’autant plus qu’il s’agit ici d’une AEC de perfectionnement, ce qui devrait prétendument être plus tolérant envers un modèle de formation à distance.
On signale aussi que le format de document « fiche synthèse » présenté à la commission n’est pas adéquat pour une prise de décision, et à tout le moins lacunaire pour une discussion suffisamment approfondie.
On partage aussi des inquiétudes quant à la qualité d’une formation de ce niveau (niveau gestionnaire) dont les compétences auraient été transmises uniquement à distance, mais on se rassure en se rappelant que le stage de fin de formation sera uniquement en présentiel. Admettons.
En guise de conclusion, je réitère l’importance de la présence de personnes représentantes de la communauté étudiante dans les CÉ. Je me questionne également sur les éventuels inconvénients de la séparation systématique d’un sujet en deux parties distinctes dans le temps, comme la dissociation de la « réflexion » de l’« adoption ».
Compte rendu du 2 octobre 2025
Entre enracinement, transparence et réussite étudiante

Par Marilyn Charbonneau
Enseignante en Techniques d’éducation à l’enfance et vice-présidente du SEECLG
Malgré l’essoufflement ressenti après quatre heures de discussions, l’ensemble de la rencontre s’est déroulé dans une atmosphère harmonieuse, sans véritables accrocs.
Réussite et projets
Ouvrir la séance par le témoignage de personnes profondément transformées par leur séjour en communauté autochtone donne d’emblée un ton d’enracinement et d’humanité. Ce projet, qui met de l’avant les valeurs autochtones, invite chaque personne participante à vivre une expérience unique, en passant d’une pédagogie traditionnelle à une pédagogie expérientielle. Douze autres personnes enseignantes auront aussi la chance d’y participer en janvier prochain.
La suite nous a entraînés dans les dédales obscurs du SOBEC, qui nous pousse à réviser, encore et encore, les mêmes descriptifs de programme, parfois pour une simple question de virgule. Modifier des 1,34 en 1,33 unités, alors que le total ne concorde même pas, ce sont les joies de la paperasse administrative sans fin!
Ensuite, place à l’analyse des données de la réussite. Disponibles pour la première fois à l’hiver, les abandons sans mention d’échec (AE) viennent, sans surprise, changer le portrait de la réussite avec une diminution des échecs. Ces AE sont demandés plus fréquemment en début de parcours, soit à la première ou à la deuxième session du programme.
La CÉ s’est aussi penchée sur les compétences essentielles au métier d’étudiant de niveau collégial. Dix grandes compétences ont été ciblées pour soutenir la réussite aux études supérieures dans les Laurentides. L’intérêt majeur est que ces compétences sont déclinées en manifestations observables, ce qui les rend plus facilement transférables. Une offre de formation dans les départements sera proposée cet automne pour favoriser l’appropriation du référentiel et des outils associés.
Enfin, une mise à niveau sur la reconnaissance des acquis (RAC) a permis de préparer le terrain au dépôt prochain de la Politique institutionnelle de la reconnaissance des acquis (PIRAC), question d’assurer une compréhension commune des membres de la CÉ.
Gouvernance et consultation
Le nouvel acronyme du collège, PSPR, sera sur les lèvres de la direction cette année : le plan stratégique et le plan de la réussite. La direction tente une nouvelle approche, soit de fusionner ces deux plans autour de trois grands thèmes :
- l’engagement envers la mission;
- la qualité de la formation;
- la transformation de l’institution.
La direction préparait déjà le terrain, ces trois thèmes étant ses trois priorités depuis deux ans. La première consultation pour le PSPR aura lieu le 29 octobre prochain.
Finalement, LE point tant attendu : le guide de gestion des cours complémentaires. Ce guide a été déposé à l’ensemble de la communauté enseignante, sans consultation préalable. Deux points ont suscité quelques échanges : la composition du comité et la consultation de la CÉ.
Rappelons que lorsque des personnes enseignantes siègent sur un comité, elles doivent être nommées par leurs pairs lors d’une assemblée générale syndicale. Ce n’était pas le cas pour tous les membres du comité des cours complémentaires. Il a donc été demandé de rectifier la situation pour respecter la convention collective et ne pas créer de précédent.
La CÉ n’était également consultée qu’à la toute fin du processus, alors que les départements avaient déjà reçu les décisions du comité et de la direction. La CÉ se retrouvait alors à jouer un simple rôle de « rubberstamp », ce que nous ne souhaitons pas.
Il a donc été demandé que la CÉ soit informée ou consultée à plusieurs étapes du processus, soit :
- sur le guide de gestion des cours complémentaires;
- sur les cours retirés de l’offre de cours;
- sur l’avis concernant l’offre de cours, et ce, avant la transmission des réponses.
Voilà ce que signifie une consultation véritable! Il faut par ailleurs souligner la collaboration avec la direction dans ce dossier et sa volonté d’assurer transparence et dialogue.
Après cette longue rencontre, une chose demeure claire : la vigilance et la collaboration seront essentielles pour assurer une véritable écoute du personnel enseignant. Restez à l’affût des prochaines consultations du PSPR pour faire entendre votre voix!
Compte rendu du 28 août 2025
Un début d’année sous le signe de la continuité

Par Marilyn Charbonneau
Enseignante en Techniques d’éducation à l’enfance et vice-présidente du SEECLG
La première rencontre de la Commission des études (CÉ) est souvent l’occasion de mettre la table pour l’année à venir. Rappelons d’abord que la CÉ constitue la plus haute instance pédagogique, ayant comme mandat de conseiller le Collège et de formuler des recommandations au conseil d’administration (CA) sur des questions d’ordre pédagogique.
Cette année débute dans la continuité puisque plusieurs collègues ont renouvelé leur mandat et pourront mettre à profit leur expérience à la CÉ. Voici nos personnes représentantes pour 25-26 :
- Claudie Bonenfant
- Gaspare Borsellino
- David Boulet St-Jacques
- Serge Cambronne
- Marilyn Charbonneau
- Kathleen Chevalier
- Nicolas Géraudie
- Frédéric Lauzé
- Marc Léveillé
- Michelle Mandeville
- Joan-Sébastien Morales
- Jessie Poulette
- Patrice Roy
Comme le veut la tradition, la rencontre a débuté par la visite de Philippe Nasr, directeur général. Fidèle à lui-même, il a rappelé que les membres siègent à titre d’experts pédagogiques. C’est un rappel qu’on pourra utiliser à notre avantage, surtout lorsque le Collège tentera d’imposer ses « bonnes idées », par exemple dans nos règles départementales d’évaluation des apprentissages (RDEA).
On nous a ensuite présenté les statistiques de la rentrée. La population étudiante a connu une augmentation de 7,2 %, avec un total de 6944 horaires émis le 18 août dernier. Étonnamment, ce n’est pas dans le stationnement qu’on le remarque le plus, mais plutôt en éducation physique, qui a dû prolonger ses plages horaires de cours pour huit groupes.
Le plan de travail de la CÉ est, comme toujours, bien chargé. On y retrouve, notamment :
- l’enseignement à distance et l’intelligence artificielle : deux enjeux qui feront assurément jaser en assemblée générale (AG);
- la mise à jour de plusieurs politiques, notamment la Politique d’évaluation administrative des enseignantes et enseignants et la Politique institutionnelle de reconnaissance des acquis (PIRAC);
- l’élaboration d’un nouveau plan stratégique et de réussite, fusionné en un seul document (espérons qu’il ne portera pas un nom aussi ésotérique que ceux de notre organigramme…).
Pour arriver à accomplir le plan de travail, cinq sous-comités ont été formés :
- Comité du jury des prix d’excellence en pédagogie : Kathleen Chevalier, Michelle Mandeville et Patrice Roy
- Comité des journées pédagogiques : David Boulet St-Jacques et Michelle Mandeville
- Comité PIRAC : Marilyn Charbonneau, Kathleen Chevalier, Nicolas Géraudie et Patrice Roy
- Comité de l’enseignement à distance : David Boulet St-Jacques et Marilyn Charbonneau
- Comité de la mise en œuvre de la PIEA : Serge Cambronne, Frédéric Lauzé, Marc Léveillé, Joan-Sébastien Morales et Patrice Roy
Avec ses nombreux dossiers à l’horizon, la CÉ jouera, encore une fois, un rôle déterminant. Restons attentifs et solidaires afin que la voix enseignante continue d’être entendue haut et fort!