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DE VIVE VOIX 8.15 spécial GRÈVE

Faire la grève «au moment jugé opportun», s’il y a une fenêtre de possibilité. Au regroupement Cégep, on parle plutôt d’un hublot 😉

Ce DVV est dédié à mon amie Isabelle Lemay. Professeure de mathématiques. Elle m’a demandée : «Comment faire en sorte que tout le monde s’y retrouve et que tout le monde trouve cela important?» Voici ma réponse.

Présentation du DVV Spécial Grève

Judith Trudeau

Je vous propose, dans ce DVV, une marche à suivre. Un peu comme si je vous donnais un devoir avant l’AG du 21 avril, un devoir que vous pouvez faire en assemblée départementale ou à titre individuel. Il s’agit d’une démarche en huit étapes faciles, avec lectures, visionnements, notes dans la marge et questions à poser en Assemblée. Si vous acceptez ce contrat, vous arriverez en AG bien préparé.es et pour citer quelqu’un de célèbre, «nous serons tous et toutes à la même place». 🙂

Bonne lecture active! (vous me direz si c’est une pédagogie à impact élevé) 🙂

Étape 1 : Relire la résolution d’AG du 27 janvier dernier

Prenez le temps de relire cette proposition.

État de la mobilisation

CONSIDÉRANT l’expiration de notre convention collective en date du 31 mars 2020.
CONSIDÉRANT qu’un réinvestissement dans le secteur public doit participer à l’amélioration des conditions de travail de ceux qui y œuvrent.
CONSIDÉRANT l’importance critique du secteur public qui doit poursuivre sa mission en contexte de pandémie.
CONSIDÉRANT le peu d’avancement des négociations en date du 27 janvier 2021.
CONSIDÉRANT qu’un déblocage est improbable sans une gradation des moyens de pression.
CONSIDÉRANT la nécessité de consulter les syndicats locaux afin de déterminer les orientations stratégiques de la FNEEQ.
 
Il est proposé que l’assemblée générale du SEECLG donne le mandat à ses représentants au regroupement cégep de soutenir l’inclusion dans le plan de mobilisation de la FNEEQ du recours possible à la grève comme moyen de pression. 
 

Vos deux représentants à l’externe, Denis Paquin et moi-même, ont donc voté de cette façon lors des Regroupements Cégeps où nous avons eu à nous prononcer sur la chose soit lors des regroupements des 25 et 26 février ainsi que le 25 (CCSPP) et 26 mars. Nous avons aussi porté cette voix lors du regroupement extraordinaire du 6 avril dernier.

Étape 2 : Visionner deux vidéos (en cliquant sur le lien)

L’étape deux est de se mettre dans le mood syndical. Je vous propose deux vidéos à visionner. Le premier (nous le reverrons en assemblée du 21) qui met en scène Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN et représentante pour la négociation du secteur public. En deux minutes, elle donnera le ton à la rencontre. Le deuxième vidéo vous a déjà été soumis. Il a été refait dans une forme écourtée de 10 minutes. Prenez le temps. Il est inspirant. Vos cotisations ont été utilisées pour le faire. Et le résultat est convaincant. Certains et certaines diront que nous n’avons pas été vus (CSN) dans les médias, que la FAE et la CSQ ont été plus agressives comme centrales. Je vous l’accorde. Ceci dit, ce vidéo est fichtrement bien fait.

Vidéo 1 : Mot de Caroline Senneville

Vidéo 2 : Les luttes à la CSN

Étape 3, Lire le power point «rapport de la table centrale» en prenant des notes

Il s’agit de 14 dispositives sur le rapport de la table centrale. Bien fait aussi, je vous suggère de lire les cinq premières diapos. Ensuite, vous pouvez aller à la neuvième qui synthétise des demandes qui n’ont pas été traitées par le gouvernement lors de la contre-offre de mars dernier. Notons-y : rien sur les «ajustements aux conditions salariales des enseignant.es chargé.es de cours à la formation continue», notre revendication phare, rien sur «les lanceurs d’alerte» et rien sur la «cohérence de la structure salariale des professeur.es de collège avec celle des enseigant.es du primaire et secondaire».

Par la suite, allez à la diapo 11 pour y voir que d’autres centrales syndicales ont obtenu leur mandat de grève. Et terminez avec les diapos 12-13 et 14 pour saisir l’importance de la grève.

Étape 4, revisiter des revendications importantes de la table sectorielle

En voici quelques-unes:

  • Étudiant.es en situation de handicap (EESH). Nous demandons une augmentation de l’enveloppe de 10M à 15M. Nous souhaitons aussi que cette enveloppe soit conventionnée pour assurer l’injection de ces ressources annuellement.
  • Étudiant.es ayant une moyenne générale faible au secondaire (MGS). Nous demandons aussi que cela soit conventionné. On a besoin de ressources pour mieux encadrer les étudiant.es dans cette situation.
  • Soins infirmiers et techniques lourdes de la santé. Sans parler des attaques répétées contre le programme de Soins infirmiers, le gouvernement doit reconnaître que le financement est déficient. Une des causes reconnues relève du ratio dans les stages ou laboratoires. Plus de ressources pour mieux encadrer nos étudiant.es en Soins infirmiers.
  • Formation continue. La demande phare de cette négociation. En finir avec l’iniquité de traitement des profs à la Formation continue (salaire, congés, reconnaissance de l’encadrement)
  • Précarité. 40% de la population enseignante est à statut précaire. Nous avons des demandes pour adoucir les années de précarité.
  • Liberté académique. Après le rangement 23, reconnaître la liberté académique chez les professeur.es au collégial?
Étape 5, Lire le rapport de mobilisation en prenant des notes

Huit diapositives qui retracent la mobilisation. Ayons en tête qu’à la diapositive 2, nous avons fait à Lionel-Groulx, deux tintamarres; un premier le 9 mars qui était directement lié à un recul sur le dos des précaires et un second tintamarre le 31 mars pour «célébrer» une année sans convention. Les jeudis bleus où il y a port du t-shirt sont toujours en vigueur. Notons la créativité hors pair du camarade Paquin. Pour ce qui est de l’occupation et des manifestations devant le bureau du député, notons notre activité du 13 novembre devant le bureau d’Éric Girard où l’on a traduit certains récits de profs. Notre Assemblée générale où l’on traitera de la grève sera le 21 avril 2021 conformément au plan de mobilisation national. À la diapositive 6, il est très important de comprendre que le mandat de grève, s’il est voté positivement, sera exercé au moment jugé opportun selon l’évolution des négociations et de la situation pandémique. Ce mandat pourra s’exercer seulement à l’automne si la conjoncture le demande. Les diapositives 7 et 8 montrent l’utilité de monter un rapport de force avec la recherche de mandats de grève.

Étape 6, Écouter le tintamarre de Lionel (si vous y étiez, allez directement à l’étape 7)
Étape 7, Si vous êtes prêt.es, il y a lieu d’adopter cette résolution en département

Considérant que cela fait plus d’un an que notre convention est échue 
Considérant le manque de mandats des parties patronales, tant à la table sectorielle qu’à la table centrale ;
Considérant nos demandes sur la précarité, l’autonomie professionnelle, la formation continue, la consolidation du réseau, la tâche et les ressources ;
 
Que le département XXX du Collège Lionel-Groulx  dénonce l’attitude du gouvernement dans la négociation et qu’il exige que ce dernier dégage les marges financières suffisantes afin d’obtenir un règlement satisfaisant de convention collective.
 
Que la proposition soit envoyée au CA du collège.
 
Étape 8, Être présent.e à l’assemblée générale du 21 avril (en ligne) pour exercer votre droit de vote

Réservez la plage horaire 12h-15h. Venez poser des questions et exercez votre droit de syndiqué.e

AVIS DE MOTION
Les bulletins de vote seront libellés de la manière suivante.

Je donne le mandat au SEECLG pour déclencher une grève jusqu’à l’équivalent de cinq (5) jours sur une base séquentielle (fédérative, sectorielle ou régionale) à exercer au moment jugé opportun, en coordination avec les fédérations du secteur public CSN réunies en CCSPP*, en tenant compte de la conjoncture de la négociation et de la situation sanitaire. 
POUR  ______ CONTRE  ______


Je donne le mandat au SEECLG de se rallier au mandat de grève obtenu par la FNEEQ si la majorité des syndicats de la FNEEQ et 50% plus 1 des membres votant (tous syndicats confondus) se prononcent en faveur de la grève.
POUR  ______ CONTRE  ______
* CCSPP : Comité de coordination des secteurs publics et parapublic de la CSN.

Bonne préparation! Au plaisir de vous y voir.

J’ai le goût d’écrire une lettre d’amour…

Par Claire Dumouchel, professeure en psychologie

Claire Dumouchel

À Michèle L., voisine de bureau et soutien hors pair.

À Julie C., aussi voisine de bureau (au début) et qui m’a intégrée sur l’étage où j’étais étrangère.

À Guy. F – ton manuel d’activités et tes conseils ont été des précieux compagnons.

À Chantal P. qui m’a « spottée » rapidement comme nouvelle prof et qui a facilité mon intégration.

Bref à tous et toutes les enseignant.e.s d’expérience que j’ai eu la chance de côtoyer dans ma (plus si) jeune carrière (9 ans) et qui continuent toujours de m’inspirer. Je veux vous dire toute l’admiration que j’ai pour vous. On ne l’entend pas assez souvent de la bouche de ma génération à la vôtre. Il n’y a pas d’âge pour être une inspiration pour la relève, mais pour moi il n’y a rien qui remplace la sagesse et la passion d’un.e enseignant.e d’expérience. Merci d’avoir été là et de continuer d’être là par les traces que vous continuez de laisser. Soyez assuré.e.s que votre relève ne vous oubliera jamais… et j’espère que l’attente ne fera que grandir le plaisir de se revoir autour d’un BBQ !

L’environnement, le CIE et les abeilles

Par Philippe Bélanger-Roy, professeur en biologie

Philippe Bélanger-Roy

Voilà maintenant 8 ans que je siège à titre de représentant des enseignants sur le Comité institutionnel en environnement (CIE). Jadis nommé comité d’action et de concertation en environnement (CACE), ce comité œuvre pour tenter de verdir les pratiques du collège. La protection de l’environnement, au collège comme dans la société en général, se heurte fréquemment aux coupures budgétaires, à une bureaucratisation tentaculaire des infrastructures et à une difficile remise en question qui doit être effectuée par chacun de nous. Il va de soi que nous ne sommes pas parfaits, même le plus fervent défenseur de l’environnement dispose d’une empreinte écologique importante. Cette complexité à promouvoir des actions environnementales se manifeste donc dans notre milieu de travail au quotidien.

Pour poursuivre la lecture de cet article :

Suggestions de lecture

Par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

Quelques photos du tintamarre, 31 mars 2021

À venir …

15 avril : Commission des études

15 et 16 avril : Regroupement Cégep

21 avril : Assemblée générale «Grève»

27 avril : Conseil d’administration

DE VIVE VOIX 8.14

De gauche à droite : Aude Lacasse, présidente, Judith Trudeau, vice-présidente, Denis Paquin, trésorier, Étienne Gendron, secrétaire, Jonathan Bernard, responsable aux dossiers syndicaux et Chantal Pilon, adjointe administrative.

Une équipe quitte…en juin.

10 mars 2021

Collègues,

C’est après mûre réflexion que l’exécutif syndical en place a pris cette décision. Bien que les élections se font poste par poste, il est toujours souhaitable de choisir les coéquipiers et coéquipières avec qui nous voulons relever le défi du travail syndical. Ainsi, l’équipe syndicale telle qu’elle est actuellement constituée ne se représentera pas lors des élections du 24 mars prochain.

Certains délégués quittent pour la retraite (on t’aime Chantal!) d’autres ont besoin d’un repos bien mérité suite à quatre années de dévouement et de représentation (l’année en pandémie fut d’une complexité et d’une exigence sans nom!), d’autres souhaitent retrouver de façon prioritaire leur travail de professeur, d’autres plongent dans d’autres aventures.

L’heure est au renouveau, au brassage et aux nouvelles solidarités. Le travail syndical en est un d’écoute, de recherche de solutions, de justesse des échanges avec les membres de la communauté, d’exigences à l’écrit, à l’oral, de la compréhension de la tâche, de rigueur et d’intégrité, de défense de notre profession, de défense de nos droits et de notre contrat de travail. Il est l’occasion de rencontrer des camarades lors des regroupements cégeps et de comprendre les réalités laurentiennes au conseil central et plus largement des rouages de la CSN.

L’équipe en place a accompli, avec fierté, une certaine modernisation et des lieux et des façons de faire. Elle s’enorgueillit d’avoir représenté, le plus fidèlement ses membres à la fois dans les instances internes qu’à l’externe.   L’équipe à venir aura la délicate, et oh combien nécessaire tâche de la vitalisation de l’engagement syndical. Le gage de l’enracinement. Le pont entre les anciens et les nouveaux. Faire mentir les sondages sur le désengagement syndical et retrouver la fierté du collectif. C’est ce que nous souhaitons pour le SEECLG.

Et puis conclure cette interminable négociation 😊

Fierté et solidarité.

L’exécutif 2020-2021

Une autre arrive…après l’AGA (juin)

De gauche à droite, Denis Paquin, président, Geneviève Fortin, vice-présidente, Frédéric Morier, trésorier, Joan Sébastien Morales, secrétaire et Stéphane Chalifour, responsable aux dossiers. (Cette équipe à été élue le 24 mars dernier. ) Toutes nos félicitations!

Le 23 mars 2021


Chers membres,


Il y a quelques années, un exécutif lançait un cri d’alarme sur l’absence de relève syndicale
à Lionel-Groulx. Une équipe s’est levée en réponse à cet appel. Quatre ans plus tard, nous
devons reconnaître l’immense travail accompli par cet exécutif dans un contexte de
pandémie et de négociation. Nous devons l’en féliciter.


C’est à un autre appel à l’engagement auquel notre équipe répond aujourd’hui en ces
temps où il est difficile de mobiliser. L’enjeu, pour nous, n’est pas de combler ce «vide» à
l’exécutif. Il s’agit bien d’aller au-delà d’une vie syndicale qui repose trop sur les épaules
du seul exécutif. Cet appel à l’engagement doit, souhaitons-le, être plus largement
partagé.


C’est l’un des défis que notre équipe cherchera à relever afin d’assurer une plus grande
cohésion syndicale. Nous pensons aussi à quelques grands enjeux pour les prochaines
années qui auront un impact considérable sur nos conditions de travail : la volonté de la
direction d’implanter un CEC à Saint-Eustache, les multiples révisions de programmes, la
négociation de la convention collective, l’enseignement à distance et les droits des
précaires, le respect de l’autonomie départementale et la mobilisation dans le contexte de
l’après-pandémie.


Nous sommes animés par une foi partagée dans le syndicalisme et la nécessité de
défendre tant la profession que ses artisans. Nous avons envie de travailler ensemble dans
un esprit de solidarité, en nous montrant ouverts au dialogue garant de la vie
démocratique.


C’est donc avec fébrilité et détermination que nous présentons notre candidature au
comité exécutif pour l’année 2021-2022.


Solidarité syndicale.


Denis Paquin, professeur d’économie (présidence)
Geneviève Fortin, professeure en techniques de la documentation (vice-présidence)
Joan-Sébastien Morales, professeur en techniques de l‘informatique (secrétariat général)
Frédéric Morier, professeur de science politique (trésorerie)
Stéphane Chalifour, professeur de sociologie (responsable aux dossiers syndicaux)

Volet Négo

Nouvelle de dernière heure

La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, vient tout juste de convoquer les organisations syndicales du secteur public (CSN, CSQ, FTQ, FIQ, APTS, FAE) à une rencontre mardi soir prochain, à Québec. Jacques Létourneau, président de la CSN, y sera. Nous vous tiendrons informés des développements.

31 MARS…UN AN SANS CONVENTION…ON FAIT DU BRUIT!!! 12h-12h30 au 100 rue Duquet!

Pour les camarades en provenance de la «grand ville»…C’est à 10h!

INFOLETTRE FNEEQ

Conférence de Jean-Noël Grenier, professeur titulaire au département des relations industrielles, Université Laval.

Vous avez raté la conférence de Jean-Noël Grenier sur l’importance de la mobilisation dans un contexte de négociation? Voici sa présentation power point.

COMMENT ASSURER EFFICACEMENT LA LIBERTÉ ACADÉMIQUE?

AMENER LES ÉTUDIANTS À SORTIR D’EUX-MÊMES GRÂCE AU LIEN DE CONFIANCE

Par Yanick Binet, professeur en philosophie

Yanick Binet

Dans un article précédent[1], je tentais de brosser un portrait de ce qui m’apparaissent être les principaux arguments en jeu dans le dossier de la liberté académique. L’article mettait en dialogue une position défendant la liberté académique et une autre disant qu’il faut tenir compte de la sensibilité des étudiants et ne pas les heurter inutilement. Visant une certaine objectivité, le texte avait le défaut d’être trop long. J’aimerais ici résumer certaines idées et présenter une position plus personnelle sur la question, en insistant sur certains éléments qui ne sont pas suffisamment mis en lumière selon moi.

Pour poursuivre la lecture de ce texte :


[1] Liberté académique et souci de ne pas heurter la sensibilité des étudiants; une réflexion dialectique   Voir De vive voix 8.12 spécial liberté académique.

Réfléchir avec l’organisme Au bas de l’échelle sur le salaire minimum à 15$

Bonjour,

C’est avec un immense plaisir qu’Au bas de l’échelle vous invite au lancement de la recherche « Salaire minimum à 15$ au Québec ? Enjeux socioéconomiques et obstacles à l’action collective: un bilan critique »
  dans le cadre d’un midi-causerie par ZOOM le 30 mars prochain de 11h30 à 12h45. Nous vous partagerons un résumé des résultats de la recherche, mais également des pistes de réflexion sur les perspectives d’action. Ce sera aussi l’occasion d’échanger et de débattre ensemble à partir du rapport sur le présent et l’avenir des luttes pour un salaire décent au Québec !

Le lancement aura lieu par Zoom et vous pouvez vous y inscrire en suivant ce lien :
https://us02web.zoom.us/meeting/register/tZUvdu6opjwqHNMMoPC-8tkYzMjMReNL4Z6a
    Les informations de connexion suivront automatiquement !

Nous vous transmettons dès maintenant le rapport de recherche que vous trouverez en pièce jointe !

Cette recherche a été réalisée par Sid Ahmed Soussi, professeur au département de sociologie de l’UQAM et Maxime Thibault Leblanc, étudiant à la maîtrise en sociologie. Elle a été possible grâce au soutien financier du Service aux collectivités de l’UQAM.

Si vous souhaité accéder et partager l’événement Facebook vous pouvez y accéder à partir du lien suivant où en allant sur la page d’Au bas de l’échelle :

Nous espérons vous voir virtuellement en grand nombre !

L’équipe d’Au bas de l’échelle

Pour lire le rapport :

Le 30 mars prochain…

Propositions de lecture

Par Stéphane Chalifour, professeur en sociologie

Stéphane Chalifour

À venir …

30 mars 2021 : Grève du personnel professionnel (Chez nous, les professionnels sont syndiqués CSQ) (Restez à l’affût des consignes)

31 mars : Un an sans convention. Tintamarre CSN (Soutien et profs) midi à 12h30

1 ier avril : Gang, c’est l’heure de remplir le Formulaire A + Comité des relations de travail (CRT) + Journée pédagogique.

2 avril: Jour férié (vendredi saint)

5 avril : Jour férié (lundi de Pâques)


DE VIVE VOIX 8.13

Photo : Judith Trudeau

Cette semaine, nous avons fait l’action tintamarre, en réaction à un recul à la table de négociation sectorielle. En effet, les porte-paroles des deux côtés de la table ont changé en début d’année 2021. Ainsi, du côté syndical, nous avons exposé, de bonne foi, les éléments sur lesquels nous nous étions entendus avant le changement de porte-paroles. Ainsi, la demande syndicale #8 s’est vue scindée en deux. Revisitons-la:

« A) Permettre aux enseignantes et enseignants non-permanents la participation au programme volontaire de réduction du temps de travail (PVRTT) sur une pleine charge session et B) l’accès au congé à traitement différé sur charge à temps complet.»

La demande unifiée a été discutée les 4 et 16 juin ainsi que les 7 et 16 octobre. Au jour du 11 décembre, elle a été scindée. La demande 8-A ne faisait pas partie d’un consensus. Nous l’avions notée. Ceci dit, la portion B de la proposition était vue de façon favorable par la partie patronale. Nous l’avions notée aussi.

Le 26 février, revirement. Cette demande 8-B ne reçoit plus l’aval de la partie patronale. En fait, c’est un argument financier qui semble l’emporter (alors que dans les faits, cette demande est à incidence nulle monétairement et est assumée par l’employé.e). L’argument invoqué : «cela pourrait se traduire par une brèche au niveau des travailleurs en santé». L’argument semble fallacieux car une permanence dans le domaine de la santé peut s’obtenir en 3 mois alors que pour les professeur.es du collège, le statut du précaire peut s’étaler, comme nous le savons, sur 15 ans.

Deuxième élément qui nous fait sourciller. Si on commence à revenir sur certains éléments sur lesquels nous nous étions entendus, est-ce à dire qu’on remet tout sur la table? Voulez-vous bien me dire à quoi a servi la dernière année?

Décourageant. Déjà que le gouvernement Legault ne semble pas vouloir régler rapidement et que selon les informations entendues, «on règle au sectoriel avant de régler au central», si on commence à reculer au sectoriel, on n’est pas sortis de l’auberge!

C’est donc ce qui explique le visuel derrière : sans mandats, on n’avance pas. Pouvons-nous parler franchement à la table pour pouvoir négocier adéquatement?

Je vous resoumets l’info-négo qui parle de cette saga!

Je vous soumets la petite vidéo de cette activité tintamarre

Prochaine action de mobilisation :

Dans le cadre de l’actuelle négociation, les membres du comité de négociation et de mobilisation vous invitent à une rencontre-causerie avec Jean-Noël Grenier, professeur de relations industrielles à l’Université Laval.

Explications ici

Une image contenant texte

Description générée automatiquement

Préinscription obligatoire : https://zoom.us/meeting/register/tJIrcuitqzovGNHMd2fW7219eXk3_d7wwlBg

Une fois inscrit.e, vérifiez vos courriels (incluant les pourriels) : vous y trouverez votre hyperlien personnel vous permettant de vous connecter.

Pour le comité de négociation et de mobilisation

Volet Comodal

Vous recevrez, sous peu, par la Direction des études, le guide de prestation des activités pédagogiques en mode hybride pour l’automne 2021 sous la forme de questions à répondre. En fait, il s’git d’un exercice pour que les départements s’approprient et anticipent le prochain guide. Que les membres des départements se questionnent sur les éléments qui ont fonctionné et d’autres à améliorer dans notre enseignement en mode hybride. Dans la vingtaine de questions, il y en a une sur une possibilité (ou non) d’utiliser le comodal. Soyons vigilants sur ce mode d’enseignement. À cet effet, je vous invite à lire l’excellente chronique d’école et société no 91 qui en traite.

Bonne lecture ou bonne écoute (balado)

Chronique 91 – Enseignement comodal: le mirage du « 2 en 1 »

Volet jour de la marmotte pour soins infirmiers…

«L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) lance une consultation en vue de la tenue de ses états généraux, qui auront lieu les 20 et 21 mai 2021. L’aboutissement de cette démarche est la production d’un rapport public de l’OIIQ sur la reconnaissance de la pratique infirmière. Dans la trousse préparatoire à ses états généraux, l’Ordre détermine trois thématiques, dont celle de la « Formation infirmière : pour relever les défis du 21e siècle », dans laquelle elle attaque, une fois de plus, le diplôme d’études collégiales (DEC) en Soins infirmiers. En effet, comme le stipule son plan stratégique 2020-2023, l’OIIQ demande ce que seraient les facteurs qui favoriseraient la mise en place du baccalauréat comme norme d’entrée dans la profession infirmière. Fortes de ses positions antérieures, notamment lorsqu’elle a initié la Coalition pour le maintien d’un DEC qualifiant en 2013, la FNEEQ rappelle l’OIIQ à l’ordre et réitère ses arguments en faveur du maintien du DEC comme condition d’entrée dans la profession infirmière. Dans cette perspective, nous proposons le plan d’action suivant.»

AmiEs des Soins, pour poursuivre la lecture et voir le plan d’action (rédaction de commentaires à envoyer à OIIQ), suivre le lien suivant :

Pour d’autres inspirations de commentaires, vous pouvez adapter ceux préparés par Josée Pilon, professeure en Soins du cégep de l’Outaouais :

Volet Réussite

Voici le mémoire de la FNEEQ soumis lors de la rencontre sur le chantier de la réussite, le 24 février dernier.

Décès d’un ancien

Pierre Ripeau

Nous avons appris, le 23 février dernier, le décès d’un ancien professeur de mathématiques à Lionel-Groulx, monsieur Pierre Ripeau. Toutes nos condoléances aux proches et amiEs.

Pour laisser un message aux proches.

Volet 8 mars

Judith Trudeau

Il y a des dates qui ne doivent jamais passer inaperçues. L’une d’elles est le 8 mars. Nous aurions pu écrire un énième hommage à Joyce Echaquan pour tenter de conjurer notre peine et notre indignation. Nous aurions pu faire défiler des statistiques. Je nous propose un texte étudiant que j’ai reçu à la session d’automne en Monde contemporain et cinéma. Je m’étais promise de le soumettre le 8 mars. L’étudiant en question m’a donné la permission de publier son texte de façon anonyme. Il m’a demandé de changer le nom des jeunes filles. Ce que j’ai fait. Pourquoi le soumettre? Parce que ce 8 mars, malheureusement, ce n’est pas ringard. Vous y comprendrez l’actualité du droit des femmes à la sécurité et à la dignité.

Attention, ce texte peut être déstabilisant. Les mots utilisés sont sans dentelle. Dans la partie 1 et 2 il répond à des exigences du travail demandé sur le film : «Mourir à tue-tête» d’Anne-Claire Poirier. Dans la troisième partie, il répond à la question de l’actualité (ou non) du concept de culture du viol.

Mourir à tue-tête

https://www.onf.ca/film/mourir_a_tue-tete/

Suggestions de lecture

Par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

Stéphane Chalifour

À venir…

15 mars : Action féministe CSN Laurentides

17 mars : 5 à 7 liberté académique

18 mars : Activité mobilisation, conférence de Jean-Noël Grenier (5 à 7)

24 mars : Assemblée générale (élections et liberté académique)

De vive voix 8.12 spécial liberté académique

Photo : Judith Trudeau

Alors le voici le voilà ce spécial liberté académique. Je vous soumets les textes par ordre de réception. Merci aux auteurs et autrices. Bonne lecture à vous tous et toutes. Camarades du comité, nous avons un beau travail à faire!

La Fneeq doit refermer la boîte de Pandore sur la liberté académique

Murielle Chapuis

Un problème mal posé ; une proposition minée

Par Murielle Chapuis, professeure de littérature

Alors que la liberté académique n’est pas suffisamment reconnue dans les conventions collectives des cégeps[1], et qu’elle devrait être inaliénable de la part du syndicat selon l’article 2-3.01[2], les représentants des syndicats locaux impliquant différents cégeps et quelques universités ont adopté une proposition périlleuse lors du Conseil fédéral de la FNEEQ des 2 au 4 décembre 2020.  

Sans avoir su procéder auparavant à une consultation systématique de leurs membres, ceux-ci ont entériné, après avoir procédé à l’amendement du point un adopté par une seule voix de majorité selon le secrétaire de cette réunion et « près de quatre heures [3]» de délibération, la longue proposition suivante qui peut mener à de graves précédents :

Pour poursuivre la lecture de ce premier texte :

À la défense d’un principe inaliénable

Par Nicolas Tremblay, département de français

Nicolas Tremblay

Dans mon article, je ne parlerai pas du mouvement Woke, de la cancelled culture, de l’anticolonialisme… Les articles abondent déjà sur ce nouveau progressisme revendicateur qui remet en question notre parole, c’est-à-dire celle des professeurs que nous sommes tous. Il est inutile d’en rajouter ici. Je souhaite plutôt aborder la question de la liberté académique en elle-même ainsi que celle du rôle que nous jouons auprès de nos étudiants.

Liberté, principe inaliénable

Notre syndicat tant local que national devrait, en prévision de la rédaction du mémoire sur « la liberté académique incluant les enjeux du racisme et de la discrimination systémiques », se rappeler que son rôle fondamental est de défendre les intérêts du corps enseignant qui le compose, et qu’il y va là d’un intérêt fondamental, voire vital : notre parole ne doit pas être restreinte ni balisée d’aucune façon. Notre syndicat n’est pas là pour représenter les opprimés ou les victimes, mais des professeurs embauchés par l’État pour remplir une mission, celle d’instruire de jeunes et de moins jeunes adultes.

Pour poursuivre la lecture de ce second texte :

Liberté académique et sensibilité raciale : il n’est pas nécessaire de choisir son camp.

Par Bruno Marcotte, professeur de science politique

Bruno Marcotte

Le traitement médiatique du débat sur la liberté académique peut donner l’impression que nous assistons au Québec à une «guerre culturelle» à l’américaine. Pourtant, les coups de canon éditoriaux des dernières semaines ont poussé des centaines, voire des milliers de professeurs à lire, réfléchir et dialoguer. Là où certains voient une guerre, d’autres voient des questions.

Dans cet esprit, je propose ici cinq principes qui devraient d’après moi guider la réponse syndicale du SEECLG sur les questions de liberté académique. Le thème fédérateur est qu’il n’y a pas d’opposition à chercher entre l’engagement envers la liberté académique et le développement d’une plus grande sensibilité par rapport aux enjeux raciaux. Pour reprendre les mots d’Ève Ménard et Shophika Vaithyanathasarm, je cherche ici à trouver « un équilibre sain nous permettant de continuer à apprendre sur le passé, tout en envisageant un avenir différent»[1]


[1] Ève Ménard et Shophika Vaithyanathasarm. «Liberté d’enseignement et modération des discours». Le Devoir. 17 février 2021. [hyperlien].

Pour poursuivre la lecture de ce troisième texte :

Contre une approche punitive et pour une réflexion inclusive

Par Claire Dumouchel, professeure de psychologie

Claire Dumouchel

Bien que j’aie déjà écrit un article dans le de Vive Voix 8.08 sur l’importance de l’écoute et du dialogue dans les enjeux de liberté académique, je vais préciser davantage ma posture. Pour contextualiser, je vais parler davantage de mon expérience. Bien sûr je suis enseignante en psychologie, mais plus précisément ma formation est en recherche et en psychologie organisationnelle, qui est une branche de la psychologie sociale. J’ai aussi beaucoup touché aux enjeux de communication et de discrimination. J’ai donc déjà été exposée dès mes études universitaires aux notions de discrimination et racisme systémiques, du point de vue psychologique et sociologique. Je suis aussi militante féministe et, bien que mon engagement ait changé de forme de mon adolescence jusqu’à aujourd’hui, mon implication a toujours été centrale dans ma vie.

Je vais me prononcer sur 2 points concernant les enjeux de liberté académique :

  • La dénonciation d’une approche punitive face aux enseignant.e.s dans les cas reliés à la liberté académique
  • L’importance d’une réflexion inclusive dans le titre Comité sur la liberté académique incluant les enjeux de racisme et de discrimination systémiques

Pour poursuivre la lecture de ce quatrième texte :

LE RÉEL DANGER

Par Michel Milot, professeur de mathématiques

Michel Milot

Dans l’actuelle saga sur la liberté académique (grimpée en épingle par une obsession des médias), je sens un souffle conservateur qui craint de perdre une partie de son hégémonie. Bien sûr, certains cas récents comportent des aspects inquiétants, voire révoltants, qu’il faut dénoncer, tout autant que la manière dont se comportent certains gestionnaires devant leurs « clients rois ». Cela dit, je ne peux m’empêcher de constater que, parallèlement, quand vient le temps de dénoncer les dérives du formatage technocratique et des obsessions gestionnaires de plus en plus présentes dans l’enseignement collégial, celles-là qui dénaturent de plus en plus notre métier et restreignent notre liberté académique, bien peu sont présents à les dénoncer. Pour ne citer qu’un exemple, je suis beaucoup plus inquiet pour l’avenir de l’éducation et de notre métier du bulldozer du numérique et de l’intelligence artificielle (l’arrivée de robots bienveillants[1]) dans les cégeps, que d’une remise en question somme toute rare de l’utilisation de certains mots.


[1] Consultez le site Internet de la compagnie Optania pour plonger dans cette dystopie…

Pour poursuivre la lecture de ce cinquième texte :

Suggestion de lecture de Michel Milot   Très stimulant de lire des étudiant.es se prononcer dans l’article « La liberté universitaire contre la dérive autoritaire » (Le Devoir, 5 mars 2021). Ce texte ajoute en profondeur aux éléments que j’effleure dans ma contribution au débat sur la liberté académique.

Quelques propos sur le racisme systémique en éducation

Par Rémi Vachon, professeur en philosophie

Rémi Vachon

Dans son livre White Fragility (2018), l’auteure Robin Diangelo présente l’exemple (réel) d’une enseignante blanche dans une école aux États-Unis qui reçoit dans son bureau deux étudiantes noires.

Durant la rencontre, l’enseignante s’adresse à une des étudiantes en utilisant le mot « girl ». L’étudiante est alors choquée par ce qu’elle juge être un ton condescendant et considère que ceci doit être lié au fait qu’elle est noire. La seconde étudiante, elle aussi noire, répond alors à son amie que ce n’est pas le cas, parce qu’elle a vu régulièrement l’enseignante utiliser le même mot en s’adressant à d’autres étudiantes, indépendamment de leur ethnicité.

Face à cet incident, les enseignants de l’établissement ont en bloc pris la défense de leur collègue en faisant valoir que le témoignage de la seconde étudiante prouvait que ce n’était pas raciste.

Bon, ici je n’ai pas l’intention de développer sur les raisons pourquoi à mon sens il ne s’agit pas d’un incident raciste. Ce sur quoi je veux mettre l’accent c’est sur l’analyse que fait Robin Diangelo de cette situation.

Pour poursuivre la lecture de ce sixième texte :

LIBERTÉ ACADÉMIQUE ET SOUCI DE NE PAS HEURTER LA SENSIBILITÉ DES ÉTUDIANTS

UNE RÉFLEXION DIALECTIQUE

Par Yanick Binet, professeur de philosophie

INTRODUCTION

Yanick Binet

Il s’est dit beaucoup de choses sur la liberté académique et sur la bonne façon de l’articuler avec le souci de ne pas choquer inutilement la sensibilité des étudiant-e-s.

La raison pour laquelle le sujet suscite tant de passions est certainement que deux ordres de préoccupation entrent en conflit. Ces préoccupations concurrentes traduisent une vision profonde de ce que devrait être la mission de l’école et la bonne façon de faire progresser la société, et sont même souvent associées avec une identité que l’on cherche à défendre, parfois avec passion.

Afin de poser un jugement éclairé, il me semble important de comprendre les points de vue en présence.

Loin d’être exhaustif, le texte suivant tente de rendre compte de ce m’apparaissent être les arguments les plus communs de chaque côté. Bien entendu, certains seront moins forts que d’autres, sinon carrément des préjugés.

Pour poursuivre la lecture de ce septième texte :

Une bêtise systémique

À ne pas vouloir reconnaître ce qui menace l’autonomie professionnelle, nous courrons le risque de pervertir complètement la mission fondamentale inhérente à l’acte d’enseigner

Par Stéphane Chalifour, professeur en sociologie

Stéphane Chalifour

Née de ce qui est devenue l’«affaire» Lieutenenant-Duval, la controverse autour de la liberté académique aura permis de révéler le profond malaise dont est porteuse une mouvance idéologique qui se présente à nous sous les traits de volontés émancipatrices. Les dernières controverses devraient pourtant suffire à nous convaincre des dangers que représente une posture morale dont la stratégie consiste, au nom des bons sentiments, à faire des sensibilités subjectives et aléatoires un principe objectivé et formalisé devant désormais contraindre les conduites. Accusés de «racisme», d’«islamophobie», ou «transphobie», des collègues du réseau universitaire notamment subissent les foudres de jeunes militants fanatisés rompus à la «cancel-culture» avec la complicité d’une nouvelle intelligentsia qui se croit investie d’une véritable mission purificatrice. Déclarés coupables du simple fait d’être dénoncés sans autre procès, certains font même l’objet d’une véritable campagne d’intimidation avec, comme on l’a vu à Ottawa, la complaisance d’un recteur dont le camp n’est visiblement pas celui de la justice.

Pour poursuivre la lecture de ce huitième texte :

Suggestion de lecture de Stéphane Chalifour :

Liberté académique. Liberté.

Par Étienne Gendron, professeur en histoire

Étienne Gendron

Le mot est lourd de signification, pesant. Il invite à prendre tout débat qui l’entoure au sérieux, sous peine de plaider pour l’enchaînement d’autrui. Depuis plusieurs mois, il est sur toutes les lèvres et nourrit les inquiétudes de centaines d’enseignants qui craignent de voir leur profession muselée, son exercice policé, chaque parole soupesée face au tribunal invisible de la rectitude politique. Bref : la question est présentée comme une question de principes, l’opposition entre un paradigme «woke» menant à l’autocensure, ou à celui d’une société démocratique et libérale dévouée au libre échange des idées.

Pour poursuivre la lecture de ce neuvième texte :

De vive voix 8.11

Pour vous, retraité.es

Anticipation du budget Girard

Pour ceux et celles qui redoutent le prochain budget, je vous propose quatre lectures : le mémoire déposé par les quatre centrales syndicales du Québec, une brochure créée par l’IRIS et deux lettres, une publiée au national et une autre à paraître dans les journaux locaux des Laurentides.

Judith Trudeau

Bonne lecture!

Brochure de l’IRIS

L’austérité n’est pas une option

INFOLETTRE DE LA FNEEQ

Réussite à Lionel

Vous avez assisté à la Commission des études du 4 février dernier ou de l’ACCDP du 18 février? Vous aimeriez retrouver la présentation de Maryse Turenne sur les taux de réussite des deux dernières années? Les voici! En prime, un article sur la réussite où l’on y cite deux études qui influenceront peut-être des actions à venir. Anticipons!

Au Cégep, éteindre les feux et plus encore!

Négociations

Info-négo :

L’importance de se mobiliser, par Jean-Noël Grenier :

Outils pour s’y retrouver dans la négo

Vous voulez vous concentrer sur les demandes sectorielles? Voici deux outils récapitulatifs :

Mobilisation

Le coeur à visage découvert, un slam de David Goudreault

Je vous soumets mon résumé de la rencontre virtuelle du 12 février dernier. Une volonté de coordonner 3 Cégeps pour répondre au défi : 45 bonnes raisons de se mobiliser. Sachez que si le cœur vous en dit, nous nous rencontrons au local syndical ce lundi 22 février (MIDI) pour cogiter autour de notre action :

Improvisation mixte ayant pour thème : Une année sans convention

Nombre de joueurs: illimité

Catégorie: à la manière d’une tragédie

Durée : 3min 30 secondes

Pour vous donner le goût, visionnez :

45 raisons de se mobiliser (première capsule)

45 raisons de se mobiliser (deuxième capsule)

Liberté académique

Voici la démarche que nous vous proposons pour la suite des choses :

  1. La proposition qui suit sera débattue lors de la prochaine AG le 24 février prochain.
Considérant les événements depuis l’automne 2020 en lien avec la liberté académique;
Considérant la proposition du conseil fédéral du 2-3-4 décembre;
Considérant qu’à travers cette proposition; les syndicats locaux ont la possibilité de soumettre un mémoire pour outiller le comité École et société dans ses travaux en vue du congrès de juin prochain;
Il est proposé
que le SEECLG propose La formation d’un comité ad hoc ayant pour mandat la création d’un mémoire sur la «liberté académique incluant les enjeux de racisme et de discrimination systémiques».
Que dans son mandat, le comité tienne compte des points de vue exprimés dans le De vive voix spécial liberté académique incluant les enjeux de racisme et de discrimination systémiques qui sera diffusé le 3 mars prochain.
Que le mémoire reçoive l’aval de l’AG du 24 mars prochain pour envoi au comité École et société d’ici le 26 mars prochain. 

2. Si la proposition est acceptée, il y aura formation de ce comité séance tenante (24 février).

3. Vous avez jusqu’au 3 mars midi pour faire parvenir vos textes au seeclg@gmail.com pour le spécial liberté académique.

Santé et sécurité au travail, PL 59

Retraite : formation RREGOP en ligne ce 23 février de 17h à 19h30

Bonjour,

Caroline Quesnel

Le CFARR propose à nouveau une courte formation de 2 heures et demie sur la retraite et les dispositions du RREGOP qui s’adresse aux membres locaux. Cette formation vise à répondre aux besoins de certaines personnes qui n’ont pu se joindre à des formations locales du CFARR ou qui souhaitent, dans le contexte de la pandémie, nourrir leur réflexion sur leur proche avenir. 

Cette formation multi syndicats aura lieu le mardi 23 février 2021 de 17 h à 19 h 30 par visioconférence. Elle est ouverte aux membres des syndicats du regroupement cégep qui cotisent au RREGOP. Sachez que nous ne limiterons pas le nombre de participant‑es afin de permettre au plus grand nombre d’en profiter. Par conséquent, il sera difficile de répondre à toutes les interrogations individuelles, cependant nous vous transmettrons dans un prochain envoi des directives précises pour acheminer les questions avant et pendant la formation.

Voici les coordonnées  :

DATE:        Mardi 23 février 2021 (par visioconférence Zoom) Le lien Zoom pour joindre la formation sera transmis plus tard aux personnes inscrites.

                    17 h à 19 h 30

Envoyez vos noms et adresse courriel au seeclg@gmail.com si vous êtes intéressé.es. Vous avez jusqu’à midi, ce lundi 22 février pour manifester votre intérêt.

MATÉRIEL À PRÉVOIR POUR LA FORMATION :
Calculette  (IMPORTANT)
Relevés RREGOP et RRQSi vous les avez (ces documents ne sont pas indispensables, mais vous seraient fort utiles).

Suggestions de lecture

par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

Stéphane Chalifour

MOREAU, Patrick, «Où cela s’arrêtera-t-il?» , Le Devoir, 3 février 2021

BOUCHARD, Gérard, «L’antiracisme au Québec» Le Devoir, 13 février 2021

Quelques photos…

À venir…

lundi 22 février : Rencontre de mobilisation au local du syndicat (midi) + date limite pour s’inscrire à la formation retraite en ligne (midi)

Mardi 23 février : formation RREGOP (17h-19h30) inscription nécessaire.

Mercredi le 24 février : AG en ligne à partir de 12h30

25-26 février : Regroupement Cégep

3 mars midi : Date limite pour soumettre un texte dans le De vive voix spécial liberté académique

1-5 mars : semaine de mise à niveau

11 mars : Commission des études

de vive voix 8.10

Nous vous souhaitons de la prévisibilité, une longueur de vue et pas trop d’obstacles cette session-ci.
Bonne session hiver 2021

Bilan de l’automne et voeux pour 2021

Par Christiane Carrère, professeure en anthropologie

À qui de droit,  

Je veux débuter en vous souhaitant une Bonne année 2021. On se la souhaite tous un peu meilleure, beaucoup moins chaotique et beaucoup plus douce que 2020.   

En fait, je ne vous la souhaite que maintenant car c’est ma première journée de vrai repos (sauf le 24 décembre) depuis le mois d’octobre et j’ai pu, enfin finir par remettre mes notes le 3 janvier et en ai discuté hier avec des étudiant-e-s.   

Christiane Carrère

Tout d’abord, je voulais vous dire que si je vous écris, c’est que j’ai de l’espoir, l’espoir que cette douceur soit aussi prodiguée aux profs qui se désâment pour faire la job dans un contexte tellement difficile. Un contexte où certaines vérifications, qu’on nous demande par ailleurs, sont carrément impossibles, un contexte où tout est plus ardu et complexe qu’en temps normal. C’est vrai pour tous, et c’est aussi vrai pour nous.  

Je tenais à dire avant tout, que je suis encore sous le choc de l’étonnement de quand J’ai rencontré un membre de la direction, alors que j’allais chercher un livre à la bibliothèque du collège. Qui m’a alors dit que rien n’était très différent concernant les abandons et l’admission à ce moment-là. Je me souviens de mon étonnement.  

Pour poursuivre la lecture de ce texte :

Suggestions pour la session qui vient, cliquez ici

Avec la participation des représentants syndicaux de St-Jean, Sherbrooke, Maisonneuve, La Pocatière, Lionel-Groulx, Montmorency et Édouard-Montpetit. Bon visionnement!

Caméras ouvertes, déclaration commune

13 janvier 2021
«À la lumière de l’expérience vécue depuis le début de la pandémie, les parties signataires constatent plusieurs difficultés associées à l’enseignement en non-présentiel. Parmi celles-ci, le fait d’offrir des activités pédagogiques alors que les caméras sont désactivées constitue un enjeu affectant l’expérience de formation, pour les personnes enseignantes et étudiantes. Dans ce contexte, il nous apparaît important de demander d’une même voix à toutes les utilisatrices et à tous les utilisateurs des plateformes de maintenir leur caméra ouverte durant les cours.

Ce principe du maintien de la caméra en fonction comporte toutefois certaines exceptions qu’il est important de reconnaître, soit lorsque des problèmes associés à la connexion Internet rendent l’usage de la caméra difficile, voire impossible, ou si des enjeux de respect de la vie privée se présentent.


Dans de tels cas, les étudiantes et les étudiants sont invités à utiliser les espaces sécuritaires, calmes et propices à la concentration ainsi qu’à l’étude rendus disponibles dans leur cégep, et ce, dans le respect des règles sanitaires. Les étudiantes et les étudiants peuvent aussi communiquer avec le personnel enseignant afin de trouver une solution qui tient compte de leur situation particulière, tout en favorisant une expérience positive pour l’ensemble des groupes concernés.


Caroline Quesnel Présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec
Lucie Piché Présidente de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep
Noémie Veilleux Présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec
Bernard Tremblay Président-directeur général de la Fédération des cégeps

Volet sur la négo

Des négociations qui bloquent à la table centrale

par Denis Paquin

Denis Paquin

Notre convention collective est échue depuis le 1er avril 2020. Déjà près de 10 mois sans un nouveau contrat de travail! Après l’annonce d’une conclusion imminente en juin dernier, puis à nouveau en décembre, je n’ose plus me prononcer sur la fin de cette négociation qui s’éternise… Nous devrons visiblement accroitre nos moyens de pression au cours des prochains mois afin d’obtenir un renouvellement satisfaisant de notre convention. Je vous propose, par ce texte, de dresser un état de la situation et d’amorcer une réflexion sur la suite de cette négociation, disons-le, atypique.

Pour poursuivre la lecture de ce texte :

La grève… en temps de pandémie?

Par Judith Trudeau

Judith Trudeau

L’enseignement en temps de pandémie n’est pas une sinécure. Défendre nos conditions de travail alors que les rassemblements se font sous le poush poush du purell et des masques de procédure n’est pas une mince affaire non plus. Pour ceux et celles qui voulaient relever de nouveaux défis, disons que nous sommes choyé.es!

Pourquoi sommes-nous à l’étape où il faut nous poser cette question? Parce que les négociations piétinent. (…)

Pour poursuivre la lecture de ce texte :

Texte sur l’EUF

«Une directive ministérielle suspendant exceptionnellement, en raison de la pandémie, l’exigence de réussir l’Épreuve uniforme de français pour obtenir un diplôme d’études collégiales sème de vives inquiétudes chez les profs de cégep. Pour plusieurs d’entre eux, cette nouvelle directive, qui suggère que l’épreuve n’est plus obligatoire pour quiconque y a échoué depuis que sa réussite a été rendue nécessaire à l’obtention du diplôme en 1998, vient dévaluer les efforts de tous les étudiants qui l’ont réussie et laisse présager, à terme, son abandon.»

Pour poursuivre la lecture de ce texte : 22 ans d’épreuve uniforme de français risquent d’être jetés à l’eau

Il est à noter que lors du regroupement des 14 et 15 janvier dernier, celui-ci (y compris vos représentants de Lionel-Groulx, Denis Paquin et Judith Trudeau) a voté une motion de blâme au ministère pour le cafouillage autour de l’EUF de l’automne dernier.

Report demandé pour Mathématique

Proposition adoptée à la majorité lors du regroupement Cégep des 14 et 15 janvier.

À quoi ça sert un syndicat? (prenez le temps de visionner…c’est beau!)

Sondage performa…

Voici ce que le camarade Camille Dubuc, président du syndicat des enseigants de Granby écrivait à ses membres :

Camille Dubuc de Granby

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Vous avez reçu par courriel une invitation à compléter un sondage sur les besoins de formation des enseignant.e.s. Plusieurs exécutifs syndicaux sont frileux à l’idée de ce sondage. On le sait depuis le premier dépôt patronal, la formation sera un enjeu au cours des présentes négociations. Les employeurs veulent avoir un contrôle sur la formation offerte aux enseignant.e.s, contrôle sur le contenu et sur la participation. L’offre de Performa ne nous semble pas être un hasard. On comprend que dans la situation actuelle, le besoin de formation est très grand et qu’il est tentant de répondre au sondage. Mais il faut se rappeler que le budget de formation, gain fait au cours des négociations passées, appartient aux enseignant.e.s et que ce sont ces derniers et ces dernières qui sont en mesure de bien identifier leur besoin de formation. Nous n’avons pas encore de mot d’ordre de la FNEEQ concernant ce sondage. Mais je trouvais important de vous rappeler les enjeux entourant la formation et perfectionnement. Ils touchent principalement notre autonomie professionnelle. Ici au Cégep, nous avons notre programme de développement professionnel qui devrait nous guider dans un choix de formation et de perfectionnement. Ce programme est basé sur l’autoévaluation par l’enseignant.e de son cheminement. Ce programme se voulait une réponse à la demande d’évaluation des enseignant.e.s de la part de la direction des études. Peut-être que c’est simplement une crainte non fondée de notre part. Je voulais vous mettre au courant d’un des enjeux de la présente négociation.

Bravo à Fabien Torres, professeur de sociologie pour ce texte paru dans le Devoir ce week-end!

Depuis le confinement du printemps passé, nous avons vu se déployer une créativité sans limites afin de poursuivre différentes activités professionnelles et ludiques en ligne. Des musées aux concerts, des lieux de culte aux voyages, des cours éducatifs ou de yoga aux tâches professionnelles, sans oublier les 5 à 7 virtuels, on aurait pu avoir l’impression que tout pouvait désormais se vivre dans le confort de sa maison. Après plusieurs soupers virtuels, de très belles retransmissions de concerts de l’Orchestre Métropolitain ou plusieurs jours ou semaines de travail en ligne, on se rendait bien compte petit à petit que quelque chose commençait à manquer. Selon le sociologue et philosophe Hartmut Rosa, ce qui nous manque n’est autre que ce qu’il nomme la résonance, phénomène qu’il est bien difficile de recréer sur des écrans.

Pour poursuivre la lecture de ce texte : La vie en ligne ou la perte de résonance

Suggestions de lecture

Par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

  1. CYR, Marc-André, «Fragilité blanche et pâle analyse», Ricochet, novembre 2020 :

2. VALENTIN, Pierre, «Le décolonialisame est la maladie sénile de la gauche intellectuelle contemporaine, entretien avec Pierre-André Taguieff», Le figaro, 10 novembre 2020 :

Juste pour vous dire que nous avons un appui de taille dans nos négo:

Merci au travail des camarades de Édouard-Montpetit!

À venir :

25 janvier : Début des cours de la session hiver 2021

27 janvier à partir de midi : Assemblée générale

28 janvier : Commission des études (CÉ)

28 janvier : Rencontre de CCSPP (comité de coordination des services publics et parapublics)

29 janvier: Regroupement Cégep

2 février : Comité des relations de travail (CRT)

De vive voix 8.09

«Le père Noël m’a dit de ne pas lâcher, qu’il était de tout cœur avec nous! #négos2020 »

Oui, la lettre d’entente entre le CPNC et la FNEEQ fut signée (ajustements à la convention collective en temps de covid)

Pour y accéder :

État des lieux des ressources covid

Par Aude Lacasse et Judith Trudeau

«La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) apprécie la décision finale de la ministre McCann de dédier entièrement aux enseignantes et aux enseignants l’injection de 25 millions de dollars annoncée lors la mise à jour économique du gouvernement, en novembre dernier. L’annonce initiale suggérait un saupoudrage des investissements dans une multitude de mesures, ne laissant que des miettes pour alléger la tâche des profs de cégep à la session d’hiver. La mobilisation et la ténacité de la Fédération et de ses syndicats pour faire connaître la réalité des membres ne s’avèrent pas étrangères à ce retournement de situation.»[1]

Judith Trudeau
Aude Lacasse

En effet, les professeur.es du collégial sont sortis dans les médias cet automne. Que ce soit à travers un sondage sur la santé des professeur.es réalisé auprès de 2000 personnes que ce soit à travers une lettre signée par plus de 2000 enseignant.es, que ce soit à travers les représentations quotidiennes de nos représentants à la Fneeq (Yves de Repentigny et Caroline Quesnel) que ce soit encore par des manifestations devant les locaux de la ministre McCann, vraiment, malgré cette pandémie, nous avons été actifs. Et cela fut « payant ». La ministre de l’Éducation supérieure nous a entendus.


[1] Communiqué de la Fneeq-CSN, 10 décembre 2020.

Pour poursuivre la lecture de ce texte :

Réflexion autour de la notion d’«éparpillement technopédagogique»

Par Denis Paquin

Après cette année de fou, mes dents grincent lorsque j’entends la notion d’«éparpillement technopédagogique», du moins, de la façon dont le Collège l’utilise.

Denis Paquin

J’ai enseigné à l’automne un cours de méthodes quantitatives appliquées aux Sciences humaines. Les étudiants devaient utiliser Colnet, Zoom, Moodle et Excel. Aucun «éparpillement technopédagogique». L’ensemble de ces outils sont d’ailleurs supportés par le Collège. Et pourtant! J’ai vécu les mêmes difficultés. Plantage de Colnet et de Moodle (en même temps ou à tour de rôle comme une course à relai…), ralentissement de ces plateformes, instabilité des connexions Internet… Il y a eu, en plus, des problèmes avec l’installation d’Excel sur l’ordinateur de plusieurs de mes étudiants (installation d’une version incomplète ou en anglais), sans oublier les différences entre les versions PC et Mac. Je n’ai pas eu, par contre, de zoombombing!

Pour poursuivre la lecture de ce texte :

Fermeture du programme Techniques de bureautique : des femmes et des entreprises pénalisées

Collectif de signataires

| Publié le 11 décembre 2020

Les programmes techniques du réseau collégial contribuent largement à donner à des milliers de Québécoises et Québécois l’accès à des emplois de qualité en les qualifiant hautement et durablement. Les diplômés de Techniques de bureautique sont de ces personnes et leur rareté fait que les employeurs se les arrachent compte tenu du niveau de compétence qui les distingue.  

Dans un contexte où le taux de placement des finissants frôle les 100 %, il est étonnant et choquant de voir que le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) songe à abolir ce programme. Pourtant, aucun argument probant n’a été invoqué pour soutenir une décision aussi radicale, d’autant plus que des solutions simples et porteuses peuvent être mises en œuvre. 

Un métier d’avenir En février 2018, le Palmarès des carrières plaçait le poste de « secrétaire de direction » au troisième rang de son Top 3 des professions les plus prometteuses pour les diplômés du collégial. Nous le constatons sans cesse, les employeurs perçoivent le niveau élevé de compétence de nos diplômés. 

Nous sommes d’ailleurs particulièrement préoccupés par une fermeture qui limiterait une vaste majorité de femmes sur le plan professionnel puisque 90 % de l’effectif étudiant est féminin. Les candidates potentielles n’auraient d’autre choix que de se tourner vers le diplôme d’études professionnelles (DEP) du secondaire, qui les limiterait tant sur le plan de l’avancement professionnel que sur celui du salaire. 

Des solutions simples pour briser un stéréotype

Il faut reconnaître que le terme « Bureautique » a pour plusieurs une résonance désuète qui explique en grande partie le nombre insuffisant d’inscriptions au programme par rapport aux postes disponibles. 

Oubliez pourtant l’image stéréotypée de la secrétaire exécutante qui vous vient en tête : les personnes détentrices d’un diplôme d’études collégiales (DEC) en Bureautique accomplissent des tâches administratives qui touchent tant la gestion que la communication ou la technologie et qui requièrent une grande autonomie de même qu’un jugement critique et éthique bien développé. 

Nous faisons valoir depuis plusieurs années la nécessité d’une mise à jour du titre du programme et de ses voies de spécialisation pour les rendre plus attrayants et plus représentatifs des perspectives de carrière qu’offre véritablement la formation : pourquoi le MES n’envisage-t-il pas cette solution d’une simplicité frappante? 

Il est de plus particulièrement choquant de voir que le Ministère songe à fermer un programme dont la pertinence demeure sans avoir cherché à le mettre à jour depuis 1999! 

Nous croyons qu’il faut revoir les compétences afin qu’elles reflètent davantage la complexité des savoirs acquis et le caractère distinctif des diplômés du DEC par rapport à celles d’autres formations. Nous n’avons pas attendu le MES pour adapter le contenu des cours afin que les connaissances soient toujours en harmonie avec les besoins des milieux de travail : ces différentes initiatives locales gagneraient à être mises en commun dans le cadre d’une révision nationale du programme à laquelle l’apport des enseignant.es serait concret. 

Nous souhaitons que le Ministère entende notre message et qu’il travaille avec nous à préserver un programme qui offre des emplois de qualité à une majorité de femmes. 

Les enseignantes et les enseignants de Techniques de bureautique des syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)

Infolettre de la FNEEQ

Liberté académique…Nous n’avons évidemment pas fait le tour de la question…Appel de textes pour le 15 février 2021.

Revisitons la proposition adoptée en conseil fédéral de la FNEEQ du 2-3-4 décembre 2020 (déjà soumise en ces pages dans le DVV 8.08)

  1. Qu’en vue du congrès du mois de juin, le comité École et société de la FNEEQ produise une réflexion sur la liberté académique qui inclura les enjeux du racisme et de la discrimination systémiques;
  2. Que ce travail se réalise en collaboration avec le comité interculturalité, discrimination et racisme systémiques au travail et en éducation, avec le comité femmes, avec le comité diversité sexuelle et pluralité des genres et le comité précarité, relève et vie syndicales;
  3. Que le rapport du comité École et société vise à alimenter la réflexion de la FNEEQ et de ses membres sur lesdites questions, à favoriser le dialogue entre le personnel enseignant et les étudiant-es notamment dans ses aspects pédagogiques, historiques, sociaux et juridiques. et à aider les syndicats membres dans leurs discussions et négociations avec les institutions d’enseignement.  
  4. Que les syndicats membres puissent faire parvenir au secrétariat général pour transmission aux comités impliqués des mémoires sur ces questions.    
Si nous lisons bien cette résolution (1), il s’agit d’enrichir la réflexion sur la liberté académique, celle-là même que nous voulons insérer dans notre prochaine convention collective. Déjà travaillée dans le cadre des lanceurs d’alerte et du fameux devoir de loyauté, c’est d’autres défis que les Verushka Lieutenant Duval et Catherine Russell ont dû affronter cet automne. Appartenir à l’enseignement supérieur suppose que nous ayons la lattitude pour enseigner respectueusement des contenus liés aux divers domaines du savoir, y compris en philosophie, en littérature, en arts et en sciences humaines. Le domaine des idées n’est pas le lieu obligatoire du consensus, c’est pourquoi une démocratie saine demande le débat.

Si nous lisons bien cette résolution (4), il y a une invitation aux syndicats FNEEQ de produire un mémoire pour alimenter le comité école et société en vue du congrès de juin. C’est donc un appel de textes que nous faisons afin de produire, dans un premier temps, un DVV spécial liberté académique prévu pour le mois de mars 2021.

À vos réflexions et à vos plumes!

Nos félicitations à Antoine Corriveau-Dussault

La santé des écosystèmes, un concept philosophique

Martine Letarte Collaboration spéciale12 décembre 2020, Le Devoir

Antoine Corriveau-Dussault

Antoine Corriveau-Dussault, professeur de philosophie au collège Lionel-Groulx, a reçu le prix Acfas Denise-Barbeau, remis à une chercheuse ou à un chercheur du réseau collégial pour souligner l’excellence et le rayonnement de ses travaux et de ses actions.

La santé des écosystèmes sous un angle philosophique : voilà le grand thème de recherche qui intéresse Antoine Corriveau-Dussault, dont les travaux sont subventionnés par le Fonds de recherche du Québec Société et culture (FRQSC).

« En éthique de l’environnement, par exemple, je m’intéresse aux raisons pour lesquelles il est important de conserver les écosystèmes, mais aussi à ce que signifie conserver un écosystème, explique-t-il. Par exemple, est-ce que cela signifie préserver les espèces natives par opposition aux espèces non natives, ou préserver les services écosystémiques ? »

Aussi professeur associé au Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie, Antoine Corriveau-Dussault cherche donc notamment à préciser la définition du concept de santé de l’écosystème. « Je défends la conception qu’on ne pourrait pas s’en tenir à dire que, si une espèce est exotique, il faut l’éradiquer et que, si une espèce est native, il faut la préserver, explique-t-il. La décision devrait plutôt être basée sur le rôle de l’espèce dans l’écosystème. Une espèce non native pourrait s’y insérer harmonieusement et y jouer une fonction bénéfique qu’aucune autre espèce ne jouait auparavant, alors on voudrait la préserver. Mais si elle venait nuire à l’écosystème, alors il faudrait l’éradiquer. »

Le luxe de la recherche au collégial

Aujourd’hui, Antoine Corriveau-Dussault collabore entre autres avec des chercheurs qu’il a rencontrés lors de son stage postdoctoral à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques de la Sorbonne en 2016 et 2017. Son doctorat réalisé à l’Université de Montréal lui a aussi permis de créer des liens importants, notamment avec Ely Mermans, avec qui il codirige la publication du livre Penser la protection de l’environnement à partir de l’écologie. Débat historique et contemporain, qui sortira sous peu.

Le professeur, également membre du Centre de recherche en éthique, sait très bien cependant qu’il est un privilégié dans le milieu collégial. « La recherche ne fait pas partie de notre définition de tâche, alors pour avoir du temps pour en faire, il faut obtenir du financement qui nous permet d’obtenir une réduction de notre charge d’enseignement », note-t-il.

S’il a pu obtenir cette subvention du FRQSC, il affirme que c’est en majeure partie parce qu’il a eu la chance d’avoir sa permanence au cégep en seulement trois ans. « Ne plus être dans la course à la permanence m’a donné une grande liberté et j’ai pu obtenir des bourses et prendre des congés de l’enseignement sans être pénalisé, explique-t-il. Mon doctorat et mon postdoctorat ont vraiment été des tremplins extraordinaires. Je pense que plusieurs professeurs dans les cégeps feraient de la recherche s’ils avaient eu, comme moi, l’occasion d’obtenir un emploi permanent rapidement. »

Propositions de lecture

Stéphane Chalifour

Par Stéphane Chalifour, professeur en sociologie

  1. Nous allons former des analphabètes
  2. La liberté des enseignants est en danger
  3. «Cancel culture», «woke»: quand la gauche américaine devient folle :

Revisitons la session avec quelques photos mob…

À venir:

4 janvier avant 16 heures : Dépôt des notes dans Colnet

Repos mérité pour tout le monde! On se retrouve en janvier!

Joyeuses fêtes à vous tous et toutes!
Votre exécutif syndical
Photo : Judith Trudeau

De vive voix 8.08

Une drôle de session s’achève.
Photo: Judith Trudeau

Volet Négo

Grève…Commençons à y penser…

Lors du regroupement Cégep du 26 et 27 novembre dernier, nous avons traité du sujet de la grève comme moyen de pression dans une négociation. Un power point récapitulant les luttes passées fut proposé. Bon visionnement.

Le Collège Lionel-Groulx aura-t-il un CEC dans un avenir proche?

Par Aude Lacasse, présidente du SEECLG

Aude Lacasse

Dans le cadre d’une plénière réservée aux membres du conseil d’administration, le collège a annoncé vouloir évaluer la possibilité de répondre positivement à la demande des intervenants politiques de la MRC Deux-Montagnes qui demandent depuis plusieurs années qu’un centre d’étude collégiale soit implanté à Saint-Eustache.

La direction générale a avancé plusieurs arguments pour expliquer sa position, sans en faire une liste exhaustive, en voici quelques-uns :

  • Une hausse démographique dans la région des Basses-Laurentides et plus particulièrement dans celle de Deux-Montagnes.
  • Les besoins de cette région en main-d’œuvre qualifiée et la nécessité d’en faire la rétention.
  • L’augmentation de l’effectif étudiant dans la grande région de Montréal (Rive-Sud; Rive Nord et Montréal) qui est prévue dans les prochaines années (hausse de 25 000). Le MES se serait engagé à augmenter le devis de tous les cégeps de cette région selon les besoins.
  • Les difficultés du transport en commun dans l’axe est-ouest (A640) qui décourageraient certains étudiants de venir suivre leur formation collégiale à Lionel-Groulx au profit de cégeps situés à Laval ou Montréal.

Le Collège entend donc dans les prochains mois élaborer une ébauche du projet (nombre de places et programmes visés) et ensuite établir un processus de consultation au sein des instances de la communauté.

Évidemment, une telle annonce ne peut pas être passée sous silence. La création d’un CEC comporte plusieurs enjeux, enjeux qui touchent tout particulièrement les enseignantEs. Dans les dernières années, les CEC se sont multiplié et par le même fait les exemples de problèmes qu’ils soulèvent. Pour n’en nommer que quelques-uns : transfert du fardeau du transport de l’étudiant à l’enseignant, absence de services comparable à ceux qui existent dans un cégep (cafétéria, bibliothèque adaptée aux études supérieures, infrastructures sportives), enjeux liés aux listes de priorité, seuil de financement et coûts potentiels pour la masse salariale, etc.  À un tel point, que cela a fait l’objet de plusieurs heures de discussions au sein de notre regroupement à la FNEEQ/CSN et même d’une présentation de l’état de la situation lors d’une AG l’année dernière.

A posteriori, il semble que cela ne représentait que le début des échanges que nous devrons avoir à ce sujet au SEECLG. Une présentation plus détaillée vous sera faite lors de l’assemblée générale du 9 décembre.

En attendant, je vous invite à revisiter la présentation faite l’année dernière.

Aide-Mémoire (CEC)

Au regroupement Cégep du 6 et 7 février 2020, nous avons voté ces balises pour encadrer les futurs CEC, s’il y a lieu.

Que le regroupement cégep adopte les conditions préalables ou favorables à l’autorisation d’un nouveau centre d’études collégiales (CEC) :

  1. Production par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) d’une analyse de situation qui :

1.1 établit le profil actuel et prévisionnel des effectifs étudiants de la région visée tant au secondaire qu’au collégial;

 1.2 présente les mesures passées et actuelles afin de favoriser l’accessibilité aux études, notamment par rapport à la persévérance scolaire et au développement du transport en commun;

1.3 explicite les conséquences liées à l’avènement d’un nouvel établissement d’enseignement collégial dans la région visée;

1.4 démontre l’existence d’un ou plusieurs problèmes d’accessibilité aux études collégiales dans la région visée et propose une ou des solutions.

1.5 repose, entre autres, sur une consultation rigoureuse et transparente des différents acteurs de la région, incluant les enseignantes et les enseignants des collèges de la région visée.

2) Si une analyse complète et approfondie démontre :

2.1 que les prévisions d’effectif étudiant dépassent la capacité d’accueil et même d’agrandissement des cégeps avoisinants et que la carte des programmes offerts dans la région peut être bonifiée sans avoir d’effets négatifs;

2.2 que toutes les solutions pour favoriser l’accessibilité aux études collégiales autres qu’un CEC ont été mises en place et ont atteint leur limite respective;

2.3 que les avantages qu’apporterait un CEC sont nettement plus importants que les inconvénients, et ce, sur plusieurs plans;

2.4 que, en somme, un CEC répondrait réellement à un besoin; alors le MEES autorise le projet de CEC, qui aurait, dès son ouverture, un statut permanent et les ressources nécessaires.

 2.5 Que le regroupement cégep mandate ses représentantes et ses représentants pour défendre ces conditions nationalement et pour les faire connaître publiquement.

Volet, Liberté académique, suite.

L’écoute

Par Claire Dumouchel, professeure en psychologie

Chères et chers collègues,

Nous sommes loin d’avoir épuisé les enjeux reliés de près ou de loin à liberté d’académique. J’y ajoute mon grain de sel en vous partageant 2 ressources qui ont retenu mon attention :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1743124/concordia-apporche-differente-mot-n

https://ici.radio-canada.ca/tele/tout-le-monde-en-parle/site/segments/entrevue/206554/lepage-duval-controverse-professeure-universite

La première aborde l’approche éducative que l’Université Concordia a adoptée envers un cas similaire à celui qu’on connaît de l’Université d’Ottawa. La deuxième est l’émission de Tout le monde en parle du 25 octobre dernier. J’ai été agréablement surprise de voir que l’émission a laissé beaucoup de place aux invité.e.s pour s’exprimer (malgré quelques questions tendancieuses, car bon ça reste un spectacle).

Le point commun entre ces deux ressources est une faculté si chère à ma discipline qui a tant manqué à l’Université d’Ottawa : l’écoute. Écoutons (et je m’inclus). Écoutons Veruska Lieutenant-Duval qui dénonce avant tout les abus de l’Université et des réseaux sociaux (plus que l’idée plus large de liberté d’expression). Écoutons aussi les journalistes comme Vanessa Destinée, qui nous invite à séparer les enjeux de liberté académique du post-secondaire des autres contextes (par exemple : la politique, les média, etc.).

Je nous souhaite de nous écouter. Écoutons nos étudiant.e.s. Écoutons nos collègues. En limitant le plus possible les étiquettes, les a priori. Malgré la distance et l’absence de face à face, écoutons.

Liberté académique, suite du conseil fédéral du 2-3-4 décembre 2020

Précisions, par Judith Trudeau, VP et porte-parole à l’externe pour le SEECLG

Vous remarquerez, camarades, que la proposition laissée en flottement, suite à la dernière AG (28 octobre), et réagissant à chaud aux traitements envers Verushka Lieutenant-Duval à l’Université d’Ottawa n’est pas reprise à l’AG du 9 décembre prochain. Il faut dire que les membres présents au Conseil fédéral de la FNEEQ ont passé près de quatre heures à discuter de l’angle adéquat pour traiter des enjeux de la liberté académique et des discriminations systémiques.

Nous avons mandaté le comité école et société, Think tank de la FNEEQ, de nous fournir des outils pour nous aiguiller. Je vous soumets la proposition votée.

Prenons une pause, lors de cette assemblée générale, pour réfléchir adéquatement à ce que la société attend de nous, comme professeur.e.s, comme intellectuel.les, comme membres de cette société.

Résolution adoptée:

1) Qu’en vue du congrès du mois de juin, le comité École et société de la FNEEQ produise une réflexion sur la liberté académique qui inclura les enjeux du racisme et de la discrimination systémiques;  

2)     Que ce travail se réalise en collaboration avec le comité interculturalité, discrimination et racisme systémiques au travail et en éducation, avec le comité femmes, avec le comité diversité sexuelle et pluralité des genres et le comité précarité, relève et vie syndicales;    

3)     Que le rapport du comité École et société vise à alimenter la réflexion de la FNEEQ et de ses membres sur lesdites questions, à favoriser le dialogue entre le personnel enseignant et les étudiant-es notamment dans ses aspects pédagogiques, historiques, sociaux et juridiques et à aider les syndicats membres dans leurs discussions et négociations avec les institutions d’enseignement.    

4)  Que les syndicats membres puissent faire parvenir au secrétariat général pour transmission aux comités impliqués des mémoires sur ces questions.        

Renforcer le filet social : pétition

Propositions de lecture

Par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

1) Dérive autoritaire à l’Université d’Ottawa

Par Joseph Facal

«Qui n’a pas entendu parler de la suspension administrative de la chargée de cours de l’Université d’Ottawa ?

Oui, celle qui avait prononcé le mot « nègre » dans un but pédagogique et sans la moindre malice ?

Vous pensiez que la poussière retombait ? Au contraire, les affaires se corsent.

Les médias ne devraient pas s’en détourner. 

Les universités sont les laboratoires de la société de demain… pour le meilleur ou pour le pire.»

Pour lire la suite de cette suggestion de lecture : https://www.journaldemontreal.com/2020/11/28/derive-autoritaire-a-luniversite-dottawa

2) Les ressorts de la censure

Par Patrick Moreau

«Cette affaire de la liste de lectures proposée par François Legault, supprimée puis rétablie sur le site de l’Association des libraires du Québec est, une fois de plus, un symptôme évident du climat de censure dans lequel nous vivons désormais. Il a suffi que « quelques centaines de personnes » émettent des critiques à l’égard du premier ministre ou de ses choix pour que la direction de l’ALQ décide de retirer cette liste de son site, « pour essayer de calmer le jeu, pour faire une espèce de compromis ». Il est clair que si l’on ose ainsi censurer le premier ministre du Québec, nul n’est plus à l’abri de ces nouveaux disciples du père Sagehomme qui surveillent nos lectures, cultivent l’intolérance et nerêvent que de réduire au silence tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Cette affaire permet aussi d’éclairer les ressorts d’une censure à laquelle tous les défenseurs de la liberté d’expression doivent non seulement prêter attention, mais s’opposer fermement.

Pour poursuivre cette autre suggestion de lecture : https://www.ledevoir.com/opinion/idees/591006/point-de-vue-les-ressorts-de-la-censure

À venir…

8 décembre : Comité des relations de travail

9 décembre : Assemblée générale (19h)

10 décembre : Commission des études

11 décembre : Regroupement Cégep

De vive voix 8.07

Vous avez raté.e.s la manifestation? Accédez à la vidéo suivante, un peu comme si vous y étiez!

Info négo

Mise à jour économique : et maintenant ?
 Le gouvernement envoie un mauvais signal aux enseignantes et aux enseignants, qui espéraient mieux respirer la session prochaine. Les 25 millions de dollars injectés dans les cégeps sont destinés à une longue liste de « mécanismes compensatoires » incluant le tutorat par les pairs, le soutien scolaire ainsi que l’achat de services et de matériel. Une portion indéterminée, mais nettement insuffisante de cette somme est destinée à l’embauche ponctuelle de personnel enseignant et au soutien psychologique des profs de cégep. L’exercice risque fort de se solder par un saupoudrage inefficace des ressources et une session d’hiver difficile. Nous devrons rester vigilants et nous assurer que dans tous les cégeps, dans tous les départements, chaque sou versé aille là où les besoins sont le plus pressants. Parallèlement, nous allons continuer de documenter les difficultés et de maintenir la pression sur le gouvernement afin de sortir de la crise unis et solidaires.

Plus préoccupant encore, le gouvernement n’accorde aucun soutien aux les personnes chargées de cours universitaires. Il n’y a pas d’investissement prévu pour ces enseignantes et enseignants à statut précaire et dont les conditions de travail se sont particulièrement détériorées au cours des derniers mois. Même les sommes accordées aux universités plus tôt dans l’année ne sont jamais apparues dans l’écran radar des chargées et chargés de cours. La déception est grande, mais peut devenir très mobilisante. Un nouveau plan d’action est en cours de préparation par le comité de mobilisation nationale et sera présenté lors de la prochaine réunion du regroupement université, dans deux semaines. D’ici là, signifions notre désaccord en signant et partageant la pétition : https://www.change.org/universitaires.

La Fédération va poursuivre ses représentations auprès du MES. Le gouvernement doit accorder des ressources supplémentaires dédiées exclusivement au personnel enseignant de manière à alléger la tâche de ce dernier durant cette période inédite. Les conditions d’apprentissage sont étroitement liées aux conditions d’enseignement. Le message ne semble pas encore bien compris; nous allons inlassablement le répéter.
Le comité exécutif de la FNEEQ

https://secteurpublic.quebec/2020/11/13/info-nego-no-13-le-gouv-doit/

Volet liberté d’expression

Voici la résolution adoptée à l’unanimité lors de la Commission des études du 19 novembre dernier :

Liberté académique, liberté d’expression :
le dialogue au coeur de l’humanisme

« La raison, le jugement viennent lentement, les préjugés accourent en foule. » Jean-Jacques Rousseau

Issue de combats menés contre la tyrannie, le despotisme et l’arbitraire, la liberté d’expression a été gravée jusque dans plusieurs textes fondateurs de nos démocraties dont la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Si elle a été portée si haut, c’est qu’elle a été considérée comme un pilier de nos sociétés. La liberté d’expression a été encadrée pour demeurer cohérente avec les autres principes de respect du vivre-ensemble.

Les réactions récentes très vives viennent remettre en question ce que nous pensions partager. La société contemporaine est hétérogène et complexe, elle est plurielle dans ses cultures, ses croyances religieuses, ses opinions politiques, ses coutumes et habitudes, ses visions du monde et dans ses genres. Un discours autrefois prononcé dans un contexte très différent est-il encore valable ? Dans quelle mesure ?

Dans la Grèce antique, l’agora permettait que se croisent librement les individus de toutes opinions. Dans la société contemporaine comme dans les institutions d’enseignement, l’échange permet la diversité qui est à l’origine de l’émergence du dialogue. L’enseignement supérieur a besoin de la liberté d’expression et de la liberté académique pour mener à bien son œuvre éducative. Elles permettent de préparer les étudiantes et les étudiants à s’intégrer avec confiance à la société et de participer de manière éclairée à son évolution et à son développement.

Le dialogue comme source de vitalité

À l’enseignement supérieur, les professeurs ont pour mission de développer la capacité d’analyse, le jugement critique, l’ouverture aux autres et l’acceptation des différences chez les personnes auxquelles ils s’adressent. Toute la communauté de notre Collège possède à la fois la compétence et la volonté requises pour permettre cela.

Le foisonnement des idées n’est pas uniquement le fruit des contextes culturels et sociaux différents, il trouve ses origines dans l’expression des individualités, de la singularité des personnes. C’est cette diversité qui est la source de tout débat, de toute discussion, et ouvre la porte au dialogue. La capacité à débattre témoigne de la santé de nos systèmes et de la vitalité de notre lien.

L’apprentissage ne saurait s’incarner chez une personne sans ce moment d’interrogation, sans un processus de fracturation des certitudes et cela se produit par l’expression de paroles ou de signes divergents, dissidents. Le futur équilibre dans les schémas de connaissance intégrera alors l’échange qui vient d’avoir lieu.

Évoluer collectivement

La liberté d’expression ne dispense pas de l’obligation d’apprécier chaque situation en faisant preuve de jugement. Cela implique d’accepter l’imperfection de cette prise de risque, d’évaluer les échanges et les réactions, de s’ajuster quand les conditions l’exigent, de ne pas s’enfermer dans des postures figées et de se pencher collectivement sur la forme et sur le fond. Le seul moyen d’y parvenir est de continuer le dialogue, de susciter une forme de synthèse et d’évoluer ensemble dans ce climat de confiance.

L’enseignement et la recherche sont menés avec bienveillance, en conformité avec les normes éthiques et professionnelles, pour apporter des réponses aux problèmes auxquels la société est confrontée et pour contribuer au patrimoine historique et culturel de l’humanité.

Pour préserver et améliorer les fruits que la liberté d’expression et la liberté académique procurent à la collectivité, misons ensemble sur le respect, le bon jugement, l’humilité, l’ouverture aux autres et la bienveillance; l’histoire nous en sera reconnaissante.

Michel Louis Beauchamp                              Philippe Nasr
Directeur général                                          Directeur des études

Voici ce dont nous discuterons lors du conseil fédéral du 2-3-4 décembre prochain:

Il faut parler de la Critical Race Theory

Par Rémi Vachon, professeur en philosophie

À mon sens, ce qui est arrivé à Mme Lieutenant-Duval n’a rien d’une dérive. Au contraire, les étudiants militants de l’Université d’Ottawa sont parfaitement cohérents avec la Théorie critique de la race (trad. de l’anglais Critical Race Theory), l’idéologie derrière les actions de ces militants antiracistes qu’on qualifie de « woke ».

Mon objectif est d’expliquer en quoi la TCR est incompatible avec l’existence d’un débat d’idée ouvert et rationnel, principalement parce qu’elle ne respecte pas le principe de charité ainsi que le désaccord raisonnable.

Pour le démontrer, je vais référer aux idées de Robin Diangelo, autrice du livre Fragilité Blanche, de plusieurs manuels sur la justice sociale, conférencière et animatrice d’ateliers antiracistes en entreprise. Elle est sans équivoque une des figures de proue de la TCR en ce moment.

Pour poursuivre la lecture de ce texte :

En regardant notre collègue Violaine Cousineau, quel est le prix de plus de cours en présence au collège cet hiver? Est-ce une bonne idée? Et la santé mentale des uns et des autres? Difficile de trouver l’équilibre souhaité. En tout cas, courage camarade.

https://www.tvanouvelles.ca/2020/11/20/avec-de-graves-sequelles-elle-appelle-a-la-prudence-1?fbclid=IwAR1QymsXO9qJBAs99LjY0n3TEAgsEkDHaHvrSXMdu4dfVb3dW1aOFXTnZDs

Quelques photos prises ici et là…

À venir…

24 novembre : Conseil d’administration

26-27 novembre : Regroupement Cégep

2-3-4: Conseil fédéral de la FNEEQ

De vive voix 8.06 LIBERTÉ D’EXPRESSION, Covid, négos : conditions de travail.

«Un regroupement, c’est comme un voyage sur Mars! Faut revenir sur Terre après…»

Denis Paquin

Un regroupement qui démarre en force…Par une minute de silence…

Texte lu par le camarade de André-Laurendeau, Jean-François Lessard

Hommage à Samuel Paty

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Samuel Paty

«Vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), Samuel Paty, professeur d’histoire et de géographie au collège Bois d’Aulne, a été décapité. Il s’agit d’un acte terroriste islamique.

À Conflans, des élèves et des parents se souviennent d’un professeur exceptionnel. Un professeur soucieux du collectif, se rappellent d’anciens collègues.

Samuel Paty était en charge de l’enseignement moral et civique, avec des cours portant sur la liberté d’expression. Dans le cadre de ce cours, il a été appelé, entre autres, à montrer deux caricatures du prophète Mahomet, des caricatures parues il y a quelques années, dans le journal satirique français Charlie Hebdo et republiées récemment. Il prenait même la peine d’annoncer à l’avance ce qu’il était pour montrer en classe afin d’inviter les étudiants, à qui cela pourrait déplaire, à détourner le regard ou à sortir de la classe.

C’est ce qui lui a valu une peine de mort, soit d’avoir sa tête découpée du reste de son corps à coups de hachoir de boucher par un individu ayant décidé d’appliquer lui-même sa version de la justice divine.

Nous prenons aujourd’hui un moment pour nous rappeler la mémoire de Samuel Paty et aussi pour méditer – de manière trop brève – sur les nouveaux dangers auxquels font face de plus en plus d’enseignants.

L’évènement abominable du 16 octobre nous rappelle à quel point la liberté d’expression et de pensée sont de plus en plus remise en question à l’intérieur même de nos sociétés dites libérales, démocratiques et pluralistes. Le droit à ne pas être offensés semble désormais être érigé en prima absolu, aussi irréfléchi ce pseudo-droit est-il et aussi funestes les conséquences qu’entrainent ce droit de censure.

Avec l’assassinat de Samuel Paty, c’est toute la grande et longue tradition humaniste de l’éducation que l’on remet en question, que l’on tente d’atteindre pour la réduire au silence.

Cet esprit humaniste, rappelons-le, consiste à mettre l’homme au cœur des préoccupations, à lui permettre de réfléchir sur son passé, sur sa situation présente et aussi sur son devenir. Pour réfléchir ainsi, il faut inéluctablement faire montre d’un esprit critique, d’une capacité de remise en question, d’accepter le débat d’idées et le questionnement des discours dominants son époque, qu’ils soient idéologiques, religieux ou culturels.

Tout comme il est possible de remettre en question l’héritage du christianisme ou de se moquer du Christ des chrétiens ou de prononcer le nom du dieu des juifs, malgré l’interdit, YHWH, il est nécessaire que des enseignants puissent discuter, critiquer et remettre en question les dogmes de la troisième religion monothéiste.

A person holds a placard reading ‘Bleeding (a French play on words with the word Teachers and the French word for ‘Bleeding)’ near the entrance of a middle school in Conflans-Sainte-Honorine, 30kms northwest of Paris, on October 17, 2020, after a teacher was decapitated by an attacker who has been shot dead by policemen. The man suspected of beheading on October 16 ,2020 a French teacher who had shown his students cartoons of the prophet Mohammed was an 18-year-old born in Moscow and originating from Russia’s southern region of Chechnya, a judicial source said on October 17. Five more people have been detained over the murder on October 16 ,2020 outside Paris, including the parents of a child at the school where the teacher was working, bringing to nine the total number currently under arrest, said the source, who asked not to be named. The attack happened at around 5 pm (1500 GMT) near a school in Conflans-Sainte-Honorine, a western suburb of the French capital. The man who was decapitated was a history teacher who had recently shown caricatures of the Prophet Mohammed in class. / AFP / Bertrand GUAY

Il est des professions qui relèvent d’une mission sociale : infirmière, médecin, préposé aux bénéficiaires, chercheur en recherche fondamentale, travailleur social. À cette liste, on peut très certainement y ajouter les enseignantes et les enseignants. Notre profession ne consiste pas à d’abord produire de la richesse, notre mission relève d’une responsabilité sociale fondamentale pour plusieurs d’entre nous, soit de cultiver l’esprit critique chez nos étudiants, développer leur capacité à remettre en question les présupposés de notre époque. C’est parce que nous avons à cœur notre mission humaniste que nous tenons à dénoncer fermement ce crime odieux.

Que le meurtre de Samuel Paty serve de rappel sévère à chacun d’entre nous : nous ne pouvons pas tenir pour acquise notre liberté d’expression, mais nous nous battrons de manière résolue pour la défendre.

***

1 minute de silence

Sur le thème de la liberté d’expression…

Dans les pages de La Presse, le 30 octobre dernier, sous la plume de Fabrice Vil,…paraissait ce paragraphe diffamant pour l’un des nôtres…

(…)

«J’ai aussi été informé du cas de Stéphane Chalifour, professeur de sociologie au Collège Lionel-Groulx. Sur un forum en ligne du Collège, un débat fut lancé dans les derniers jours sur l’utilisation du mot commençant par N par Lowensky Junior Louis, un élève du Collège. M. Louis, un élève noir, tentait de faire valoir son point de vue sur l’impact négatif du mot commençant par N. Or, ses publications sur la plateforme ont été effacées, et s’en sont suivis des commentaires de M. Chalifour relayant des articles. M. Chalifour écrit : « [p]our instruire quelques inquisiteurs et coupeurs de tête » en lien avec un article, puis « [i]l s’agit d’un Nègre qui parle de l’histoire de ce mot » au sujet d’un autre article. Est-ce acceptable venant d’un professeur ?» (…)

Pour lire le texte en entier : https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2020-10-31/le-film-d-horreur.php

IL N’Y AURA PAS D’EXCUSES

Par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

Stéphane Chalifour

Nous avons été nombreux et nombreuses à signer la lettre d’appui à la professeure de l’université d’Ottawa, Verushka Lieutenant-Duval. Lancée par une de nos collègues, cette pétition est devenue à son tour objet de controverse. Relayant les propos du recteur Frémont[1], des chroniqueurs y ont même vu la preuve du biais raciste des signataires dont la vaste majorité a le malheur d’être blanche[2]. Dans ce contexte surréaliste, il fallait peut-être s’attendre, que le débat finisse par faire des vagues même au sein de notre petite communauté habituée au confort douillet de la banlieue à la fois proche géographiquement de la grande ville et pourtant si loin de ses clivages et des tensions qui la traversent.

Les faits

Comme toutes les vagues, celle-ci envahit l’espace public et cherche à s’infiltrer dans les interstices des réseaux sociaux, des différents médias, des institutions et de leurs appareils. Fierté de notre collège, l’application C.lionel est ainsi devenue une tribune propice au lynchage de professeurs.e.s et aux accusations sans fondement. Manifestement animé par les convictions qui mobilisent aujourd’hui nombre de «militants antiracistes», un étudiant du collègue publiait, la semaine dernière, un «post» laissant croire que du simple fait qu’ils sont blancs, les signataires de la lettre se rendaient complices de racisme. Il est minuit le dimanche 25 octobre dernier lorsque mon épouse me signale la chose. Je venais d’entendre quelques heures plus tôt des entrevues avec des historiens noirs sur les usages du mot «en N», dont celle particulièrement éclairante de Dany Laferrière. Peu friand des Facebook, Tik Toc, et autres instagram, je ne m’étais jamais branché sur C.lionel avant ce soir-là. La suite m’aura rapidement convaincu de l’extraordinaire puissance des réseaux sociaux et de leur potentiel mobilisateur certes, mais aussi destructeur.

Pour lire le texte dans son entiereté :

De la liberté académique et du choc des cultures

Par Patrice Roy, professeur d’informatique.

Note : ce texte fut écrit vendredi le 6 novembre 2020.

J’ai vécu la crise de la liberté académique de plein fouet aujourd’hui, en partie dû à ma maladresse.

-=-=-

Je bavarde chaque deux semaines ou à peu près, une heure ou un peu moins chaque fois, avec quelques amies et quelques amis que je croise normalement lors d’événements internationaux, et que je ne croise manifestement pas depuis la fermeture des frontières mars dernier. Ce sont des gens intelligents, que j’apprécie, et avec qui j’échange sur des sujets techniques et humains.

Ce matin, le sujet le plus « chaud » était les élections américaines, dont le résultat était alors toujours en suspens, de même que le socialisme utilisé au sud de notre frontière comme épouvantail; il faut comprendre que ce groupe de copines et de copains comprend, en plus de moi-même (du Canada pour elles et eux, mais plus particulièrement du Québec aujourd’hui), une amie de Norvège, un ami d’Islande qui travaille en Suède, deux américains (dont l’un des deux était absent) et une amie de République Tchèque. Le socialisme comme menace en faisait sourire plusieurs.

Pour poursuivre la lecture de ce texte :

Volet négo

Volet Mobilisation Covid-Négo

Vous avez été nombreux à Lionel-Groulx à signer le texte collectif paru dans le Devoir, jeudi le 29 octobre dernier, texte qui demandait 20% d’allégement de la tâche pour l’hiver. Je vous re-soumets le texte ainsi que le fichier des 2000 premiers signataires. Vous verrez, de lire les signatures des camarades de partout au Québec a quelque chose à la fois d’inquiétant, mais aussi de réconfortant. Nous ne sommes pas seuls à y croire.

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/588678/il-est-temps-de-reconnaitre-le-travail-des-professeur-e-s-au-collegial

Prochaine action : Récits de profs

Je vous propose la lecture des 15 premiers récits de professeur.e.s (Je les recueille toujours en vue de l’action du 13 novembre, devant le bureau d’Éric Girard, député de Groulx et ministre des finances du Québec.)

Je voudrais dédier ces récits à Michel Louis Beauchamp, Directeur général du collège, à Philippe Nasr, Directeur des études et à Danielle Coallier, Directrice des relations humaines.

Bonne lecture :

Quelques photos de la manifestation de ZOOMbies, le vendredi 30 octobre dernier

Aux syndicats du secteur public de la CSN et à leurs membres 

Camarades,  

Vous trouverez plus bas toute l’information et le lien pour participer à un grand rassemblement virtuel sur la mobilisation pour la négociation du secteur public. Nous vous invitons à transférer cette invitation par courriel à tous vos membres. L’événement est ouvert à toutes et à tous, mais, en raison du nombre de places limité, nous invitons d’abord les travailleuses et les travailleurs du secteur public de la CSN. 

Nous vous demandons de procéder exclusivement par courriel pour la première vague d’invitations. Nous lancerons des invitations Facebook à compter du mercredi 4 novembre s’il reste des places disponibles.  

Encouragez vos membres à participer en grand nombre. Il s’agit du plus grand rassemblement virtuel du secteur public de la CSN à ce jour, un événement à ne pas manquer.  

Titre :  

Grand rassemblement virtuel sur la mobilisation pour la négociation 2020 du secteur public 

Secteur public CSN 

Lieu, date et heure :  

Le mardi 10 novembre 2020, sur Zoom, de 19 h à 21 h 
Le lien pour l’inscription se trouve après la description de l’événement. 

Description :  

Dans le cadre des négociations pour le renouvellement de leurs conventions collectives, les travailleuses et les travailleurs du secteur public de la CSN sont invités à participer à un grand rassemblement virtuel sur la mobilisation.  

Animé par Frédéric Bastien Forrest, le rassemblement permettra aux militantes et aux militants d’échanger avec deux personnalités ayant une grande expérience de luttes sociales. Impliqués depuis plusieurs années dans d’importantes mobilisations autour d’enjeux sociaux en ébullition, Camille Robert et Will Prosper aborderont la nécessité d’avoir recours à l’action collective et tous les défis s’y rattachant.  

L’activité ne sera pas qu’une conférence classique; elle sera indubitablement interactive. Plusieurs périodes d’échanges sont prévues avec les participantes et les participants à l’aide d’outils numériques simples et faciles à utiliser. 

Bien qu’elle s’adresse principalement aux membres du secteur public de la CSN, l’activité est ouverte à toutes et à tous. Elle se déroulera sur la plateforme Zoom, le mardi 10 novembre 2020, de 19 h à 21 h. Puisque des outils sont mis en place pour interagir avec les participants, les places sont limitées et les inscriptions sont obligatoires. Veuillez donc vous assurer de votre disponibilité avant de vous y inscrire.  

Finalement, notez qu’il s’agit d’un rassemblement connecté : une connexion Internet adéquate est nécessaire pour y participer et une tablette ou un ordinateur sont à privilégier pour faciliter les interactions.  

Inscription :  

Vous pouvez vous inscrire dès maintenant en cliquant sur ce lien : https://zoom.us/webinar/register/9516040719204/WN_XgPXGyImRiqT7T87ATCWKQ

Invité-es :  

Camille Robert : doctorante et chargée de cours en histoire à l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent sur l’histoire des femmes, du féminisme, du travail, du syndicalisme et des services publics au Québec. Elle a également milité dans différents milieux, dont le mouvement étudiant.  

https://www.camille-robert.info/

Will Prosper : réalisateur, travailleur social, chroniqueur, militant antiraciste des droits civiques et antiraciste québécois, confondateur de Républik Montréal-Nord et de Hoodstock.

Animation :  

Frédéric Bastien Forrest : communicateur, chroniqueur à l’émission Pénélope d’ICI Première, spécialiste en créativité numérique, Youtubeur et influenceur, il est un animateur passionné et expérimenté, notamment sur le Web. 

Avec la participation de : 

Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux 

Caroline Senneville, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux et responsable politique de la négociation du secteur public 

Solidarité.

L’équipe du secteur public CSN

infoCCSPP@csn.qc.ca

Cette semaine…

Mardi le 10 novembre : soirée webinaire sur la négo

12 novembre : Commission des études (étude pour adoption du cadre de l’enseignement pour l’hiver, en mode hybride)

13 novembre : Manifestation à relais devant le bureau d’Éric Girard, lecture de récits de profs, 204, boulevard du Curé-Labelle, Sainte-Thérèse. (10h à 13h)

14 novembre : manifestation nationale du CCSPP à Montréal et régionale (dans les Laurentides, c’est le 13 que ça se passe!)

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