DE VIVE VOIX 7.12 EXPRESS

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Photo : Jonathan Bernard

 

Nos excuses pour ce DVV express arrivant un samedi. Nous avons terminé le regroupement Cégep à 17h, hier. Le processus de priorisation de nos demandes n’est pas achevé (retour de consultation des syndicats locaux). À suivre, ce mercredi ou jeudi.

Dans ce DVV, deux sujets principaux: la Négo et l’anticipation de l’automne.

Bonne lecture. Et bon samedi!

Judith Trudeau, responsable à l’information pour le SEECLG

La capsule d’Étienne!

Retour sur la semaine syndicale


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thumbnail (18)Pourquoi je suis d’accord avec l’orientation du comité de stratégie

Par Judith Trudeau

Le 11 mai dernier, le comité de stratégie (comité de négo élargi) nous a livré sa lecture en vue d’établir une première priorisation[1] des demandes. Tout se passe vite. Nous devons nous faire une tête rapidement. Nous avons été quelques-uns à «pleurer» la mort de la «pyramide inversée ». Vous vous souvenez, cette stratégie de consultation par vagues? Il nous semble que cela fait des lustres. Visiblement cette stratégie n’était pas adaptée à la conjoncture d’urgence Covid-19. Comme certains l’ont illustré lors d’un regroupement cégep, nous sommes en période de deuil. Et le deuil amène différents états d’esprit : colère, tristesse, déni, acceptation.

[1] Ça fait très Jean Charest, mes excuses  🙂

Pour poursuivre la lecture de ce texte : Pourquoi je suis d’accord…

À titre de rappel :  Comité chargés de cours regroupement 24 janvier 2019


Négo : À LIRE!


LES COURS DE LA SESSION D’AUTOMNE 2020

UNE FORMULE HYBRIDE D’ENSEIGNEMENT

Par le comité exécutif

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) a déjà annoncé la probabilité que l’enseignement soit donné en grande partie à distance à la rentrée de l’automne, tout en admettant cependant qu’environ 25 % des activités pédagogiques ne pourraient se donner autrement qu’en présence.

Un mode d’enseignement « hybride », c’est aussi ce que notre direction considère comme scénario probable pour l’automne. Toutefois, il faut s’attendre à ce que cela se traduise de diverses manières en fonction des cours.

Lorsqu’ils entendent le terme « enseignement hybride », les profs imaginent parfois la moitié du groupe dans la classe, l’autre à distance, en alternance; ou encore la moitié du groupe une semaine, l’autre moitié la semaine suivante. C’est pourtant toute autre chose qui se dessine à Lionel-Groulx, entre autres, parce que chez nous, aucune solution ne peut être envisagée sans tenir compte du fait que les locaux sont occupés au maximum de leur capacité.

Cette contrainte de locaux s’ajoute à toutes celles qu’impose la Direction de la santé publique. Il faut donc, avant d’établir un plan de match, dresser un portrait global des difficultés que pose l’enseignement à distance (EAD) pour l’atteinte des compétences dans nos cours. Évidemment, cette responsabilité incombe en définitive à la direction. Toutefois, les membres de l’exécutif, du CRT, de la CÉ, et les coordonnateurs ont intérêt à avoir une bonne idée de la situation afin de jouer leur rôle auprès de la direction.

Le 7 mai dernier, le comité exécutif a donc tenu cinq visioconférences afin de recueillir les commentaires des coordinations à ce sujet. Le résultat détaillé de ces rencontres a été porté à la connaissance de la direction lors du CRT du 12 mai dernier. Nous en offrons ici une synthèse.

LES COURS QUI EXIGENT D’ÊTRE EN PRÉSENCE

Discuter de certains cours spécifiques a permis de distinguer quatre grandes catégories :

  1. Les cours qui exigent d’être en présence et pour lesquels la distanciation de deux mètres serait difficile, voire impossible à maintenir;
  2. Les cours qui exigent d’être en présence et pour lesquels la distanciation de deux mètres serait possible à maintenir, mais exigerait parfois de l’équipement de protection individuelle;
  3. Les cours qui pourraient se donner à distance, mais qui exigeraient de fournir de l’équipement, du matériel ou des logiciels spécialisés;
  4. Les cours pour lesquels il serait indispensable d’être en présence pour assurer un lien pédagogique significatif.

Dans la première catégorie, on retrouve notamment, mais non limitativement, des cours de soins infirmiers et de santé animale, plusieurs cours de théâtre, d’arts visuels ou de musique… En effet, comment évaluer à plus de deux mètres l’habileté à faire une injection? Effectuer une chirurgie sur un animal? Ajuster le costume d’un acteur? Ajuster la posture du chanteur ou du danseur?

Dans la deuxième catégorie, on pense évidemment aux laboratoires de sciences, aux cours d’éducation physique, mais aussi à plusieurs ateliers en génie électrique, en informatique, en agriculture, etc.

Dans la troisième catégorie, on a fait mention, par exemple, de logiciels spécialisés, de matériel audiovisuel, d’ordinateurs, de composantes électriques, de trousse d’artiste, de tablettes et stylets, etc.

Finalement, dans la dernière catégorie, on a évoqué toutes les situations où les enjeux habituels seront certainement exacerbés par l’EAD : motivation, persévérance, adaptation aux études collégiales, activités sociales et culturelles, tout ce qu’on qualifie d’essentiel pour la réussite depuis des années! On s’est évidemment inquiété de toutes les situations où le travail en équipe est important, de la population étudiante vulnérable, des jeunes qui nous arrivent du secondaire après une année terminale tronquée, des petites cohortes où le sentiment d’appartenance doit être créé, etc.

Ce qu’on a pu constater au cours des rencontres avec les coordinations, c’est l’effort important qu’ont fourni les profs pour s’adapter au contexte difficile dans lequel nous nous trouvons. Par exemple, des départements ont tenté de déterminer les compétences qui pourraient être repoussées à la session d’hiver, d’autres sont à la recherche de gratuiciels pour remplacer les logiciels dispendieux offerts dans les labs au collège, etc.

LES PRÉOCCUPATIONS DES PROFS

Ces dernières semaines, tous les profs ont dû adapter leur pédagogie et leurs pratiques d’évaluation ou de correction. On ne peut pas accuser les profs de faire preuve de mauvaise foi! Mais la perspective d’une session entière effectuée à distance a provoqué plusieurs réactions. Voici, en vrac, les préoccupations qui ont été exprimées ces dernières semaines :

  • À quoi ressembleront les horaires ?
    • À la fin d’un cours donné en présence, un étudiant qui doit suivre un cours à distance cinq minutes plus tard n’aurait pas le temps de retourner chez lui. Faudra-t-il lui permettre l’accès aux laboratoires informatiques? Aura-t-on alors suffisamment de labs? Faudra-t-il s’assurer que tous les étudiants disposent d’un portable? Mais alors, où pourra-t-on s’installer? À la cafétéria? À la bibliothèque? Dans une classe sèche? Comment surveiller toutes ces allées et venues? Comment désinfecter tous ces lieux? Et comment assurer la distanciation?
    • Devra-t-on prolonger l’horaire jusqu’à 20 h?
    • Pourrait-on jumeler des groupes sur une même plage horaire?
  • Pourrait-on penser à des groupes restreints ?
    • Il y aurait un impact important sur le calcul de la Ci et le nombre de profs, le Nej, le PES. Est-ce que le MEES consentirait à modifier temporairement les règles de financement?
    • Pourrait-on louer des locaux à l’extérieur? Revenir à un complexe modulaire?
  • Est-ce que planifier tous les cours en présence dans une même journée pourrait faciliter les choses? Mais alors que penser de la distanciation sociale entre les profs qui partagent le même bureau (souvent à plusieurs)?
  • Devrait-on, pourrait-on, modifier les grilles de cours? Comment? Pourquoi? Par quelle instance?
  • Ira-t-on jusqu’à suspendre certains programmes techniques?
  • Pourrait-il être optionnel de donner ou de suivre  les cours à distance? Certains profs pourraient se porter volontaires et des étudiants déclarer leur intérêt… Mais alors, comment pourrait-on jumeler profs et étudiants volontaires?
  • Toutes les objections à l’EAD se posent de manière plus aiguë lorsqu’on envisage toute une session sur ce mode :
    • Adaptation du matériel pédagogique;
    • Qualité de la formation;
    • Évaluation des apprentissages;
    • Questions d’équité;
    • Cohésion entre les étudiants qui nous arrivent du secondaire… Peut-on penser à créer des groupes constants (comme en DEC intégré)?
  • Les défis technologiques demeurent :
    • La capacité des applications, des serveurs, des plateformes est insuffisante;
    • La formation des profs et de la population étudiante doit être assurée;
    • La multiplicité des plateformes;
    • Le soutien technique doit être assuré.
  • Pourrait-on penser à une trousse d’accueil pour les jeunes, particulièrement ceux qui nous arrivent du secondaire? On peut penser à des tutoriels pour les outils informatiques, des capsules pour présenter les ressources…
  • Comment accueillir et accompagner les nouveaux profs dans un contexte aussi difficile?
  • Certains programmes doivent planifier des activités de rattrapage pour le mois d’août.  Ces départements se reconnaissent, ayant déjà discuté de cette question avec la direction. (On pense à Soins infirmiers, TGE, TPHE-GEEA, TSA)… Est-ce que le soutien sera là au moment de donner les cours de rattrapage (vacances des techniciens, soutien technique et pédagogique)
  • Et encore plus…
    • Port du masque – Imposé ou pas? – Qui les fournit?
    • Circulation dans les corridors – Penser au 2e étage de l’aile Léger (!) – Protocole d’entrée et de sortie dans les classes – Pertinence des pauses dans ce contexte
    • Gestion des lieux de rassemblement – cafétéria – bibliothèque – carrefour
    • Impression et distribution des documents – achalandage à la reprographie – à la COOP (Faut-il imposer l’achat en ligne et la cueillette?)
    • Achat de plexiglas pour faire écran – faisabilité – coûts – emplacements
    • Désinfection de l’équipement dans les laboratoires et les ateliers pratiques – Par qui? – À quels coûts? – Quand? Certainement pas dans les cinq minutes entre les cours…
    • Gestion des espaces clos avec ventilation qui, d’après certaines études, occasionnent de plus grands risques de contamination (locaux de musique, POC).
    • Enjeu des garderies pour les parents profs ou étudiants.
    • Disponibilité de l’équipement de protection individuel.
    • Et le souci de la santé-sécurité au travail… Que fera-t-on pour permettre aux profs d’organiser leur espace de travail à domicile? (ergonomie) Que fera-t-on pour briser leur isolement ? (santé mentale)

Tous les problèmes soulevés ne peuvent trouver leur solution dans l’immédiat et plusieurs réponses dépendront de la position du MEES. Les discussions se poursuivent donc à tous les niveaux et nos préoccupations doivent être transmises à la direction et au MEES par tous les canaux possibles.

Nous vous encourageons à transmettre tout élément nouveau à votre direction adjointe aux études ou au syndicat, à l’adresse seeclg@clg.qc.ca .

Solidairement.


Balises pour l’automne : À LIRE

(…) Dans la poursuite du combat contre la COVID-19, vous avez entendu les différentes autorités de santé publique à travers le monde entier préciser que le dépistage des cas positifs était l’une des principales clés (avec le développement d’un vaccin et celui d’un protocole de traitement ciblé et efficace) pour gagner définitivement la guerre, au moins pour assurer un déconfinement progressif totalement sécuritaire. Les journalistes se sont dès lors mis à rapporter le nombre de tests de dépistage quotidiens effectués chez nous et à comparer nos chiffres avec ceux des autres provinces et des autres pays. Pour objectiver les comparaisons, on a même pris soin de porter ces chiffres bruts en taux (nombre de tests par tranches de 1000, de 10000 ou de 100000 habitants d’une population).

Pour lire la chronique de Yovan : Chronique 7


20200412_130453Suggestions de lecture

par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

«Un avant-goût du choc climatique

Le Monde diplomatique

Mai 2020

L’abîme dans lequel un coronavirus a précipité de nombreux pays illustre le coût humain de la négligence face à un danger pourtant parfaitement identifié. Évoquer la fatalité ne peut dissimuler l’évidence : mieux vaut prévenir que guérir. Les atermoiements actuels dans la lutte contre le réchauffement climatique pourraient conduire à des phénomènes bien plus dramatiques.

par Philippe Descamps & Thierry Lebel »

Pour lire les deux articles proposés par Stéphane, l’un issu du Monde Diplomatique et l’autre de Politis : 2 Textes pour DVV

Et un autre venant du Devoir : Lorsque le temps est lui aussi tombé malade


 

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