Archives de Catégorie: Divers

DE VIVE VOIX 7.16 Bonnes vacances!!!

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«Défendre» nos «conditions de travail» «maintenant» Crédit photo : Pierre Robert

thumbnail (18)– C’est quoi déjà ton petit nom?
– Covid. Mon nom est Covid.

Par Judith Trudeau

Vague de confinement, de déconfinement. « Aplatir la courbe ». Trois vagues de consultation sur nos demandes au sectoriel, une dernière vague inachevée. Creux de vague, plateau, vague à l’âme, tsunami. Une année où il y a eu d’la houle. En synchrone et en asynchrone. Parce qu’on existe au rythme de l’autonomie.

Pour lire ce texte bilan : Covid. Covid c’est mon nom.


thumbnail (19)Dernier CRT de l’année à Lionel-Groulx

Par Aude Lacasse, présidente du SEECLG

Lors du CRT de la semaine dernière, nous avions soumis à la partie patronale un projet d’entente pour baliser les conditions de travail pour l’automne 2020 dans un contexte d’enseignement en mode non présentiel. La partie patronale nous avait promis une réponse cette semaine. Chose promise, chose due!

Réponse : refus catégorique de signer une entente.

La partie patronale nous a expliqué que c’était le mot d’ordre qu’elle avait reçu de la Fédération des cégeps.

La direction s’est montrée «ouverte» à discuter de certaines de nos demandes, soit essentiellement celles qui n’ont aucun impact financier ou presque et celles qui sont déjà en bonne partie balisées par notre convention collective (ex. : autonomie professionnelle, propriété intellectuelle). Pour tout le reste : reconnaissance de l’alourdissement de la charge de travail, évaluations et mesures administratives, besoin technologique, adaptation du matériel pédagogique à la FC, engagement à revoir le projet d’allocation des ressources enseignantes si des sommes sont débloquées à cet effet par le MÉES, nous n’avons obtenu aucun engagement de la part de la partie patronale.

Afin de faire le point sur l’évolution des discussions je vous invite à lire le projet d’entente que nous avons déposé, en rouge vous trouverez notre compréhension des réponses de la partie patronale.

Pour lire la suite de ce texte : 2020-06-12_DVV_Projet d’entente-CRT_Automne-2020_CP-revise (1)


Pour-DVV-3Bilans et plans de travail au temps du covid…Facilitons-nous la vie!

Par Chantal Pilon, secrétaire générale du SEECLG

(…) Extrait de la proposition d’entente en CRT (Voir texte précédent)

«Pendant l’année scolaire 2020-2021, le Collège ne demandera ni aux départements ni aux programmes de faire un plan de travail, un bilan de travail, ou de produire tout autre document de reddition de compte;

Partie patronale : Refus, mais extension des délais.

Face à cette réponse, votre exécutif syndical a décidé de vous proposer des gabarits à envoyer à votre direction adjointe. Il vous suffira d’y ajouter le nom de votre département ou de votre programme.»

Utilisez-les fièrement!


93776308_1283213238539033_1117732515428171776_nSondage sur le plagiat, retour

Par Étienne Gendron

On entend souvent que cette session fut «hors de l’ordinaire». Ce cliché sibyllin, utile dans les conversations et utilisable à toutes les sauces, cache cependant d’importantes difficultés qui alourdissent le travail des enseignants, autant émotionnellement qu’intellectuellement.  Cette réalité, c’est celle de la fraude intellectuelle, de la tricherie et du plagiat. Déjà épidémique avant le contexte de pandémie, le plagiat a toujours été sous-estimé, gommé par le manque d’outils afin de le repérer et une panoplie de mesures mitoyennes qui deviennent la seule alternative tant la paraphrase excessive, la copie et le «prêt-à-écrire» sont répandus. La COVID-19 met en lumière l’importance de l’encadrement pédagogique de l’enseignant dans la prévention du plagiat, car le recours à ce dernier fut plus fréquent que jamais lors de la session qui vient de se conclure.

Pour lire la suite de cette analyse : Sondage sur le plagiat


thumbnailLa boîte à surprise de la négo : une entente de principe avant le 30 juin?

Par Denis Paquin

Il y a quelques semaines, nous nous réunissions en AG afin de prioriser nos demandes. La négo s’accélérait et pouvait se régler rapidement, avant la mise à jour économique de juin.

Si cet horizon tient toujours, une entente de principe pourrait survenir au cours des prochains jours. Nous avons toutefois peu d’information sur les derniers développements aux tables de négociation (centrale et sectorielle). Au niveau sectoriel, nous savons néanmoins que la partie patronale a aussi priorisé ses demandes et qu’il y a des rencontres fréquentes.

Cette négo est un peu comme une boîte à surprise. Il ne se passe rien en apparence, puis le lendemain on apprend qu’il y a une entente de principe… Il pourrait aussi ne rien se passer.

Au moment où nous commençons nos vacances, nous sommes ainsi dans l’expectative quant à l’évolution de la négociation. Il faudra suivre l’actualité au cours des prochains jours. Advenant une entente, nous devrons, en assemblée syndicale, nous prononcer sur celle-ci en août ou en septembre. Une entente de principe ne sera officiellement ratifiée que si une majorité de syndicats y sont favorables.


Notre session en 3 illustrations

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Pétition pour exiger la démission du ministre de l’éducation, Jean-François Roberge


Jules

Jules avec tous ses collègues du programme Théâtre-Production, lors de sa fête de retraite en janvier 2019.

Hommage à Jules Paquin

Par Dominique L’Abbé et André Simard

Bonjour,

Jules Paquin, notre ami, notre collègue retraité depuis à peine 2 ans, le professeur de son pour plusieurs générations d’étudiants du Collège Lionel-Groulx (Théâtre-Production) et du Cégep de Drummondville, est décédé le 10 juin dernier des suites d’un infarctus. Il s’en est allé au moment même où nous fêtions le départ des finissants 2020 sur Zoom, il devait être des nôtres.

Certains d’entre nous connaissaient Jules depuis les années 70 et 80. Il a été, durant des décennies, un des grands sonorisateurs de spectacles au Québec et à l’étranger. Entre autres, pour l’Orchestre symphonique de Montréal. Il travaillait dans le raffinement, dans la dentelle musicale!

Jules a été pour nous un collègue attentif, un enseignant hors pair, une référence en pédagogie, proposant toujours des solutions intelligentes et rassembleuses. Créatif, ouvert aux nouveaux projets, il initia avec d’autres enseignants plusieurs des ateliers encore en activité à ce jour.

Ces dernières années, il s’était investi plus particulièrement dans la photographie. Son attachement au département et à ses étudiantes et étudiants s’est exprimé dans de magnifiques photographies les représentant au cœur des lieux de la création théâtrale. Son portefolio est accessible sur notre page Facebook.

Jules était une personne posée, toujours souriante et accueillante, sensible aux autres avec une qualité d’écoute rare; c’est de cet être à part dont nous sommes en deuil aujourd’hui. Il nous manquera énormément.

Prenez bien soin de vous, la vie est si fragile comme disait la chanson.


Les profs de Cégep, partout au Québec, ont démontré leur solidarité envers le comité de négo. 11 juin 2020.


Aide mémoire pour préparer l’automne

  1. La proposition syndicale adoptée le 27 mai dernier (AG)

  2. Cadre de prestation des activités pédagogiques en mode hybride (CÉ)

  3. Nous aurions aimé vous présenter une entente en CRT.
  4. Consultez la dernière version du calendrier pour l’automne.
  5. Consultez la dernière version du cadre sanitaire.
  6. Même si les cours de la session automne 2020 débutent le 8 septembre prochain, le début de votre contrat de travail débute le 17 août.
  7. Précaires, soyez aux aguets et joignables par téléphone ou courriel dans la semaine du 3 au 10 août.

Mot de vacances de votre exécutif

De vive voix 7.15 express

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Une pile de correction virtuelle…


La capsule d’Étienne!


thumbnail (19)Retour de CRT

Par Aude Lacasse

CRT – 2 juin
Lors de la rencontre de cette semaine, un seul sujet était à l’ordre du jour : la rentrée automne 2020.
Dans un premier temps, nous nous sommes penchés sur un «guide» complémentaire au Protocole de gestion de la COVID-19 dans les locaux du collège qui sera diffusé à l’automne à l’ensemble du personnel enseignant. Dans ce document, on retrouve des indications plus précises sur ce qui doit être fait lorsqu’un cours se donne en mode présentiel. À titre d’exemple, le port du masque est-il obligatoire? Si oui, quand? Qui est responsable du nettoyage des espaces partagés? Le collège mise beaucoup sur l’autonettoyage par les étudiants, dans ce contexte qui est imputable si le travail est mal fait?

Dans un deuxième temps, dans l’esprit de la proposition adoptée lors de la dernière AG, la partie syndicale a entamé les discussions sur une éventuelle entente en CRT en abordant notamment les éléments suivants:
– Le droit à l’image ainsi que la protection de la propriété intellectuelle,
– Le respect de l’autonomie professionnel,
– L’accès à du matériel de bureau dans le cadre du télétravail¸
– L’accès à un soutien pédagogique et technopédagogique. Par exemple l’accès à du matériel spécialisé lorsque nécessaire, de la formation facile d’accès, etc.
– La conciliation travail-famille si l’enseignement en présentiel dans certains locaux du collège nécessite des plages horaires après 18h00.
– La nécessité d’avoir un milieu de travail et d’étude sain dans les espaces virtuels.

Bien sûr en réitérant que rien de tout ceci ne pourrait servir à faire de précédents que ce soit dans la mise en place d’une formation à distance au collège ou autre.


Annonce de Facebook live, par Caroline Sennevile


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Par Julien Lapan (pour la FNEEQ), Délégué à la coordination du regroupement Cégep 

Bonjour,

Nous tenons à vous informer des plus récents développements à la table sectorielle à la suite des rencontres de négociation ayant eu lieu dans les derniers jours.

Depuis l’adoption de la liste de demandes prioritaires par le regroupement cégep le 21 mai dernier, le comité de négociation et de mobilisation a rencontré ses vis-à-vis patronaux à deux occasions : le vendredi 29 mai et le jeudi 4 juin. La rencontre du 29 mai était la première depuis le début de la crise sanitaire à la mi-mars et a permis d’exposer les bases d’une reprise des pourparlers dans une perspective de règlement d’ici la fin du mois de juin. Cette première rencontre a également été l’occasion de présenter notre nouveau cahier de demandes prioritaires. Néanmoins, le comité patronal de négociation des collèges (CPNC) n’ayant pas procédé à cette occasion à son propre dépôt priorisé, les paramètres précis des prochaines rencontres de négociation et la volonté de la partie patronale d’entrer dans une véritable dynamique de négociation soutenue restaient toutefois à confirmer.

La rencontre du jeudi 4 juin a permis des échanges intéressants avec la partie patronale tant sur le plan du calendrier et de la dynamique de la table sectorielle que sur celui des objets de négociation précis. Comme il avait été convenu, nous nous sommes lancés dans la présentation et l’argumentation détaillée de notre liste prioritaire en abordant les demandes liées aux thèmes de la précarité et de l’autonomie professionnelle. Ainsi qu’il s’y était engagé, le CPNC nous a également informés de son propre exercice de priorisation en nous déposant une nouvelle version de son cahier de négociation dans laquelle environ la moitié de ses demandes initiales sont abandonnées. Les échanges sur nos demandes respectives se sont faits dans un esprit d’ouverture et une volonté apparente de faire avancer la négociation. Nous nous sommes aussi entendus pour poursuivre les échanges à un rythme soutenu en nous rencontrant au moins deux fois par semaine à partir de la semaine prochaine. Nous visons à terminer la présentation et l’argumentation détaillées de nos demandes prioritaires à la conclusion des deux prochaines rencontres.

En tenant compte de l’ensemble de ces éléments, la journée de pourparlers d’hier tend donc à confirmer la dynamique de négociation à laquelle nous avons décidé d’adhérer et nous a donné plusieurs indications à l’effet que la partie patronale s’engageait également activement dans le processus. Le comité de stratégie accueille donc positivement, bien qu’avec prudence, l’évolution de la négociation sectorielle à la lumière de cette journée active de discussions.

Beaucoup de travail reste néanmoins à faire pour poursuivre la progression rapide de la négociation. Nous vous tiendrons informés des prochains développements.

Solidairement,


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Infolettre de la FNEEQ


Chronique école et société no 88 + mode balado


Rapport de rencontre…

avec les représentants du ministère, la Fédération des Cégeps, Les syndicats FNEEQ et FEC et les représentants des étudiants. Rencontre du 5 juin.

Pour lire le résumé : 2020-06-05 Rapport rencontre avec le MEES


20200412_1304533 Suggestions de lecture

Par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

  1. «Du 17 au 31 mars 2020, selon Médiamétrie, le temps quotidien de navigation numérique des Français a atteint 2 h 50, soit une augmentation de 36 % par rapport à mars 2019 (4 h 41 en moyenne pour la télévision du 17 mars au 26 avril, soit une augmentation de plus d’un tiers sur un an). Qu’il s’agisse des professeurs sommés de téléenseigner, des médecins convertis malgré eux à la téléconsultation, des cadres qui s’épanouissent — ou pas — dans leurs pantoufles de télétravailleurs ou encore des directions d’université qui initient leurs étudiants à la télésurveillance des examens à domicile (1), la dématérialisation a pris une telle ampleur dans le quotidien des Français que la possession d’un appareil connectable à Internet apparaît plus que jamais comme un besoin vital. Sans Internet, pas de masques, pas d’examen médical, pas de télétravail (lequel concernait un quart de la population active française pendant le confinement), pas non plus d’accès à son dossier d’allocataire social, de retraite ou encore à son compte en banque.»

2. Avec le démocrate Joseph Biden, la gauche américaine a le cafard

Aux États-Unis, « rien ne changera fondamentalement »

Aucun pays ne dénombre autant de victimes du Covid-19 — près de cent mille le 21 mai — que les États-Unis. Et l’absence d’un filet de protection médical et social y provoque une crise sans précédent depuis un siècle. En année électorale, un tel tableau aurait pu provoquer un séisme politique. Pourtant, la réélection du président sortant n’est pas exclue. Et son rival n’ambitionne que le retour aux années Obama.

Thomas Frank

Journaliste et historien. Auteur de The People, No : A Brief History of Anti-Populism, à paraître en juillet chez Metropolitan Books, New York.

Le Monde diplomatique

Juin 2020

3. «La pandémie de Covid-19 traduit l’entrée brutale dans l’ère de l’anthropocène, celle des grandes ruptures marquées par les changements climatiques et les risques sanitaires à échelle mondiale. De nouvelles politiques publiques s’imposent pour l’économiste Benjamin Coriat.»

  • Pour lire cette 3ième suggestion de lecture : L’âge de l’anthropocène…

    À venir…

  • Dans le prochain De vive voix express, un aide-mémoire de tous les paramètres pour réfléchir l’automne vous sera transmis : La proposition du SEECLG, Le projet d’entente en CRT, le cadre de prestation des activités en mode hybride (CÉ), les grandes lignes du cadre sanitaire, le calendrier de l’automne (qui sera adopté ce mardi) et l’extrait de la PIEA qui traite du plagiat. Ce sera une édition à conserver 🙂

 

  • 11 juin, remise des notes dans colnet
  • 12 juin, début de la période de vacances

De vive voix 7.14 Express

L’image contient peut-être : plante, fleur, arbre, ciel, plein air et nature

Confinement, dé-confinement, 25%-35% en présentiel, la nature elle demeure à 100%

Grosse semaine. Tellement que c’est un «vrai» De vive voix express. Merci à notre camarade Morin pour ses textes. Sinon, il s’agit de transmission des documents reçus. Point. Les textes d’analyse et de synthèse, s’il y a lieu, arriveront plus tard, s’il y a lieu. (Running gag pour ceux et celles qui ont travaillé la PIGEP et pour les gens qui ont déjà lu ce document.)

Bonne fin de session à tous et à toutes.

Judith Trudeau, responsable à l’information pour le SEECLG.



file1 (3)L’importance du «présentiel»

Par Yovan Morin, professeur de TSA

Alors que je venais tout juste de mettre la touche finale à un texte cri du cœur martelant l’importance de l’enseignement mené en chair et en os aux études supérieures pour tous les étudiants, nonobstant leur champ d’études, tout comme ça l’est aux niveaux primaire et secondaire. Alors que je l’avais envoyé à notre collègue Judith pour publication dans le présent DVV, je me rendis compte à la lecture de La Presse que j’étais finalement… dans le champ; que mon texte ne collait plus tout à fait à la réalité. Notre ministre de l’Éducation était sorti dans les médias l’après-midi même (mardi 26 mai), alors que je ruminais mon désarroi sous forme de communication écrite à votre attention. Sa sortie sous les projecteurs avait pour but de signifier à la population l’importance qu’il accorde à la présence (réelle) en classe pour TOUS les étudiants collégiaux et universitaires. Ah ben… chialais-je pour rien? Ça m’arrive. Particulièrement lorsque la situation évolue, comme c’est le cas en ce moment, d’heure en heure…

Pour lire la suite de ce texte : Texte pour DVV_2 _Yovan


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Par Yves de Repentigny, vice-président FNEEQ et responsable du regroupement Cégep

(Transmission de courriel)

Bonjour tout le monde,

Plus tôt aujourd’hui, nous vous avons fait parvenir l’offre que le Conseil du trésor avait déposée à la CSN le 20 mai dernier à la table centrale. Nous désirions vous informer que, ce matin, le gouvernement a publié cette offre sur son site Web. Cette proposition est exactement la même que celle que nous vous avions résumée dans le dernier info-négo. 

Comme nous l’avons déjà dit, cette offre est toujours insuffisante tant sur le plan des conditions de travail que sur celui des salaires. Pour prendre connaissance de la réaction de la CSN, veuillez visionner la nouvelle vidéo de Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN, publiée aujourd’hui à 13 h, dans laquelle nous réitérons la nécessité pour le gouvernement de venir rapidement s’asseoir avec nous aux tables de négociation : Réaction de la CSN

Nous vous invitons à relayer cette information à vos membres.

Salutations cordiales,

Pour

Yves de Repentigny

Vice-président, regroupement cégep


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Voici la proposition qui a été adoptée lors de notre rencontre en visioconférence du 27 mai dernier

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Voici la proposition adoptée en regroupement Cégep le 28 mai dernier

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Voici les rapports de rencontre des 22 mai,  26 mai et 29 mai dernier entre les représentants du ministère, la Fédération des Cégep, la FNEEQ et les représentants étudiants

2020-05-21 Rapport rencontre avec le MEES

2020-05-26 Rapport rencontre avec le MEES

2020-05-29 Rapport rencontre avec le MEES


file1 (3)La chronique de Yovan

Par Yovan Morin, professeur en TSA

(…) Revenons aux choses sérieuses. Le sujet dont je veux vous entretenir pour cette dernière chronique démontre l’importance de la médecine vétérinaire dans le maintien de la santé des humains en partenariat avec les autorités de santé publique. Des vétérinaires de toutes sortes – pathologistes, microbiologistes, parasitologistes, épidémiologistes, spécialistes en salubrité des aliments, en infectiologie et en zoonoses, praticiens (pour ne nommer que ceux-là) – et des techniciens en santé animale assument quotidiennement cette responsabilité dans leur métier. (…)

Pour lire la chronique 9 : Chronique 9


À venir…

  • Regroupement Cégep ( date à confirmer)
  • Dernière Commission des études pour adopter le calendrier de l’automne (date à confirmer)

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Après une semaine de bons soins, un retour à la vie. Bravo camarade Bernard!

La capsule d’Étienne

 

thumbnailNégocier dans l’urgence

par Denis Paquin

Négocier? Je n’ai pas la tête à ça. L’urgence est à terminer ma session et à préparer l’automne qui s’annonce chaotique. Et pourtant, la conjoncture nous impose aussi une négociation. C’est dans ce contexte que nous nous sommes réunis le 13 mai pour tenir une AG en soirée. Pour les plus motivés, il y a eu aussi un 9 à 11 fort agréable.

Globalement, nous avons décidé d’adhérer à la stratégie de la FNEEQ en ajoutant quelques éléments, mais sans remettre en question le cœur de la proposition de notre fédération, en priorisant l’amélioration des conditions de travail des chargés de cours. Disons que les échanges ont été plus souffrants au sein de la FNEEQ. 2 regroupements cégep, 16 heures de zoom, voilà le temps nécessaire pour faire le deuil d’une négociation « normale» où il serait possible de traiter l’ensemble des enjeux liés à notre réalité : sous-financement des collèges, lourdeur de la tâche, précarité, organisation du travail… Je vous propose un portrait de la situation actuelle.

Un règlement rapide à la table centrale?

Le gouvernement a déposé une offre formelle à la CSN cette semaine. Il devrait y avoir une contre-proposition de la CSN prochainement. Celle-ci pourrait être similaire à celle de la FTQ.

Pour ceux qui suivent l’actualité, la FTQ se dit proche d’un règlement avec le gouvernement basé sur une hausse salariale de 12% pour les préposées aux bénéficiaires et de 6% pour les autres sur une période de 3 ans. Pour la troisième année, il y aurait aussi une bonification supplémentaire pour les bas salariés.

En somme, un règlement prochain sur la question de la rémunération est fort possible dans un contexte où l’écart entre le gouvernement et les organisations syndicales semblent se réduire.

Une négociation accélérée à la table sectorielle

La négociation rapide à la table centrale impose son rythme à la table sectorielle.  Le gouvernement souhaite régler la négociation avant la mise à jour économique de juin, sans doute avant la mi-juin. Il resterait ainsi peu de temps pour négocier au niveau sectoriel malgré la complexité des enjeux.

Cet échéancier ne permet clairement pas de traiter l’ensemble de nos demandes. Pour chacune d’elle, la  FNEEQ doit analyser l’enjeu, produire une argumentation, présenter la demande à la partie patronale avant d’entamer des discussions. Dans le cadre actuel, ce travail n’est possible qu’avec un nombre limité de demandes. Lesquels? Une question simple, mais déchirante, chaque demande étant légitime.

Injection limitée de nouvelles ressources

À cette contrainte de temps, s’ajoute aussi un manque cruel de nouvelles ressources, alors que le gouvernement propose d’injecter seulement 6 millions supplémentaires afin d’améliorer nos conditions de travail à la FNEEQ! Rien en un mot.

Une somme nettement insuffisante par rapport à nos demandes. À titre d’exemple, il en coûterait près de 40 millions uniquement pour assurer un traitement équitable à la formation continue. Un écart abyssal…

Que faire?

La FNEEQ estime que le rapport de force est actuellement favorable au gouvernement (popularité du gouvernement actuel et difficulté à mobiliser ses membres). La conjoncture économique aussi n’est plus favorable. Plusieurs organisations syndicales cherchent aussi à parvenir à une entente rapide. Bref, il s’avère impossible dans ce contexte de ralentir la négociation. La FNEEQ estime qu’une négociation rapide, malgré ses limites, permettrait de réaliser des gains par rapport à l’offre initiale de 6 millions.

Réaliser des gains en s’appuyant sur la CSN

Pour la FNEEQ, en se concentrant sur quelques enjeux, il est possible, en s’appuyant sur le rapport de force de la CSN, de réaliser des gains supplémentaires. Il s’agit ici principalement de réaliser des gains pour améliorer la rémunération des chargés de cours en traitant cet enjeu à la table centrale dont les ressources sont plus importantes. La négociation sectorielle doit toutefois s’accélérer et se conclure avant une entente à la table centrale, avant la fermeture des enveloppes par le gouvernement. Il est donc minuit moins une…

Préparer la prochaine négociation

Ce rythme accéléré contraint la FNEEQ à limiter le nombre de demandes qui sera présenté à la partie patronale. Il s’agit du difficile exercice de priorisation que nous avons réalisé lors de deux regroupements par zoom. Il y a aussi des limites à cette stratégie, et la FNEEQ en est bien consciente.

Cette négociation ne permettra pas de régler les nombreux enjeux qui affectent le réseau collégial (si au moins nous pouvons régler celui de la formation continue, je serais toutefois très heureux). La FNEEQ propose ainsi de bonifier les mandats des comités paritaires afin d’étudier les enjeux qui ne pourront pas être traités. Il pourrait même y avoir de l’injection de ressources avant la prochaine convention collective (par exemple, pour les stages en milieu clinique en soins). Il s’agit, en somme, de préparer la prochaine négociation où les enjeux de la précarité, du financement et de la CI seront centraux.

En terminant

La négociation est, à plusieurs égards, décevante. Il faut toutefois souligner des gains au niveau de la rémunération supérieure aux dernières négociations (en excluant le rangement 23). Aussi, elle n’aura pas été vaine si nous parvenons à réaliser des gains majeurs à la formation continue. Elle ne permettra sans doute pas de régler plusieurs enjeux, mais plutôt de mettre la table à la prochaine négociation.

J’oubliais. Il y a quelques changements à notre liste de demandes prioritaires. Des précisions et des ajouts de mandats pour les comités paritaires. En écho à notre AG, l’ajout d’une demande pour permettre l’accès au PVRTT pour les précaires ayant un temps plein session. Une autre pour permettre aux syndicats locaux de mieux baliser les partenariats interétablissements. L’essentiel demeure toutefois conforme à la liste des priorités présentées en AG (nous allons vous transmettre cette liste lorsqu’elle sera disponible).


2020-05-21 Le point sur la négo no 10


thumbnail (19)Résumés de rencontres

Par Aude Lacasse, présidente du SEECLG

Comité des relations de travail (CRT)

Les discussions sur un automne en mode hybride se sont poursuivies. Résumons en disant que le dossier est complexe et que plusieurs variables nous manquent pour avancer les discussions de façon significative. Discuter de certaines de nos conditions de travail sans connaître, le plan sanitaire officiel, le cadre pédagogique, les modifications au RREC et surtout si du financement supplémentaire sera offert par Qc est difficile. Toutefois, une chose semble faire consensus, il sera très difficile de faire des horaires selon le mode habituel à l’automne. L’utilisation des locaux spécialisés dans le respect des normes fixées par la Direction de la santé publique met beaucoup de pression sur le reste des plages horaires. La possibilité de faire un horaire par bloc a été évoquée. Il pourrait y avoir trois blocs par jour, un le matin, un l’après-midi et un autre le soir.

 Comité consultatif pour la rentrée.

Le protocole de gestion de la COVID-19 dans les locaux du collège a été présenté. Celui-ci n’est encore qu’à l’état de document de travail. Nous ne pouvons donc pas vous le diffuser. Le document a été corrigé et commenté par la direction de la santé publique. Bien que les mesures demandées ne soient pas si surprenantes, elles nous laissent un peu sceptiques quant à la capacité réelle du collège de les mettre en place. Rappelons-nous l’état de propreté du collège avant la pandémie. Chose certaine à la lecture du document, on ne peut que constater qu’il sera possible d’admettre qu’un nombre limité d’étudiants et d’employés au collège à chaque jour. Suite à la rencontre, il a été convenu qu’un groupe de travail sera créé afin de préciser le Protocole en tenant compte de l’aspect pédagogique dans l’utilisation des locaux.


Info-assurance


20200412_130453Poudre aux yeux

 Par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

Dans un texte publié il y quelques semaines en ces pages, notre collègue, Charles Jutras, décrivait les contingences imposées par la crise en référant aux pilotes de ligne qui, dans des circonstances exceptionnelles, doivent naviguer « à vue », c’est-à-dire sans instruments de bord et sans repères connus. La métaphore aurait sans doute encore plus de consistances si notre ministre et ses gestionnaires n’étaient pas borgnes et que tous ceux qui croient voir dans les « bébelles » technologiques une voie d’avenir n’étaient pas aveugles. On aura beau parler de l’«École de demain»[1], la vérité est que la crise actuelle est une occasion en or pour les idéologues patentés du pédagogisme et des marchands de logiciels de nous faire croire à ce qui n’est en somme qu’un mirage[2].

[1] -Christian Asselin, «Le collège Lionel-Groulx s’adapte à la crise», Nord info, 29 avril 2020, https://www.nordinfo.com/actualites/le-college-lionel-groulx-sadapte-a-la-crise/

[2] -Au nombre des inepties entendues récemment, il faut écouter l’inénarrable Cathia Papi de la TELUQ sur les ondes de Radio-Canada qui nous disait que le télé-enseignement est même plus «efficace» que l’enseignement en présentiel. Voir https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/midi-info/episodes/463224/rattrapage-du-mercredi-13-mai-2020/14

Pour poursuivre la lecture de ce texte : Chalifour Poudre aux yeux


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comité école et société : Ricardo Penafiel, Isabelle Ponbriand, Madeleine Ferland et Claudine Beaupré (manque sur la photo Ann Comptois et Richard Bousquet)

L’enseignement au temps du coronavirus
Balises pour l’automne 2020

(texte envoyé par Colnet un peu plus tôt)

Par le comité école et société

La pandémie du nouveau coronavirus (COVID-19) et le confinement ont amené le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur (MEES) à imposer des directives souvent erratiques quant aux tâches professionnelles à maintenir. Le manque de clarté dans les consignes et les pressions idéologiques provenant du MEES ont engendré des dysfonctionnements qui ont rendu l’adaptation à la crise beaucoup plus compliquée qu’elle ne l’était d’emblée. Autant l’imposition d’un retour précipité à l’école primaire en présentiel (pour un groupe d’âge qui peut difficilement respecter les consignes de distanciation) que les directives d’une reprise immédiate des cours à distance pour l’enseignement supérieur relèvent d’une même attitude autoritaire qui catapulte des « solutions » sans consulter d’abord les principales et principaux intéressé-es. Il ne fut donc pas surprenant de lire, en début de confinement, les directives ministérielles aux
directions d’établissements des réseaux de l’éducation et en enseignement supérieur qui amènent, de manière floue mais certaine, l’idée d’étendre le téléenseignement dans un avenir rapproché :

« Dans la mesure du possible, les établissements d’enseignement supérieur sont
invités à concevoir, au cours des deux prochaines semaines, des façons d’offrir
l’ensemble de leurs activités de formation à distance dans l’éventualité où la
fermeture des établissements devait se prolonger. Le télétravail est une mesure à
privilégier. Par ailleurs, dans le cas des établissements d’enseignement supérieur, les
activités de formation offertes à distance et ne nécessitant pas de présence de
personnel pourront être maintenues. » (Blackburn, 2020)

Les collèges, les universités et plusieurs écoles secondaires privées ont rapidement tenté d’emboîter le pas aux universités états-uniennes (Agence France Presse, 2020). Celles-ci prétendaient imposer l’enseignement à distance (EAD) à l’ensemble de leurs cours pour combattre la COVID-19. Certains gestionnaires d’établissements d’enseignement supérieur parlent même de la crise de la COVID-19 comme d’une occasion de « créer l’école de demain ». Cette vision, qui montre une désolante incompréhension des conditions requises pour faire de l’enseignement à distance, est d’autant plus déplorable qu’elle relève d’un puissant lobby en faveur du développement de la « formation à distance », que les gouvernements et directions d’établissements d’éducation relaient depuis plusieurs années sans en maîtriser la nature et les enjeux 1

Pour poursuivre la lecture de ce texte : CES_Enseignement au temps du coronavirus_19 mai 2020 (2)


20200412_130453Suggestions de lecture

Par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

La grande illusion

 par JOSEPH FACAL, Journal de Montréal, Mardi, 19 mai

Dans les universités et les cégeps, il semble acquis que l’enseignement se fera à distance à l’automne. Dans un contexte de grande incertitude, je ne blâmerai pas les autorités de faire primer la sécurité.  Je reconnais l’ingéniosité de plusieurs outils technologiques dans le domaine pédagogique. Je ne nie pas non plus que l’enseignement à distance fonctionne très bien dans des programmes comme les certificats, qui s’adressent à des étudiants plus âgés et plus autonomes. Pour les étudiants qui nécessitent un suivi plus serré, l’enseignement à distance ne remplacera jamais, jamais, jamais la présence en classe.

Mon malaise est ailleurs.

Pour poursuivre les suggestions de lecture :

(…) Puisque vous êtes très occupés, moi aussi, je serai bref dans ma chronique de cette semaine. J’irai tout simplement en vous laissant quelques références qui vous expliquent brièvement l’histoire des épidémies au Québec et ailleurs dans le monde. Avoir un peu de culture épidémiologique générale lorsqu’on est un intervenant en santé animale n’est pas à dédaigner. (…)

Pour lire la Chronique de Yovan : Chronique 8


99297814_586482505317488_645097701242830848_n2 Suggestions de visionnement

Par Michel Milot, professeur de mathématique

1) As It Used To Be – Vostfr

«Synopsis:
Dans un futur proche, les professeurs ne donnent cours que devant une salle vide et une simple webcam, retransmettant la leçon sur internet. Un professeur d’histoire va voir son quotidien bousculé quand une élève franchit la porte de sa salle…»

2)

«Printemps 2020, la pandémie bouleverse le Québec. L’heure est au confinement. Privé.e.s de leur rendez-vous musical habituel, plus de 300 choristes amateur.e.s de partout au Québec répondent à l’appel d’un projet ambitieux et forment un grand chœur virtuel le temps d’une chanson.»


À venir …

  • Mercredi le 27 mai à 19h : Assemblée générale en visio
  • Jeudi le 28 mai : Regroupement Cégep en visio
  • Vendredi le 29 mai : Commission des études en visio

DE VIVE VOIX 7.12 EXPRESS

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Photo : Jonathan Bernard

 

Nos excuses pour ce DVV express arrivant un samedi. Nous avons terminé le regroupement Cégep à 17h, hier. Le processus de priorisation de nos demandes n’est pas achevé (retour de consultation des syndicats locaux). À suivre, ce mercredi ou jeudi.

Dans ce DVV, deux sujets principaux: la Négo et l’anticipation de l’automne.

Bonne lecture. Et bon samedi!

Judith Trudeau, responsable à l’information pour le SEECLG

La capsule d’Étienne!

Retour sur la semaine syndicale


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thumbnail (18)Pourquoi je suis d’accord avec l’orientation du comité de stratégie

Par Judith Trudeau

Le 11 mai dernier, le comité de stratégie (comité de négo élargi) nous a livré sa lecture en vue d’établir une première priorisation[1] des demandes. Tout se passe vite. Nous devons nous faire une tête rapidement. Nous avons été quelques-uns à «pleurer» la mort de la «pyramide inversée ». Vous vous souvenez, cette stratégie de consultation par vagues? Il nous semble que cela fait des lustres. Visiblement cette stratégie n’était pas adaptée à la conjoncture d’urgence Covid-19. Comme certains l’ont illustré lors d’un regroupement cégep, nous sommes en période de deuil. Et le deuil amène différents états d’esprit : colère, tristesse, déni, acceptation.

[1] Ça fait très Jean Charest, mes excuses  🙂

Pour poursuivre la lecture de ce texte : Pourquoi je suis d’accord…

À titre de rappel :  Comité chargés de cours regroupement 24 janvier 2019


Négo : À LIRE!


LES COURS DE LA SESSION D’AUTOMNE 2020

UNE FORMULE HYBRIDE D’ENSEIGNEMENT

Par le comité exécutif

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) a déjà annoncé la probabilité que l’enseignement soit donné en grande partie à distance à la rentrée de l’automne, tout en admettant cependant qu’environ 25 % des activités pédagogiques ne pourraient se donner autrement qu’en présence.

Un mode d’enseignement « hybride », c’est aussi ce que notre direction considère comme scénario probable pour l’automne. Toutefois, il faut s’attendre à ce que cela se traduise de diverses manières en fonction des cours.

Lorsqu’ils entendent le terme « enseignement hybride », les profs imaginent parfois la moitié du groupe dans la classe, l’autre à distance, en alternance; ou encore la moitié du groupe une semaine, l’autre moitié la semaine suivante. C’est pourtant toute autre chose qui se dessine à Lionel-Groulx, entre autres, parce que chez nous, aucune solution ne peut être envisagée sans tenir compte du fait que les locaux sont occupés au maximum de leur capacité.

Cette contrainte de locaux s’ajoute à toutes celles qu’impose la Direction de la santé publique. Il faut donc, avant d’établir un plan de match, dresser un portrait global des difficultés que pose l’enseignement à distance (EAD) pour l’atteinte des compétences dans nos cours. Évidemment, cette responsabilité incombe en définitive à la direction. Toutefois, les membres de l’exécutif, du CRT, de la CÉ, et les coordonnateurs ont intérêt à avoir une bonne idée de la situation afin de jouer leur rôle auprès de la direction.

Le 7 mai dernier, le comité exécutif a donc tenu cinq visioconférences afin de recueillir les commentaires des coordinations à ce sujet. Le résultat détaillé de ces rencontres a été porté à la connaissance de la direction lors du CRT du 12 mai dernier. Nous en offrons ici une synthèse.

LES COURS QUI EXIGENT D’ÊTRE EN PRÉSENCE

Discuter de certains cours spécifiques a permis de distinguer quatre grandes catégories :

  1. Les cours qui exigent d’être en présence et pour lesquels la distanciation de deux mètres serait difficile, voire impossible à maintenir;
  2. Les cours qui exigent d’être en présence et pour lesquels la distanciation de deux mètres serait possible à maintenir, mais exigerait parfois de l’équipement de protection individuelle;
  3. Les cours qui pourraient se donner à distance, mais qui exigeraient de fournir de l’équipement, du matériel ou des logiciels spécialisés;
  4. Les cours pour lesquels il serait indispensable d’être en présence pour assurer un lien pédagogique significatif.

Dans la première catégorie, on retrouve notamment, mais non limitativement, des cours de soins infirmiers et de santé animale, plusieurs cours de théâtre, d’arts visuels ou de musique… En effet, comment évaluer à plus de deux mètres l’habileté à faire une injection? Effectuer une chirurgie sur un animal? Ajuster le costume d’un acteur? Ajuster la posture du chanteur ou du danseur?

Dans la deuxième catégorie, on pense évidemment aux laboratoires de sciences, aux cours d’éducation physique, mais aussi à plusieurs ateliers en génie électrique, en informatique, en agriculture, etc.

Dans la troisième catégorie, on a fait mention, par exemple, de logiciels spécialisés, de matériel audiovisuel, d’ordinateurs, de composantes électriques, de trousse d’artiste, de tablettes et stylets, etc.

Finalement, dans la dernière catégorie, on a évoqué toutes les situations où les enjeux habituels seront certainement exacerbés par l’EAD : motivation, persévérance, adaptation aux études collégiales, activités sociales et culturelles, tout ce qu’on qualifie d’essentiel pour la réussite depuis des années! On s’est évidemment inquiété de toutes les situations où le travail en équipe est important, de la population étudiante vulnérable, des jeunes qui nous arrivent du secondaire après une année terminale tronquée, des petites cohortes où le sentiment d’appartenance doit être créé, etc.

Ce qu’on a pu constater au cours des rencontres avec les coordinations, c’est l’effort important qu’ont fourni les profs pour s’adapter au contexte difficile dans lequel nous nous trouvons. Par exemple, des départements ont tenté de déterminer les compétences qui pourraient être repoussées à la session d’hiver, d’autres sont à la recherche de gratuiciels pour remplacer les logiciels dispendieux offerts dans les labs au collège, etc.

LES PRÉOCCUPATIONS DES PROFS

Ces dernières semaines, tous les profs ont dû adapter leur pédagogie et leurs pratiques d’évaluation ou de correction. On ne peut pas accuser les profs de faire preuve de mauvaise foi! Mais la perspective d’une session entière effectuée à distance a provoqué plusieurs réactions. Voici, en vrac, les préoccupations qui ont été exprimées ces dernières semaines :

  • À quoi ressembleront les horaires ?
    • À la fin d’un cours donné en présence, un étudiant qui doit suivre un cours à distance cinq minutes plus tard n’aurait pas le temps de retourner chez lui. Faudra-t-il lui permettre l’accès aux laboratoires informatiques? Aura-t-on alors suffisamment de labs? Faudra-t-il s’assurer que tous les étudiants disposent d’un portable? Mais alors, où pourra-t-on s’installer? À la cafétéria? À la bibliothèque? Dans une classe sèche? Comment surveiller toutes ces allées et venues? Comment désinfecter tous ces lieux? Et comment assurer la distanciation?
    • Devra-t-on prolonger l’horaire jusqu’à 20 h?
    • Pourrait-on jumeler des groupes sur une même plage horaire?
  • Pourrait-on penser à des groupes restreints ?
    • Il y aurait un impact important sur le calcul de la Ci et le nombre de profs, le Nej, le PES. Est-ce que le MEES consentirait à modifier temporairement les règles de financement?
    • Pourrait-on louer des locaux à l’extérieur? Revenir à un complexe modulaire?
  • Est-ce que planifier tous les cours en présence dans une même journée pourrait faciliter les choses? Mais alors que penser de la distanciation sociale entre les profs qui partagent le même bureau (souvent à plusieurs)?
  • Devrait-on, pourrait-on, modifier les grilles de cours? Comment? Pourquoi? Par quelle instance?
  • Ira-t-on jusqu’à suspendre certains programmes techniques?
  • Pourrait-il être optionnel de donner ou de suivre  les cours à distance? Certains profs pourraient se porter volontaires et des étudiants déclarer leur intérêt… Mais alors, comment pourrait-on jumeler profs et étudiants volontaires?
  • Toutes les objections à l’EAD se posent de manière plus aiguë lorsqu’on envisage toute une session sur ce mode :
    • Adaptation du matériel pédagogique;
    • Qualité de la formation;
    • Évaluation des apprentissages;
    • Questions d’équité;
    • Cohésion entre les étudiants qui nous arrivent du secondaire… Peut-on penser à créer des groupes constants (comme en DEC intégré)?
  • Les défis technologiques demeurent :
    • La capacité des applications, des serveurs, des plateformes est insuffisante;
    • La formation des profs et de la population étudiante doit être assurée;
    • La multiplicité des plateformes;
    • Le soutien technique doit être assuré.
  • Pourrait-on penser à une trousse d’accueil pour les jeunes, particulièrement ceux qui nous arrivent du secondaire? On peut penser à des tutoriels pour les outils informatiques, des capsules pour présenter les ressources…
  • Comment accueillir et accompagner les nouveaux profs dans un contexte aussi difficile?
  • Certains programmes doivent planifier des activités de rattrapage pour le mois d’août.  Ces départements se reconnaissent, ayant déjà discuté de cette question avec la direction. (On pense à Soins infirmiers, TGE, TPHE-GEEA, TSA)… Est-ce que le soutien sera là au moment de donner les cours de rattrapage (vacances des techniciens, soutien technique et pédagogique)
  • Et encore plus…
    • Port du masque – Imposé ou pas? – Qui les fournit?
    • Circulation dans les corridors – Penser au 2e étage de l’aile Léger (!) – Protocole d’entrée et de sortie dans les classes – Pertinence des pauses dans ce contexte
    • Gestion des lieux de rassemblement – cafétéria – bibliothèque – carrefour
    • Impression et distribution des documents – achalandage à la reprographie – à la COOP (Faut-il imposer l’achat en ligne et la cueillette?)
    • Achat de plexiglas pour faire écran – faisabilité – coûts – emplacements
    • Désinfection de l’équipement dans les laboratoires et les ateliers pratiques – Par qui? – À quels coûts? – Quand? Certainement pas dans les cinq minutes entre les cours…
    • Gestion des espaces clos avec ventilation qui, d’après certaines études, occasionnent de plus grands risques de contamination (locaux de musique, POC).
    • Enjeu des garderies pour les parents profs ou étudiants.
    • Disponibilité de l’équipement de protection individuel.
    • Et le souci de la santé-sécurité au travail… Que fera-t-on pour permettre aux profs d’organiser leur espace de travail à domicile? (ergonomie) Que fera-t-on pour briser leur isolement ? (santé mentale)

Tous les problèmes soulevés ne peuvent trouver leur solution dans l’immédiat et plusieurs réponses dépendront de la position du MEES. Les discussions se poursuivent donc à tous les niveaux et nos préoccupations doivent être transmises à la direction et au MEES par tous les canaux possibles.

Nous vous encourageons à transmettre tout élément nouveau à votre direction adjointe aux études ou au syndicat, à l’adresse seeclg@clg.qc.ca .

Solidairement.


Balises pour l’automne : À LIRE

(…) Dans la poursuite du combat contre la COVID-19, vous avez entendu les différentes autorités de santé publique à travers le monde entier préciser que le dépistage des cas positifs était l’une des principales clés (avec le développement d’un vaccin et celui d’un protocole de traitement ciblé et efficace) pour gagner définitivement la guerre, au moins pour assurer un déconfinement progressif totalement sécuritaire. Les journalistes se sont dès lors mis à rapporter le nombre de tests de dépistage quotidiens effectués chez nous et à comparer nos chiffres avec ceux des autres provinces et des autres pays. Pour objectiver les comparaisons, on a même pris soin de porter ces chiffres bruts en taux (nombre de tests par tranches de 1000, de 10000 ou de 100000 habitants d’une population).

Pour lire la chronique de Yovan : Chronique 7


20200412_130453Suggestions de lecture

par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

«Un avant-goût du choc climatique

Le Monde diplomatique

Mai 2020

L’abîme dans lequel un coronavirus a précipité de nombreux pays illustre le coût humain de la négligence face à un danger pourtant parfaitement identifié. Évoquer la fatalité ne peut dissimuler l’évidence : mieux vaut prévenir que guérir. Les atermoiements actuels dans la lutte contre le réchauffement climatique pourraient conduire à des phénomènes bien plus dramatiques.

par Philippe Descamps & Thierry Lebel »

Pour lire les deux articles proposés par Stéphane, l’un issu du Monde Diplomatique et l’autre de Politis : 2 Textes pour DVV

Et un autre venant du Devoir : Lorsque le temps est lui aussi tombé malade


 

DE VIVE VOIX 7.11 EXPRESS

 

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Parce que oui, nous pouvons avoir une baisse de motivation lors du confinement et de l’enseignement à distance…

Pour-DVV-3L’IMMOBILISME N’EST PAS UNE OPTION

par Chantal Pilon, secrétaire générale du SEECLG

Le prof devant sa tâche est à la remorque des décisions de la direction. La direction est à la remorque du MEES. Le MEES est à la remorque de la Direction de la Santé publique, qui elle-même, est à la remorque du comportement des citoyens et de l’évolution du virus dont on ne sait pas grand-chose.

Tous les décideurs vivent dans l’incertitude. Tous. Toutes les décisions sont prises avec l’idée que les choses pourraient changer rapidement. Mais l’immobilisme n’est pas une option, car les projets de vie de nos jeunes sont en jeu.

Il faut donc prendre des décisions et accepter que nous puissions nous tromper tout en faisant le deuil de la normalité. La prudence, c’est de se ménager un espace pour s’ajuster le cas échéant.

Évidemment, des décisions s’imposent sur le plan national concernant le financement. Évidemment, il faut dénoncer les mandats parfois démesurés qui sont imposés aux enseignants. Évidemment, il faut exiger des améliorations technologiques, un meilleur soutien, de meilleures communications, etc.

Il n’est pas inutile de dresser la liste des embûches que nous pourrions rencontrer. Mais faisons-le en mode prévention, en mode recherche de solutions, en gardant à l’esprit que ce qui serait préférable pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre.

Et, l’attentisme non plus n’est pas une option. Nous ne pouvons pas faire l’économie de certaines décisions sur le plan local, car les défis ne se présentent pas de la même manière dans tout le réseau. Par exemples, certains collèges devaient accueillir des étudiants étrangers qui ne recevront pas leur certificat d’immigration; d’autres ont une grande expérience de l’enseignement à distance; d’autres connaissent une forte diminution de l’effectif étudiant, alors qu’à Lionel-Groulx nos locaux sont occupés à pleine capacité; etc.

La meilleure façon de lutter contre l’anxiété, c’est d’être dans l’action. Concentrons-nous sur ce que nous pouvons accomplir aujourd’hui. À Lionel-Groulx, il s’agit de déterminer d’abord quels cours nécessitent absolument d’être en présence des étudiants. Il faut faire un portrait de la situation afin de déterminer ensuite les possibles.

Ce n’est qu’une étape. La plus urgente. Il y en aura d’autres. La réflexion continue sur tous les plans.


Comité consultatif de reprise des activités

thumbnail (19)Compte-rendu par Aude Lacasse et Denis Paquin

Rencontre du 5 mai

Étaient présents:

thumbnailMichel Louis Beauchamp, Philippe Nasr, Danielle Coallier, Deux représentants du SEECLG, Deux représentants du SPSCLG, Deux représentants du SPPCLG, Deux représentants étudiants

Cette première rencontre visait à mettre la table aux travaux de réflexions qui sont nécessaires afin de préparer au mieux de nos capacités la session d’automne. Le comité consultatif alimentera le comité stratégique formé de gestionnaires et les instances du collège (CRT, CÉ, etc.)

À l’ordre du jour:

  1. Scénarios de reprises possibles à l’automne 2020 : télé-enseignement et hybride et télé-travail

Rapidement lors de la rencontre, il nous est apparu nécessaire de définir le concept de télé-enseignement en mode hybride pour les enseignants et les étudiants et celui de télé-travail pour nos collègues du soutien et professionnel.

Dans notre cas, que signifie le télé-enseignement en mode hybride, concept avancé par la direction du collège?

À cet égard, nous avons exprimé le besoin de définir rapidement le cadre de reprise de la session d’automne afin que nous puissions être en mesure d’adapter nos cours. Nous avons souligné nos nombreuses questions. Quels cours pourront être enseignés au Collège? Quelles seront les consignes de distanciation physique? La taille des groupes? Les mesures sanitaires? Quels cours devront être enseignés à distance? Comment le Collège va-t-il supporter les professeurs qui seront dans cette situation?

Nous avons également souligné que le contexte et les consignes changeaient rapidement. Il serait souhaitable que le cadre de reprise mis en oeuvre par le collège permette de réduire l’incertitude. Il ne serait pas souhaitable de le réviser à la dernière minute, ce qui nous forcerait à revoir notre planification. Nous invitons le collège à une certaine prudence et, s’il y a lieu, à assouplir ce cadre au fur et à mesure que les consignes de la santé publique le permettront. Rappelons que l’objectif est de nous aider à préparer, de la façon la plus prévisible possible, notre tâche de l’automne et d’éviter de devoir refaire le travail d’adaptation deux fois. Suite à cette rencontre, le Collège a envoyé une Dépêche afin de clarifier le concept d’hybride.

  1. Préoccupations 

La principale préoccupation partagée par tous les membres du comité est de connaître le plus rapidement possible le cadre sanitaire qu’implique un retour physique au travail. Il est essentiel de connaître les balises et protocoles qui devront être respectés afin d’organiser les activités. Un comité (sans enseignants et membres du soutien) a été formé afin de définir ces balises et protocoles en conformité avec les directives de la Santé publique et la CNESST.

  1. Communications 

Sur cette question, nous avons soulevé les nombreuses préoccupations que vous nous avez émises lors des dernières semaines et lors de notre rencontre Zoom. Notamment, la nécessité de centraliser et mieux organiser l’information et de s’assurer que les communications soient régulières.


Négo….parce que c’est reparti!


21728164_10155072064182775_5270261847969286979_nLE POINT SUR LA NÉGO

Par Yves de Repentigny, Vice-président de la FNEEQ, responsable du regroupement cégep

Discussions exploratoires aux tables de négociation

Depuis le 13 mars 2020, la crise de la COVID-19 a entraîné son lot de chambardements et elle a amené la CSN et les fédérations du secteur public à faire une analyse de la nouvelle conjoncture et à revoir leur approche de la négociation en cours. Rappelons-nous que le 23 mars dernier, alors que le premier ministre mettait tout le Québec sur pause, la CSN demandait au gouvernement de suspendre les négociations du secteur public, tout en mettant en place dès maintenant une série de mesures, notamment des ajustements salariaux, des primes et des mesures de protection pour que nous puissions nous consacrer entièrement à la crise et que les travailleuses et les travailleurs des réseaux puissent passer à travers cette période difficile.

Les discussions qui ont suivi ont permis, notamment, d’obtenir une prime pour les travailleuses et les travailleurs au front contre la COVID-19. Bien que nous jugions toujours celle-ci insuffisante et inéquitable, les représentations de la CSN ont permis de l’élargir à un plus grand nombre de personnes. Nous poursuivons toujours nos revendications pour que la prime soit de 3 $ ou 4 $ l’heure en montant fixe et qu’elle s’applique à l’ensemble des personnes salariées, incluant le personnel des services de garde d’urgence qui n’y a toujours pas droit à l’heure actuelle.

Depuis la fin mars, la CSN a multiplié les échanges avec les représentants du Conseil du trésor. Bien que nous ayons maintenu la ligne de la suspension en concentrant nos discussions autour des mesures à déployer immédiatement pour passer à travers la crise et que cela ait permis de faire évoluer les positions patronales initiales, le gouvernement souhaite toujours négocier de façon accélérée afin de régler l’ensemble des conventions collectives du secteur public. Les nombreuses interventions du premier ministre en ce sens lors de ses points de presse quotidiens en témoignent; il y parle fréquemment de sa volonté d’en arriver rapidement à une entente globale avec les centrales syndicales.

Avec une conjoncture qui a changé significativement (avec entre autres une crise sanitaire sans précédent et un changement drastique de l’état des finances publiques) et un gouvernement qui indique clairement vouloir régler les conditions de travail et les conditions salariales de 550 000 employé-es de l’État dans un court délai, les fédérations du secteur public de la CSN estiment qu’elles ont intérêt à s’asseoir avec le Conseil du trésor et les différents comités patronaux de négociation pour entamer des discussions sur une base exploratoire, avec l’objectif de faire avancer les travaux de renouvellement des conventions collectives, et ce, tant à la table centrale qu’aux tables sectorielles. C’est en se basant sur l’orientation générale adoptée par les quatre fédérations du secteur public de la CSN que nous mènerons ces échanges avec le Conseil du trésor dès demain. Conformément à cette orientation, les discussions exploratoires porteront donc tant sur l’amélioration des conditions de travail et de pratique, en ciblant notamment les enjeux de surcharge et de précarité, que sur l’amélioration des conditions salariales en revendiquant des hausses supérieures à l’inflation pour l’ensemble des personnes salariées, tout en portant une attention particulière aux bas salarié-es.​

C’est au cours des prochains jours que nous verrons si la volonté du gouvernement de convenir de conditions de travail acceptables tout en tenant compte du contexte de pandémie se transformera en gestes concrets pour améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs des réseaux. Nous le constatons plus que jamais, les services publics sont les piliers de notre société; le gouvernement doit reconnaître cet état de fait sans attendre.

Nous vous tiendrons au courant des prochains développements.

Salutations syndicales,


thumbnailNégociation 2.0 : vers un règlement en juin?

Par Denis Paquin

Depuis plus d’un an, nous élaborons patiemment, dans des échanges constants entre le bas et le haut de la « pyramide inversée », nos cahiers de demandes. La démocratie participative impose ainsi son rythme. Juste avant la crise, nous devions (enfin!) compléter l’adoption des demandes que la FNEEQ devait présenter et défendre auprès de la partie patronale à la table sectorielle. Cette négociation s’annonçait longue, alors que la conjoncture économique était pourtant très favorable.

Cette situation, comme vous le savez, a basculé au tournant du mois de mars. Si bien que nous sommes dans une nouvelle négociation, dans un contexte économique, politique et syndical fort différent. Cette négociation pourrait néanmoins se conclure très rapidement. C’est, du moins, mon impression.

Pour poursuivre la lecture de ce texte : Négociations 2.0


93776308_1283213238539033_1117732515428171776_nLes capsules d’Étienne récapitulant les deux dernières semaines

 

 


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91754391_10157170184494352_8301843020601360384_oMessage de la FNEEQ lors du premier mai

Bonjour à toutes et à tous,

En ce 1er mai, et au nom des membres élu-es, des salarié-es et des militant-es libéré-es de la FNEEQ, je vous souhaite une bonne Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

La défense de nos conditions de travail prend encore davantage d’importance en ces temps de pandémie et de déconfinement progressif, le gouvernement du Québec s’arrogeant beaucoup de pouvoir sans nécessairement être prêt à prendre les mesures nécessaires pour protéger tant ses propres employé-es que celles et ceux des entreprises privées. En ces temps difficiles, la solidarité est nécessaire plus que jamais : pour faire face à la crise et pour rappeler l’importance des services publics.

Rappelons que le 1er mai consiste à commémorer la mémoire des luttes de la classe ouvrière. La date du 1er mai vise à souligner le massacre du Haymarket, le 1er mai 1886, alors qu’un travailleur a trouvé la mort et une dizaine d’autres ont été blessés parce qu’ils étaient en grève pour exiger la journée de travail de 8 heures.

Bon 1er mai ! Solidarité !

BENOÎT LACOURSIÈRE

Secrétaire général et trésorier

FNEEQ-CSN


Pour-DVV-3DÉMOCRATIE SYNDICALE – QUELQUES DATES À RETENIR


par Chantal Pilon

Comme la mémoire est une faculté qui oublie, voici quelques dates qui ont eu un impact important sur nos pratiques pédagogiques et syndicales. Cela pourra être utile quand viendra le temps de faire des bilans.

11 mars  L’organisation mondiale de la santé déclare la pandémie.
12 mars  Québec interdit les rassemblements de plus de 250 personnes.
13 mars  Québec ferme les cégeps (garderies, écoles et universités aussi).
14 mars  Québec déclare l’état d’urgence sanitaire.
17 mars Le MEES transmet des directives concernant l’enseignement à distance.
20 mars  Québec interdit tout rassemblement (2 personnes ou plus), intérieur ou extérieur, et impose une distanciation minimale de 2 mètres.
23 mars Le Collège diffuse un premier protocole pour l’accès au collège à l’intention du personnel, et il annonce la reprise progressive des activités pédagogiques à partir du 30 mars.
24 mars La FNEEQ diffuse des principes devant guider la formation à distance.
27 mars Le Collège diffuse un protocole pour permettre aux étudiants de récupérer leur matériel scolaire.
30 mars Les enseignants reprennent progressivement les activités à distance. 
30 mars et 1er avril La FNEEQ et la CSN diffusent des documents d’orientation qui émettent plusieurs réserves quant à la tenue d’instances syndicales en ligne, et qui suggèrent de prolonger les mandats des personnes élues bénéficiant de libération. 
2 avril Le MEES indique les assouplissements qui seront apportés au règlement sur le régime des études collégiales (RREC) et demande aux établissements de ne plus permettre aux étudiants de récupérer leur matériel pédagogique.
4 avril De très nombreux enseignants ont repris leurs activités pédagogiques
11 avril Presque la totalité des enseignants ont repris leurs activités pédagogiques (abstraction faite des activités impossibles à réaliser à distance).
13 avril Le collège fixe le 13 avril comme échéance pour communiquer aux étudiants les modalités et les dates d’évaluation.
16 avril Le Collège établit une procédure exceptionnelle pour permettre à certains étudiants dont les besoins sont pressants, de venir, sur rendez-vous, récupérer leur matériel scolaire.
20 avril Le flottement concernant les mentions incomplet (INC) et équivalent (EQ) semble avoir trouver une certaine résolution.
22 avril  Le comité exécutif adopte une proposition prolongeant les mandats des membres élus aux divers comité pour la session d’automne 2020 à la suite d’une réunion en ligne à laquelle tous les membres ont été invités.
26 avril  Québec diffuse un arrêté ministériel légitimant les réunions virtuelles.

[Toutefois, les dispositions du Code du travail (art. 20.1, 20.2 et 20.3) concernant le vote secret pour l’approbation d’une convention collective, l’élection de membres à une fonction ou le déclenchement d’une grève, demeurent en vigueur.]

8 mai  La FNEEQ diffuse un guide pratique et un procédurier pour les réunions délibérantes

file1 (3)La Chronique de Yovan!

Par Yovan Morin, Prof de TSA

Plusieurs commerces sont de nouveau ouverts, les garderies et les écoles primaires se ranimeront dès lundi prochain – sauf dans la Communauté métropolitaine de Montréal et dans le coin de Joliette -, les personnes âgées en résidences et en CHSLD « non covidiens » ont droit à un peu plus de lousse, leurs proches aidants pourront recommencer à les visiter sous peu. On souhaite que tout se déroule comme il faut. Si l’on se fie à ce qui se passe en Europe, où le déconfinement suit son cours dans quelques pays depuis près d’une à trois semaines selon l’endroit, ça devrait être OK. Même l’Italie, le pays européen ayant le plus souffert à ce jour de la COVID-19, semble bien s’en sortir. Ayons confiance. C’est le temps de commencer, prudemment, selon les directives de la Santé publique, à reprendre progressivement nos habitudes de vie. Contrairement à ce que laisse entendre notre jovialiste ami milliardaire bronzé, un vaccin contre SARS-CoV-2 ne risque pas de voir le jour d’ici la fin de l’année 2020. Tous les experts infirment sa sortie faite dimanche dernier à ce sujet. Grâce à ma chronique #5, vous étiez vous-mêmes en mesure de savoir que notre iconoclaste ami était beaucoup trop enthousiaste… ou juste ignorant, voire électoraliste – il est en pleine campagne pour l’élection présidentielle de novembre 2020. Il faut donc s’armer de patience, mais aussi de courage, faire preuve de résilience et gérer de son mieux son quotidien en présence de ce désagréable virus.

Pour poursuivre la chronique de Yovan : Salut les déconfinés progressifs


20200412_130453Lecture proposée par Stéphane Chalifour

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«La formation de gauche met de l’avant un plan comportant des investissements de près d’un milliard par an sur 10 ans, mais avec des économies à la clé.

« On a besoin d’une vraie révolution, il faut tout réinventer, le modèle actuel est un échec total […], un gouffre financier », a affirmé le leader parlementaire de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne jeudi. Il évoque ainsi l’hécatombe actuelle dans les Centres d’hébergement et de soins de longue durée, au cœur de la crise du coronavirus : la grande majorité des morts au Québec sont dans les CHSLD.

Actuellement, seulement 15 % des dépenses en soins de longue durée sont consacrés aux soins à domicile, a-t-il indiqué, et QS propose de viser 60 % en 10 ans.»

Pour poursuivre cette suggestion de lecture : QS propose une révolution pour les ainéEs


Ma semaine en 4 ZOOM!

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Parce que… qui dit FNEEQ dit habituellement 5 à 7?

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Rencontre avec les collègues de Sciences nature et informatique

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Rencontre avec les collègues de la Formation générale et Sciences humaines

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Comme partout, rencontre disciplinaire

À venir la semaine prochaine :

  • 11 mai : Regroupement Cégep
  • 12 mai : CRT
  • 13 mai: D et AG négo en soirée
  • 14 mai : ACCDP
  • 15 mai : Regroupement Cégep

DE VIVE VOIX 7.10 Express

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Parce qu’entre deux rencontres ZOOM, il y a la vie.


CRT. Les ressources, l’incertitude et la COVID. La démocratie aussi.

Bonjour à tous,

Nous avons pris connaissance aujourd’hui d’un message d’un département adressé aux coordinations les invitant à exiger la tenue d’un conseil syndical afin « de nous donner les conditions les plus appropriées pour la session ou les sessions à venir ». Nous aimerions à ce sujet offrir quelques clarifications.

Nous savons que la répartition de tâche actuelle s’effectue dans un contexte particulier et peut même être appelée à changer en fonction d’éventuelles décisions du Ministère et de la Direction de la santé publique. Votre exécutif syndical ainsi que les membres élus au comité des relations du travail (CRT) travaillent afin de défendre les intérêts de tous les membres, et d’amener la partie patronale à faire preuve d’ouverture.

Comme plusieurs membres l’ont exprimé au cours de notre rencontre en ligne, nous croyons fondamental que les enseignants fassent partie des réflexions sur la rentrée de l’automne 2020. Votre exécutif syndical a donc demandé à la Direction générale de mettre en place une table de concertation à cet effet. Nous désirons ainsi être impliqués dans les décisions, et non consultés, dans l’urgence, après coup.

À Lionel-Groulx, nous avons toujours considéré que l’assemblée générale était le forum privilégié d’échange. À la suite du succès de notre réunion en ligne à laquelle se sont joints près de 90 enseignants, nous comptons tenir une nouvelle rencontre en respectant le calendrier des instances, par respect pour nos collègues qui ont des cours à livrer et des réunions départementales à tenir. Nous pourrons ainsi entendre le plus grand nombre de voix possible.

Quant à nos autres communications, nous privilégions les outils les plus largement utilisés : Colnet et notre groupe Facebook. Des éditions express du journal syndical De vive voix sont d’ailleurs publiées afin de vous garder au courant des nouveaux développements.

En terminant, nous offrons à l’ensemble des enseignants toute notre solidarité, et nous nous engageons à poursuivre notre mandat de représentation en donnant le meilleur de nous-mêmes.

Votre exécutif syndical.


Table de concertation, lettre envoyée à la direction le 27 avril 2020

Le 27 avril 2020

Michel Louis Beauchamp
Direction générale
Collège Lionel-Groulx

Objet : Table de concertation en prévision de la session d’automne 2020

Monsieur,

La crise associée au coronavirus COVID-19 a profondément transformé nos vies en cette session d’hiver 2020, autant sur le plan personnel que professionnel. Dans le réseau collégial, la reprise des activités pédagogiques à distance représente encore un défi important qui place dans un équilibre précaire le respect de la santé publique et la poursuite de la mission du collège.

Nous sommes conscients que cette reprise s’est faite sous le signe de l’incertitude pour tous, au regard de consignes ministérielles mouvantes, tardives et souvent contradictoires. L’ensemble de la communauté collégiale a mis l’épaule à la roue et s’acquitte de sa tâche admirablement dans les circonstances, mais comme dans toute improvisation, il subsiste des zones de friction.

Nous avons travaillé ensemble sur plusieurs dossiers et résolu certains problèmes, mais dans l’urgence il s’est avéré difficile pour le personnel d’avoir une vue d’ensemble des défis auxquels l’institution était confrontée. Nous avons trop souvent eu l’impression que la gestion de la crise se faisait en silo, au fur et à mesure que les dossiers se présentaient.

Bien que nous avons été en mesure de collaborer en cette période exceptionnelle, nous jugeons que la session d’automne 2020 demandera une réelle concertation des différents acteurs de l’institution, et ce, au plus haut niveau. C’est pourquoi nous vous invitons à créer une table de concertation institutionnelle rassemblant l’ensemble des directions pertinentes (études, relations humaines, finances, organisation scolaire, etc.) et des représentants des différents syndicats.

Le mandat de cette table, qui se réunirait dès le mois de mai 2020, pourrait être le suivant :

  • Identifier les scénarios de reprises possibles à l’automne 2020.
  • Identifier les problèmes à anticiper pour chacun des scénarios de reprise.
  • Communiquer et mettre en commun les besoins de l’ensemble des acteurs de l’institution.
  • Adopter une perspective large afin de rendre les travaux des instances (CÉ, CRT, etc.) plus fluides.

Nous espérons qu’un dialogue ouvert et régulier axé sur la résolution des problèmes permettra à notre institution d’affronter la session qui vient tous ensemble, unis dans la concertation.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de nos sentiments les plus distingués,

Aude Lacasse,                                                     Pierre Brousseau,

présidente du SEECLG                                        président du SPSCLG

c.c. :   Mme Danielle Coallier, M. Philippe Nasr, M. Alain Girard.
Mme Jane Rimpel, M. Jean-François Talbot.


30 avril 2020 : En regroupement Cégep aujourd’hui…proposition négo!

«Que le regroupement cégep mandate ses représentantes et ses représentants pour poursuivre la
négociation de la convention collective malgré le contexte de la crise sanitaire de la COVID-19.

Que ce mandat soit associé à la capacité de la FNEEQ de proposer aux syndicats des modalités de
consultation et de délibération crédibles dans les plus brefs délais.»

Adopté à la majorité.


thumbnailDe la suspension à la reprise de la négociation

Par Denis Paquin, en feu! 🙂

Suspendre ou reprendre la négociation? Nous avons, dans une instance syndicale de la FNEEQ, débattu de cette question en apparence simple pendant près de quatre heures. Nous avons ainsi renoué avec notre culture du débat, en évaluant les divers arguments. Au terme de cette rencontre, nous avons décidé de reprendre la négociation qui avait été suspendue dans le contexte actuel.

Maintenir notre rapport de force

La FNEEQ plaide, depuis le début de cette crise, avec force en faveur de la suspension de la négociation pour une période de 18 mois. Les autres fédérations de la CSN, avec lesquelles nous formons une alliance, se sont initialement ralliées à cette stratégie. Cette proposition a été présentée au gouvernement qui, pour sa part, campe sur sa position et pousse pour une prolongation des conventions collectives pour une durée de 3 ans.

La conjoncture économique, politique et syndicale amène toutefois la FNEEQ à revoir sa position initiale. Il n’est pas nécessaire d’insister ici. L’économie québécoise se détériore rapidement, alors que le gouvernement Legault est au sommet de sa popularité. Le contexte syndical est aussi mouvant.

Les autres fédérations de la CSN semblent vouloir reprendre la négociation ou, du moins, entendre les offres du gouvernement. Elles remettent ainsi en cause la stratégie initiale de la suspension en postulant, en simplifiant, qu’il vaut mieux renouveler les conventions collectives avant que les finances publiques ne soient en lambeaux.

Seule la FNEEQ défendait toujours la suspension pour les raisons évoquées dans mon article publié dans le précédent DVV. Il y avait ainsi un risque réel d’effritement ou même d’implosion de l’alliance des fédérations de la CSN. En maintenant sa position, la FNEEQ risquait d’être privée du rapport de force de cette alliance. Il faut souligner que les autres centrales syndicales (CSQ, FTQ…) veulent aussi négocier avec le gouvernement.

En somme, la FNEEQ risquait de se retrouver isolée. Il devenait risqué de défendre la suspension, alors qu’un changement de stratégie permet de maintenir notre rapport de force.

Maintenant, comment consulter?

La FNEEQ nous invite, depuis le début de la crise, à la plus grande prudence quant à la tenue d’assemblées syndicales à distance. Cette façon de fonctionner n’est pas compatible avec nos pratiques et nos statuts et règlements. 

Pouvons-nous, dans ce contexte, reprendre la négociation? Cette reprise est indissociable de l’enjeu de la démocratie syndicale et de notre capacité à prendre des décisions sur d’éventuelles offres patronales ou sur la priorisation de nos propres demandes. Devons-nous alors attendre de régler cette question avant de reprendre la négociation?

Dans un monde idéal, je répondrais par l’affirmative. Les autres fédérations de la CSN n’ont toutefois pas la même culture de consultation que la FNEEQ et veulent reprendre la négociation avec le gouvernement. La FNEEQ a toutefois adopté une autre proposition qui l’engage à réfléchir, parallèlement à la reprise de la négociation, aux moyens permettant de tenir légitimement des assemblés et de prendre des décisions.

Alliance, démocratie syndicale et stratégie de négociation. C’est le difficile calcul d’équilibrage auquel nous avons été confrontés aujourd’hui… 


NÉGO, EN DIRECT DE LA FNEEQ, EN FEU AUSSI 😉

Bonjour,

Nous tenons à vous faire part de changements dans la conjoncture politique liée à la négociation et dans l’orientation stratégique de la FNEEQ dans le contexte de la crise sanitaire de la COVID-19. Ces informations ont été présentées aux syndicats du regroupement cégep de la FNEEQ ce matin et ont amené le regroupement à adopter de nouvelles recommandations en lien avec la poursuite de la négociation.

Depuis le début des mesures de confinement à la mi-mars, les responsables de la négociation de la FNEEQ, de concert avec les autres fédérations des secteurs public et parapublic de la CSN, ont adopté une orientation à l’effet de demander au gouvernement une suspension des négociations assortie d’ajustements salariaux et de modalités de conditions de travail en lien avec la crise sanitaire. Cette suspension aurait été d’une durée maximale de 18 mois ou jusqu’à ce qu’une sortie de la crise offre des conditions propres à permettre une reprise de la négociation. Cette position en faveur d’une suspension avait été motivée pour donner la priorité à la crise et pour des raisons de démocratie syndicale et de difficulté de mobilisation dans un contexte de confinement.

Les derniers jours nous ont permis de constater un changement significatif de conjoncture. Non seulement le gouvernement est resté sourd à nos demandes répétées de suspension et continue, malgré le contexte de crise, à exercer une pression pour accélérer la négociation, mais une majorité d’organisations syndicales ont aussi décidé de s’inscrire dans cette logique. Cette volonté de négocier maintenant, malgré les conditions complexes de la crise notamment pour la démocratie syndicale, semble motivée par la prolongation de la crise, sa durée indéterminée et les perspectives économiques incertaines qui y sont associées.

C’est en tenant compte de cette conjoncture syndicale qui laissait la FNEEQ de plus en plus isolée dans sa position de défense d’une suspension de la négociation, y compris à la CSN, que le regroupement cégep a adopté aujourd’hui une recommandation à l’effet de « […] poursuivre la négociation de la convention collective malgré le contexte de la crise sanitaire de la COVID-19 ». Cela dit, la poursuite de la négociation ne saurait se faire sans trouver des moyens d’assurer la consultation des syndicats et des membres. C’est dans cette perspective que le regroupement a adjoint cette recommandation de reprise des négociations d’un mandat de « […] proposer aux syndicats des modalités de consultation et de délibération crédibles dans les plus brefs délais ». 

Dans ce nouveau contexte et à la suite des positions adoptées par le regroupement cégep aujourd’hui, il est clair que nous ferons tout en notre possible pour nous inscrire dans cette reprise de la négociation en relançant les échanges avec le gouvernement sur nos propres bases et dans la perspective de remettre au jeu les enjeux importants de la négociation pour les profs de cégep. La FNEEQ a réussi à faire preuve de leadership au sein de la CSN et du mouvement syndical en général depuis le début de la présente négociation. Nous continuerons à le faire malgré le contexte difficile qui s’offre à nous.

Solidairement, 

Yves de Repentigny, Vice-président, regroupement cégep

Julien Lapan, Délégué à la coordination du regroupement cégep


thumbnail (19)Comité des relations de travail (réunions 511, 512, 513 et 514 + un sous-comité tâche ad hoc)

Par Aude Lacasse, Présidente du SEECLG et présidente du CRT

Voici quelques informations provenant des dernières rencontres du CRT.

Suivi de la 511e réunion – réunion extraordinaire dans le cadre de la reprise en mode à distance

Lors de la 511e réunion du CRT, la partie syndicale a déposé un projet d’entente, inspiré du modèle fourni par la FNEEQ, à la partie patronale afin de baliser la poursuite de la session dans un mode d’enseignement à distance. La lecture du procès-verbal de cette réunion, que vous trouverez en cliquant ici, vous permettra notamment d’apprendre que des ajustements sont expérimentés par DECclic (qui héberge Moodle) afin d’améliorer la stabilité de la plateforme. Une communication du Collège sera envoyée aux enseignants lorsqu’une solution viable sera mise en place.

Lors de la 514e réunion, la partie patronale a confirmé que pour la formation continue, une rémunération sera octroyée pour l’adaptation du matériel pédagogique à la formation à distance (demande de rémunération lors de la 511e réunion). Pour chaque contrat, 20% des heures restant à donner au 13 mars seront payés au 1/260e du traitement annuel au prorata du nombre d’heures déterminées, ou à 50$ de l’heure pour les chargés de cours. Toutefois, pour les cours d’été, la direction attend une réponse du Ministère afin de savoir si elle pourra appliquer cette rémunération.

Ce que nous savons pour le moment sur les cours d’été :

  • Les étudiants ont été informés que les cours s’offriront seulement en enseignement à distance.
  • L’enseignant pourra choisir entre le mode synchrone ou asynchrone.
  • La Direction de la formation continue offrira un soutien pédagogique et technique aux enseignants.
  • Le nombre d’étudiants par groupe restera le même que l’an passé, soit le NEJ usuel pour chacun des cours d’été.
  • L’affichage a été prolongé au 1er mai (les cours débuteront le 15 juin).

Projet de répartition de la tâche 2020-2021

Le CRT s’est réuni à trois reprises pour discuter du projet de répartition 2020-2021.

Lors du premier CRT portant sur le projet de répartition de la tâche, nous avons appris que le Collège avait reçu 8% moins de demandes d’inscriptions au premier tour du SRAM que l’année précédente. Cette baisse a un impact particulièrement élevé pour les disciplines de la formation générale. Ainsi, c’est 355,84 ETC qui ont été distribués au volet 1 cette année comparativement à 367,32 l’année dernière à pareille date. Cette baisse d’inscriptions à Lionel-Groulx est plus élevée que celle de 3% observée actuellement dans le réseau. Baisse qui disons-le n’était pas prévue dans notre contexte démographique. Notons que lors de cette première rencontre sur la tâche, le projet déposé n’avait aucune ressource de répartie pour le volet 3, la colonne D ou les ressources EBP.

Deux semaines plus tard (car nous avons laissé à la partie patronale du temps afin de réfléchir à la distribution des ressources ci-haut mentionnées), un nouveau projet de répartition a été soumis à la partie syndicale. La partie patronale nous a alors expliqué que la répartition des ressources du volet 3 et de la colonne D avait été faite en tenant compte du contexte actuel et que seuls les projets absolument essentiels avaient reçu des ressources, et que la balance des ressources servirait à soutenir les enseignements lors de la reprise des cours à l’automne 2020. La partie patronale nous a donné en exemple certains cours de Santé animale et de Soins infirmiers qui ne pouvaient pas être complétés cette session-ci, et qui devront faire l’objet d’une mise à niveau intensive avant le début de la session d’automne. Évidemment, la partie syndicale a questionné cette approche et la hauteur de la réserve, surtout dans un contexte où la partie patronale n’était pas en mesure, à ce moment-là, de nous fournir des balises claires qui encadreraient l’attribution de ses ressources.

Ce mardi 28 avril, une dernière rencontre en lien avec la répartition de la tâche a eu lieu. Un projet complet, incluant la répartition des ressources pour les étudiant.e.s avec besoins particuliers (EBP), nous a été présenté. Il faut savoir que les équivalents temps complets (ETC), mis en banque lors de la première année et demie et répartis sur les années suivantes de la convention collective actuelle étaient épuisés pour 2020-2021 (la convention collective a pris fin le 30 mars). La partie patronale a donc octroyé les 3,7 ETC disponibles. La répartition des ressources EBP ne pouvant pas se faire selon les paramètres des années précédentes, puisque maintenant insuffisantes, la direction a décidé de les distribuer selon des balises alors inconnues. Voyant la forte réaction de la partie syndicale, la partie patronale s’est révisée et après quelques discussions, a ouvert un groupe de travail en sous-comité tâche ad hoc pour discuter et redistribuer les ressources EBP. Entre temps, par les deux parties ont convenu que les allocations seraient communiquées aux différents départements (sans les ressources EBP) afin que la réflexion sur la répartition de la tâche puisse débuter.

Rappelons que le projet d’allocation des ressources doit être élaboré et la répartition des cours doit être effectuée alors que le ministère maintient le calendrier des opérations (déclaration des mises en disponibilité par exemple), et ce, en dépit de la crise actuelle. Il s’agit donc d’une répartition des ressources basées sur un scénario de reprise dans les mêmes paramètres qu’une session normale. Toutefois, la direction est consciente que ce scénario est peu probable et que des ajustements seront nécessaires en fonction des directives qui seront émises par les autorités compétentes. Et bien sûr, la question du financement reste entière!

Une première rencontre du sous-comité sur la tâche a eu lieu ce matin (jeudi 30 avril). La direction a alors été en mesure de nous présenter ses balises. Une autre rencontre est prévue lundi prochain (4 mai) afin de discuter d’un nouveau projet de répartition des ressources EBP.

Tout comme pour le volet 3 et la colonne D, la direction a insisté sur le caractère exceptionnel de cette distribution des ressources EBP et des choix qui ont été faits. Ainsi, les projets bien établis ont été maintenus (pas nécessairement à la même hauteur de ETC que pour les années précédentes) et des ressources ont été attribuées aux disciplines de la formation générale afin de les soutenir pour l’accueil des nouveaux étudiants provenant du secondaire qui n’auront pas eu la chance de terminer leur dernière année de DEP. Par exemple, il sera impossible de classer les étudiants n’ayant pas fait les examens ministériels dans le bon niveau de cours selon les méthodes habituelles. La direction estime que des ressources seront nécessaires afin de soutenir les enseignements dans ce contexte.

Il apparaît évident que ce ne sont pas avec les ressources combinées du volet 3, de la colonne D et EBP que nous serons en mesure de soutenir l’enseignement à la session d’automne, peu importe la forme que prendra cette session. Plusieurs questions demeurent donc du côté syndical.

À cet effet, la partie syndicale a émis le souhait que la partie patronale déplore, tout comme elle, qu’au niveau national, il n’y ait pas eu une meilleure vision de la réalité du collégial et des études supérieures.

Pour toutes ces raisons,  il n’y a pas eu d’entente sur le projet de répartition 2020-2021.



thumbnail (18)Notation…  

(À noter (!) que ce texte fut écrit avant la transmission du communiqué de la direction des études. Si vous lisez bien, nous disons la même chose à travers des mots distincts!)

Par Judith Trudeau

Vous avez été nombreux à poser des questions sur la notation cette session-ci. Il y a des choses qui restent. La notation appartient au prof. Ainsi, lors de la Commission des études du 9 avril dernier, nous avons discuté des « ÉQuivalents» et des « INcomplets ». Nous avons, par le fait même, traité de la notation. Il n’y a pas à Lionel-Groulx de consignes demandant aux profs de se soumettre à la notation binaire comme au collège de l’Outaouais (45%-75%) qui se traduit par échec ou réussite ni comme au Vieux-Montréal (55%-85%) se traduisant aussi par échec ou réussite. Les notes octroyées aux étudiants relèvent de l’autonomie professionnelle.

Par le fait même, cette même autonomie professionnelle peut amener le prof à choisir une notation binaire s’il le juge adéquat pour sa situation. Rien n’empêche un prof de Lionel-Groulx de recourir à la notation binaire. Vous pourriez recourir à la notation par strates si elle vous sert davantage : 40%-50%-60%70%-80%-90%.

Retenez une chose : vous être les maîtres du jeu. Que vous utilisiez les notes traditionnelles si cela vous sied, la notation binaire si cela s’avère plus adéquat ou la notation par strates, dans tous les cas de figure vous devez être capable « d’expliquer » vos notes en cas de révision. Sachez aussi, à titre de rappel, que la cote R ne sera pas comptabilisée cette session-ci. Ainsi, toutes les notes se situant dans la fourchette 60% à 100% n’ont pas d’autres impacts pratiques que de traduire la réussite du cours. L’impact est pédagogique pour les étudiants qui peuvent y trouver une certaine reconnaissance de leur travail dans la note.

Sur ce…bonne correction et bonne…notation!


thumbnail (19)Compte rendu du C.A.

Par Aude Lacasse, présidente du SEECLG

Le mardi 28 avril, il y a eu un conseil d’administration en vidéoconférence Zoom. Au moment où je m’apprêtais à écrire un petit compte rendu de cette rencontre, ce texte a été publié dans le journal Nord Info. Cet article rapporte très bien les propos qui y ont été tenu, alors pourquoi dédoubler le travail? Bonne lecture!

P.S. Il est conseillé aux lecteurs qui ne croient pas au monde des licornes de faire une séance de relaxation avant et après la lecture de ce texte.

LE COLLÈGE LIONEL-GROULX S’ADAPTE À LA CRISE

Les cours ont repris de façon progressive

Article du Nord info, 30 avril 2020.michou-427x640

Depuis le 30 mars, le Collège Lionel-Groulx a pu reprendre du service en offrant ses cours de façon progressive aux étudiants inscrits à la session d’hiver 2020. Les cours sont donnés à distance, par vidéoconférence.

Les assouplissements annoncés par Québec au Règlement sur le régime des études collégiales (RREC) annoncés par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, à la fin de mars, permettent en effet aux établissements du réseau collégial de déployer des moyens d’enseignement alternatifs, y compris pour les laboratoires et les stages, et d’adapter le calendrier scolaire ainsi que les modes d’évaluation.

«Je suis ému de voir autant de gens embarquer, autant les étudiants que les membres du personnel. Tout le monde est au travail. C’est extraordinaire !», a indiqué le directeur général du Collège Lionel-Groulx, Michel Louis Beauchamp, conscient que de légers ajustements devront être apportés ici et là afin d’optimiser l’utilisation de cette nouvelle forme de pédagogie.

«Tout n’est pas parfait, dit-il, mais depuis la fermeture de notre établissement, le 13 mars, que nous travaillons à préparer ce plan de formation à distance afin de permettre aux étudiants de compléter leur session malgré le contexte difficile dans lequel nous nous trouvons et les défis techniques et organisationnels que cela implique. Nos professionnels et gestionnaires étions donc prêts lorsque le ministre Roberge a annoncé les assouplissements au RREC.»

L’école de demain

Selon Michel Louis Beauchamp, une fois la crise terminée, les directions de cégeps n’auront autre choix que de trouver des façons d’adapter la pédagogie à cette nouvelle réalité post COVID-19.

«Nous sommes en train de créer l’école de demain. Il y aura de grands changements. Nous reviendrons un jour comme avant, mais il y aura des choses de changées de toute façon», dit M. Beauchamp qui ne s’attend pas à voir les établissements scolaires ouverts aux étudiants avant la session d’automne.

«Et si c’est le cas, a précisé le dg du Collège Lionel-Groulx, ce ne serait pas tous les étudiants qui auraient accès au collège, mais une proportion afin de respecter les consignes de distanciation sociale».

Un comité, sur lequel siègent les directions de cégeps, la Fédération des cégeps et le ministère de l’Éducation a d’ailleurs été mis sur pied afin de préparer un plan de relance advenant le cas où les étudiants seraient admis dans les bâtiments en août prochain.

«Je suis impressionné par la résilience, la bonne volonté et la détermination des étudiants qui veulent obtenir leur diplôme pour rentrer à l’université en septembre et par l’engagement et le professionnalisme des membres du personnel», a conclu Michel Louis Beauchamp.


thumbnail (18)«Nous étions prêts, ah oui? Où sont les profs Monsieur Beauchamp dans cet article? Qu’est-ce que l’école de demain? Aïe.»


BEN COUP DONC…HISTOIRE DE SE CHALLENGER…

TEXTE PARU CE MATIN DANS LE DEVOIR, de la main DU DG DE DAWSON…

«Or, voici que ces mêmes professeurs, en conformité avec le jugement professionnel qu’on leur a demandé d’exercer, nous signifient que certains cours de la présente session, peu nombreux il faut le dire, ne pourront se conclure à partir de la seule formation en ligne et qu’un minimum de présence physique sur les campus sera nécessaire afin de tenir des activités pratiques d’apprentissage en laboratoires ou en ateliers, et ce, dans le but de finaliser la formation et de préserver l’intégrité du diplôme.»

Pour s’inspirer des meilleures pratiques, lire le texte : Texte du DG de Dawson


Voici le compte-rendu de la dernière rencontre entre les représentants du ministère de l’Éducation, les représentants de la FNEEQ-CSN, ceux de la FEC-CSQ, les représentants étudiants et la Fédé des Cégeps. Les sujets: Notation, suivi des arrêtés ministériels, Formation Continue et Ressources pour l’automne.

2020-04-24 – Rapport rencontre avec le MEES


imageBas les masques

Texte paru dans le Devoir ce matin, Par Isabelle Pontbriand, professeure de littérature

À l’heure du déconfinement, au moment où on nous demande d’enfiler un masque pour le bien de la collectivité, nous disons à la classe politique : « Bas les masques ! »

La pandémie actuelle aura révélé sous une lumière crue, sans possibilité, cette fois-ci, de masquer la réalité, les failles du système de santé, le sous-financement des services publics, les conséquences catastrophiques des réformes « austéritaires », la précarité des travailleuses et des travailleurs de la santé, qui sont des anges gardiens depuis bien des années, mais dont on a trop longtemps coupé les ailes.

D’autres anges gardiens, dont on a bien peu parlé, se sont attelés à la tâche ces dernières semaines. Ces personnes n’étaient pas exposées au virus, mais elles ont travaillé et travaillent encore d’arrache-pied et avec les moyens du bord pour accompagner les jeunes et les adultes vers la fin d’une difficile session d’études dans la poursuite de leur formation professionnelle et citoyenne : le corps enseignant des cégeps et des universités. Sans oublier, bien sûr, les enseignantes et les enseignants du préscolaire, du primaire et du secondaire, qui continuent à soutenir leurs élèves et à accompagner les parents afin d’assurer la meilleure reprise scolaire possible.

Pour poursuivre la lecture de ce texte : Bas les masques


file1 (3)La chronique de Yovan

Par Yovan Morin, professeur en TSA

Le topo d’aujourd’hui sous-tend le large sujet de la vaccination. Il recoupe donc de la matière dont on a discuté en classe et qu’on a brièvement pratiquée en laboratoire sur vos chiens et vos chats avant la suspension temporaire de la session. Il touche à un dossier de première ligne en médecine vétérinaire; toujours d’actualité, comme c’est le cas en médecine humaine (particulièrement par les temps qui courent), souvent controversé et remis en question par certains (même à l’interne) sur des bases subjectives et irrationnelles. Attention, il pourrait être scientifiquement justifié de remettre en question un vaccin spécifique, par exemple s’il causait trop souvent des réactions adverses chez ses receveurs ou encore s’il semblait fréquemment ne pas être efficace pour les protéger (deux situations qui sont très rarement observées). Ce ne sont par contre pas des raisons pour rejeter du revers de la main tout le processus de l’immunisation vaccinale, d’être « anti-vaccins ». Les preuves scientifiques en sa faveur sont nombreuses et solides.

Pour lire le texte en entier : La chronique de Yovan no4


 Le 28 avril, il y a eu :

  • Comité des relations de travail (CRT)
  • Conseil d’Administration (CA)

Le 30 avril, il y a eu:

  • Regroupement Cécep par visio
  • Sous-comité tâches

Le 1er mai il y aura…

  • Regroupement Cégep par visio

DE VIVE VOIX 7.09 EXPRESS

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Wellllllllll…

À la suite de notre rencontre ZOOM de cette semaine, vous avez manifesté le besoin d’être renseignés plus souvent. Je vous propose une version «express».

Bon vendredi!

Judith Trudeau, responsable à l’information.


Info lettre de la FNEEQ


thumbnail (18)Regroupement Cégep en mode visio 23 avril 2020

Par Judith Trudeau

Hier, le jeudi 23 avril 2020, Denis Paquin et moi avons participé à un regroupement par visioconférence. Les sujets :  1) Les applications des différents arrêtés du ministre 2) les scénarios de l’automne 3) Les négos.

  1. Même si les arrêtés ministériels ont été interprétés de façon différente à travers les régions, le «lead» général est que les enseignantEs et les étudiantEs en Soins sont invités à participer à l’effort de guerre sur une base volontaire. Il demeure que c’est l’arrimage entre les demandes et l’offre qui semble difficile à créer. Les communications entre les ministères sont compliquées et le ministère de l’éducation semble largué et dépassé. «On pellette les problèmes en santé dans la cour de l’éducation» a lancé Caroline Quesnels, présidente de la FNEEQ, en présentant son rapport sur les arrêtés.
  2. Trois scénarios se dessinent pour l’automne : a) une session en mode présentiel avec distanciation sociale b) une session en mode hybride (soit une partie en présentiel et une partie à distance) et c) une session à distance. Dans les trois cas de figure, la FNEEQ se doit d’être au jeu. Si nous avons été réactifs en voulant sauver les meubles cette session-ci, il faut reprendre le leadership pour la session d’automne. Il faut la préparer.

Pour chaque cas de figure nous devons établir nos besoins en tant que profs, nos demandes et une position commune. Si, en fonction de nos prises de position traditionnelles nous sommes évidemment favorables à une session en présentiel, il reste que nous devrons composer avec les exigences de la Santé publique.

Quelques pistes de réflexion pour réfléchir à la session d’automne:

  • Il faut ouvrir un dialogue avec la Fédération des Cégeps. Établir ce qui peut se faire et ce qui ne peut pas se faire à distance. (Échos aux propos de Marc Fortin (TGE) Annie Bellerose (Théâtre) et à tous les camarades qui ont mentionné les  problèmes inhérents à l’enseignement à distance lors de notre rencontre ZOOM. Avec la Fédé, nous devrons faire front commun pour réclamer ce qui rendra possible une session d’automne : DES RESSOURCES.
  • Il faut établir un bilan de cette session. Les différents impacts : la motivation des étudiants, nos problèmes technopédagogiques, notre grogne envers les outils qui plantent, les communications avec les différentes instances. Faire un bilan pour établir un plan de match pour l’automne. (Cet élément fait évidemment échos aux propos de ceux qui réclament un groupe de travail pour réfléchir à l’automne. On vous en reparle sous peu.)
  • Il faudrait penser à long terme, notamment dans le cas de l’évaluation et de la notation.

3. Négos

Qu’y a t-il à dire? Suspension pour 18 mois. Discussion autour de la démocratie syndicale en temps de Covid-19. Nos outils ne sont pas prévus pour consulter à distance. Beau plaidoyer du conseiller Jonathan Leblanc sur l’importance de la prudence. Besoin de trouver des solutions mais pas dans la précipitation.


thumbnailD’une négo à l’autre 

Par Denis Paquin

La négo, quelle négo? À la veille du 13 mars, notre comité de négociation avait présenté deux premières demandes à la partie patronale. L’une représente un élément central de cette négo, soit l’obtention d’une rémunération équivalente à l’enseignement régulier pour les professeurs de la formation continue. La présentation d’une heure trente du comité était convaincante (résultat d’une préparation de plusieurs années, notamment, pour être en mesure de chiffrer cette demande). La partie patronale était assez réceptive aux arguments présentés.

Il me semble que cela fait une éternité… et que nous sommes ou allons passer d’une négo à une autre.  Je vous propose de faire un petit rappel de la chronologie depuis le début de cette.

Pour poursuivre la lecture de ce texte : Point sur les négos


La plus récente version de la Foire aux questions du ministère: QR – 23 avril 2020


 

DE VIVE VOIX 7.8 «Spécial confinement»

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Entendu d’un quidam sur la rue : «Dans

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Camarade du Cégep de Joliette, look de nuit

cette guerre, ce sont les femmes qui sont au front!»

J’ose espérer que c’est une des raisons pour laquelle ce De vive voix spécial confinement semble si masculin en temps de pandémie…


AVANT TOUTE CHOSE………SI VOUS ÊTES PRÉCAIRE….ATTENTION……FORMULAIRE A………….DATE LIMITE…….30 AVRIL 2020 (23h59)………….AVEZ-VOUS SIGNÉ LE FORMULAIRE_A_?

VOUS AVEZ DES QUESTIONS : FAQ


Autre dépêche avant la réflexion :

COURS D’ÉTÉ – À L’INTENTION DES ENSEIGNANT-ES PRÉCAIRES

Le 16 avril, la direction nous a informés (et non consultés) que dans l’éventualité où l’enseignement en présentiel ne serait toujours pas possible à partir du 15 juin, les cours d’été se donneront en EAD à Lionel-Groulx. Ceci implique que les enseignant-es qui feront valoir leur priorité d’emploi sur ces charges de cours devront être prêts à enseigner avec le mode qui sera requis.
Soyez assurés que votre exécutif syndical est bien conscient des enjeux et questions que soulève cette décision de notre direction.

thumbnail (18)Récapitulons

Par Judith Trudeau, Vice-présidente du SEECLG

Si on peut résumer en une phrase cette crise du point de vue de l’éducation, c’est que nous sommes servis par un ministre qui répond davantage à l’appellation de « coach de balle molle[1] » que de ministre de l’Éducation.

Trêve d’insultes, tentons de refaire ce film, du point de vue d’une membre de l’exécutif syndical.

14 mars 2020

Samedi, devant la télé, nous apprenons la fermeture de tous les établissements d’enseignement, du préscolaire à l’université. Nous tombons sur une lettre signée par Éric Blackburn, sous-ministre à l’éducation, envoyée aux directions des études[2]. Des mots bienveillants qui mettent en quarantaine le réseau. Ne rien faire pendant deux semaines. Une parenthèse. Un arrêt sur image. Les artisans de l’éducation savent bien qu’après 6 semaines (au collégial) on ne peut pas faire simplement « pause ». Il faut nourrir le lien pédagogique. C’est le début des « incohérences ». Dire une chose qui ne fait pas de sens dans le monde de l’éducation.

C’est aussi le début des consignes de prévention et de sécurité. Des mots de la CSN et de la FNEEQ.

Pour poursuivre la lecture de ce texte : Récapitulons

Pour accéder aux différents documents cités dans ce texte :

Cadre de reprise des activités pédagogiques à distance_(Document de la CÉ)

2020-03-26 – MEES – RREC_balises et directives (assouplissement du RREC)

2020-03-24 Principes formation à distance – cégeps

2020-04-01 – FNEEQ-CSN_Document d’orientation_instances locales (Mise en garde de la FNEEQ)


93776308_1283213238539033_1117732515428171776_n«Incomplet (IN)», «Équivalence (EQ)» et notation… la valse hésitation du MÉES

Par Étienne Gendron, responsable aux dossiers syndicaux et représentant à la Commission des études

L’annonce fut laconique : au collégial et dans les universités, l’enseignement se poursuivrait à distance.

Préoccupés par le réseau primaire et secondaire, les fermetures, la quantité de matériel médical et une batterie d’autres craintes, les journalistes ont passé entièrement sous silence toutes les embûches, les craintes et les iniquités qu’une telle décision impliquait. Mais les enseignants du réseau collégial savaient, eux, que cette session hors de l’ordinaire ne serait pas une sinécure.

Pour poursuivre la lecture de ce texte : IN-EQ et notation
Le texte fait référence au document suivant : GUIDE-DÉCLARATION-SOCRATE-COVID19


Naviguer à vue

Par Charles Jutras, professeur de philosophie

Camarades.

Les circonstances dans lesquelles nous baignons sont inédites. Notre rôle est d’approuver les acquis de nos étudiants alors que les conditions pour le faire ne sont pas réunies. Tout le monde est plongé dans l’approximatif et chacun doit réussir, au mieux de ses connaissances, à faire en sorte que les choses cheminent comme elles le devraient.

Tout a changé et nous devons faire en sorte que la foutue machine à saucisses dans laquelle nous travaillons continue à fonctionner. Les élèves de maternelle doivent passer au primaire en septembre. Ceux du primaire au secondaire, ceux-ci au collégial et les nôtres à l’université. Il n’y a pas de questionnement là-dessus. Sinon, il y aura un vide et des refoulements. Une désorganisation du système qui serait néfaste pour tous.

Pour poursuivre la lecture de ce texte : Naviguer à vue


20200412_130453Temps de crise, tant de dérives…

Par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

Trait fondateur de la modernité, l’idée de progrès s’est imposée à la fois comme dynamique de transformation de nos sociétés (par les avancées de la technique et celles de la science) et comme croyance : la foi en l’inéluctable ascension de l’humanité, celle-ci venant à se substituer à Dieu. Valeur cardinale, le progrès s’imposera ainsi pendant deux siècles comme finalité même d’un monde destiné à conquérir son autonomie en réalisant  -ici-bas- le projet d’une humanité libérée de ses chaînes (de la misère principalement) et émancipée de l’obscurantisme religieux comme de la tyrannie. Aussi imparfaite et surtout inégale qu’elle put l’être, cette irrésistible marche du progrès reposait symboliquement sur la capacité collective à se projeter dans un futur, idéalisé certes, mais dont les contours étaient encore lisibles. Nous allions, en d’autres termes, vers quelque part dans un ailleurs positivement intelligible avec l’intention (c’est ce à quoi renvoie la notion de réflexivité) de maîtriser notre destin.

Pour poursuivre la lecture de ce texte : Temps de crise, tant de dérives…


Inquiétudes et leçons à retenir

PhotoConférencier_RobertBernierPar Robert Bernier, professeur de physique

Nous sortirons de tout ça à la fois appauvris et enrichis. Appauvris économiquement individuellement et collectivement. Enrichis socio-politiquement par quelques leçons, si nous avons la décence de les retenir.

Les effets de ce qui se passe sur nos économies m’inquiètent au plus haut point. Combien de familles étaient déjà à la merci d’un chèque manquant? Je salue l’appel que nos gouvernements ont fait à l’endroit des institutions financières : soyez patientes. Il n’empêche que tout le monde aura pris un sérieux revers financièrement et que ce sera perdu pour de bon. Tout repartira, mais d’un plancher abaissé. Et les conséquences pour chacun pourront s’étirer sur de nombreuses années et même éventuellement affecter le futur de nos enfants.

Pour poursuivre la lecture de ce texte : Inquiétudes et leçons à retenir_COVID19_13avril2020


Pierre et Marie

Réflexion de Martin Boisseau, professeur en Arts visuels à Ste-Foy, transmise par Pierre Robert, professeur en histoire de l’art

«Quand nous sommes en lignes avec un interlocuteur, nous avons le choix entre (1) regarder la caméra (souvent au-dessus de l’écran) ou (2) regarder l’image de notre interlocuteur (visible à écran). La conséquence de cela est que si les deux interlocuteurs regardent l’image de l’autre, chacun voit l’autre regarder légèrement à côté de la caméra, donc « regarder ailleurs ». À l’inverse, si les deux interlocuteurs regardent directement la caméra, il ne voit pas l’image de l’autre le regarder. Il y a donc trois cas de figure. Pour illustrer le propos, appelons-les Pierre et Marie.»

Pour poursuivre cette réflexion : Pierre et Marie


93702671_2563564633961283_1885912314243186688_nLa désinformation en ces temps de pandémie

Par Philippe Bélanger-Roy, professeur en biologie

Dimanche dernier, après un souper virtuel de Pâques, je me suis permis quelques minutes de repos. Pas évident en ces temps d’enseignement à distance! Je me suis donc calé dans mon fauteuil, un chocolat chaud à la main et j’ai consulté mon fil de nouvelles Facebook.

C’est lors de cette activité triviale et quasi automatique, que mon regard a croisé un article partagé par plus d’un demi-million de personnes. L’article, de source anonyme, m’apprenait que de boire des liquides chauds aux 15 minutes me préservait des effets délétères du coronavirus. J’ai éprouvé un certain malaise devant cette pure ânerie. Pour quiconque dispose d’une base en immunologie, une telle affirmation est dénuée de sens. Un virus qui infecte des milliers de cellules ne sera pas arrêté par une boisson chaude qui transite dans le tractus digestif et non pas dans le système respiratoire…

Pour poursuivre la lecture de ce texte : Désinformation_pandémie


Infolettre de la FNEEQ, 27 mars


Vidéo de votre exécutif, 27 mars 2020


2020-04-09 – Info-négo no 8 – Le point sur la négo


200415-INFO-ASSURANCE-no-25-COVID-19


QR – 17 avril


Avec vous camarades !

L’exécutif syndical offre ses plus sincères condoléances à tout ceux qui sont éprouvés en ces temps difficiles. Prenez soin de vous!


Dans la section : Bons coups!


93835253_226561738569160_7500815380626014208_nPosition papers awards 2020

par Jonathan Bernard, professeur de science politique et membre de l’exécutif syndical

Nos étudiantes en étaient à la 6 édition de leur participation à la NMUN (National Model United Nations), la simulation de l’Assemblée générale des Nations Unies. Évidemment, le tout a été annulé à cause de la pandémie. Cette simulation qui vu le jour en 1927, à l’époque de la Société des Nations, ne fut annulée qu’une seule autre fois dans son histoire, en 1945. Malgré tout, les organisateurs de l’événement ont quand même procédé à la remise des prix pour le travail effectué par les différentes délégations qui devaient participer. Encore une fois, nos étudiantes ont brillé en remportant deux Position Paper Awards pour la qualité exceptionnelle de ceux-ci. Nos étudiantes se mesuraient non seulement à d’autres collèges, mais aussi à des étudiants de niveau universitaire. Nous sommes le seul cégep à avoir remporté ces prix cette année, c’est peu dire. Félicitations à Camille Chamberland, Janie Renaud, Delphine Morneau et Alicia Girard pour leur travail.


file1 (3)La Chronique de Yovan

Yovan Morin, professeur en Techniques de Santé animale, écrit une chronique hebdomadaire à ses étudiants pendant le confinement. Il m’a permis de vous les soumettre. Une belle lecture où l’on a le goût d’apprendre!

Par Yovan Morin, Médecin vétérinaire, professeur en Techniques de santé animale

Salut,

Je m’suis dit que je pourrais continuer à me rendre encore un peu plus utile auprès de vous d’ici la fin de la session, en tant que prof. et en tant que médecin vétérinaire, en poursuivant vos formations citoyenne et médicale vétérinaire via une chronique hebdomadaire très, très informelle portant sur différents sujets d’intérêt.

Bien entendu, cette formation est strictement volontaire et n’est soumise à aucune évaluation de ma part : vous me lisez si ça vous chante sinon vous me flushez de votre boite de réception de courriels. C’est aussi simple que ça.

Pour cette première chronique, je vous recommande de consulter le site web suivant :

https://30secondes.org/

En tant que citoyens responsables, mais aussi en tant que professionnels de la santé animale intervenant régulièrement auprès du public en lui transmettant de multiples conseils vétérinaires, il est primordial que le médecin vétérinaire et le technicien en santé animale basent leurs opinions personnelles et professionnelles sur des faits établis provenant de sources fiables, objectives et reconnues.

Pour poursuivre la lecture de cette première chronique : Chronique de Yovan 


La Chronique de Yovan : Covid-19 et animaux domestiques

Par Yovan Morin, Médecin vétérinaire, professeur en Techniques de santé animale

(…) J’espère que vous avez passé une bonne semaine.

Les nouvelles sont quand même bonnes. On atteindrait très bientôt au Québec le sommet de la courbe d’infection au SARS-CoV-2 (le nom du virus causant la COVID-19, ou « maladie à coronavirus ») : autour du 18 avril, selon nos autorités provinciales de la santé publique – la ville de Montréal l’aurait atteint hier selon ses propres autorités sanitaires. Aussi, les taux d’infection, de morbidité, d’hospitalisation et de mortalité persistent à être bien en deçà des prévisions les plus optimistes chez nous. Ça, c’est une excellente nouvelle – https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/sante/documents/Problemes_de_sante/covid-19/Scenarios-courbes-FR-VF.pdf?1586291830

Mais qu’en est-il de l’évolution de cette maladie au sein de la population animale, particulièrement parmi nos animaux domestiques?

Pour poursuivre la lecture de cette seconde chronique : Covid-19 et animaux domestiques


Lecture proposée…

par Stéphane Chalifour

Jouets pour adultes

Par Joseph Facal, Journal de Montréal, 11 avril 2020

Non, je ne parle pas de jouets sexuels pour pimenter votre confinement.

Je parle de jouets qui provoquent, dans les milieux universitaire et collégial, une fièvre plus puissante que celle qui accompagne la COVID-19. Elle peut durer… une vie.

Je laisse de côté l’enseignement primaire et secondaire que je ne connais pas.

Impro

Dans les universités, dans les cégeps, on s’autocongratule beaucoup ces temps-ci.

Pour poursuivre la lecture de ce texte : Jouets pour adultes


Edgar Morin « Cette crise devrait ouvrir nos esprits depuis longtemps confinés sur l’immédiat »

Pour le sociologue et philosophe, la course à la rentabilité comme les carences dans notre mode de pensée sont responsables d’innombrables désastres humains causés par la pandémie de Covid-19

Nicolas Truong

Le Monde, 20 avril 2020

Né en 1921, ancien résistant, sociologue et philosophe, penseur transdisciplinaire et indiscipliné, docteur honoris causa de trente-quatre universités à travers le monde, Edgar Morin est, depuis le 17 mars, confiné dans son appartement montpelliérain en compagnie de sa femme, la sociologue Sabah Abouessalam. C’est depuis la rue Jean-Jacques-Rousseau, où il réside, que l’auteur de La Voie (2011) et de Terre-Patrie (1993), qui a récemment publié Les souvenirs viennent à ma rencontre (Fayard, 2019), ouvrage de plus de 700 pages au sein duquel l’intellectuel se remémore avec profondeur les histoires, rencontres et « aimantations » les plus fortes de son existence, redéfinit un nouveau contrat social, se livre à quelques confessions et analyse une crise globale qui le « stimule énormément .

Pour poursuivre cette suggestion de lecture : Edgar Morin


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Quelques photos de confinement

«Il y a des plaies de lit, et

il y a des plaies d’écran»

Claudine Vachon, professeure de littérature

À venir…

  • Finir cette session le plus sereinement possible.
  • 22 avril : Rencontre syndicale d’informations en mode visio
  • 23 avril : regroupement cégep en mode visio
  • 3 juin : Fin des cours de la session Hiver 2020
  • 11 juin : remise des notes dans Colnet

 

DE VIVE VOIX 7.07

 

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C’est zéro!

Pour accéder à la version vidéo de notre «note» au dépôt patronal, cliquez sur le lien suivant:  Le dépôt patronal, c’est zéro!

Pour lire, par vous même, le dépôt patronal : 2019-12-16 Négo 2020_Dépôt sectoriel CPNC

Pour être un peu plus crinquéE en lisant le mémo de la Fédération des cégeps : Mémo de la Fédération des cégeps


Derrière les sourires…

Par Judith Trudeau

thumbnail (18)Lors de la dernière AG du 22 janvier, tout de suite après la présentation des grandes lignes du dépôt patronal, une voix en fond de salle s’est élevée pour demander : « Et qu’en pensent nos patrons? Derrière leurs beaux sourires, que pensent-ils des demandes patronales? » Prenant la balle au bond, j’ai proposé une entrevue dans le DVV. Ainsi, si Michel Louis Beauchamp et Philippe Nasr se sont montrés ouverts à la discussion, le sujet proposé n’a pas été retenu. « Nous pourrions parler de l’avenir de notre collège qui est un sujet tout aussi intéressant et pertinent. » Certes. Mais en temps de négo, il est l’heure de se recentrer sur les différentes demandes de part et d’autre. Je vous propose donc, non pas une entrevue avec nos supérieurs, mais une analyse du dépôt patronal.

Pour poursuivre la lecture de cet article : Derrière les sourires


 

Aude

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Par Aude Lacasse, enseignante en économie et présidente du SEECLG

Le 17 janvier dernier, la Fédération des cégeps diffusait un communiqué visant à réaffirmer le rôle important (du moins selon elle) que joue les établissements de son réseau face «aux défis auxquels le Québec est confronté, notamment en matière de pénurie de main-d’oeuvre qualifiée et de rehaussement de la productivité»[1] et à présenter le mémoire qu’elle a transmis au ministre des finances, M. Éric Girard. Dans ce mémoire la Fédération présente :«des solutions en lien principalement avec la réussite et la diplomation des étudiants, le rehaussement de la productivité du Québec et la réponse aux besoins du marché du travail».[2] Cette préoccupation de la Fédération pour la «productivité» se manifeste aussi dans une étude qu’elle a commandé à la firme KMPG et qui en arrive aux conclusions suivantes :«le taux de productivité des entreprises québécoises compte parmi les plus faibles au Canada. Un retard historique du Québec qui s’explique notamment par une déficience en matière de qualification de la main-d’œuvre».[3]

Bon, par où commencer? Plusieurs éléments dans ces quelques phrases de la Fédération des cégeps me choquent, et voici pourquoi.

Pour poursuivre la lecture de ce texte : Avoir 17 ans


Enseigner en 2020 en trois mots 

Par Denis Paquinthumbnail

J’ai envie de débuter cette réflexion sur notre profession par une anecdote. J’utilise depuis 2004 des questionnaires informatisés dans mon enseignement. Afin de rendre les exercices plus «vivants», j’y introduisais quelques choix de réponse drôles. En classe, on entendait les étudiants rire lorsqu’ils tombaient sur ces options. Ils comprenaient d’instinct qu’il s’agissait d’une farce. Mes étudiants me disaient souvent comment ils aimaient ces petites distractions. Progressivement, ils se sont toutefois mis à douter et à me demander s’il s’agissait d’une bonne réponse. Imaginez mon désarroi. On me demandait, à la question à quoi sert le PIB, si l’option de réponse «à m’acheter un costume d’Halloween» était une bonne réponse! «Ben non, voyons! C’est pour rire!» Je n’ose pas imaginer leur réaction si je leur avais répondu sèchement «BEN NON, voyons! C’est évident! »! À regret, j’ai renoncé à ces plaisanteries.

J’aimerais poursuivre ma réflexion à l’aide de trois mots traduisant mes impressions quant à certains changements affectant notre profession.

Pour poursuivre la lecture de ce texte : enseigner en 2020 en trois mots


 

Lundi matin, le roi, la reine et les précaires…

Par Judith Trudeau

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Attention âmes sensibles, ceci est librement inspiré d’une histoire vraie

Admettons Z cours dans un département. J’entends, beaucoup de titres distincts. Admettons une gestion conservatrice d’ouverture de cours (ce qui en soi est préférable à une gestion trop enthousiaste qui oblige la fermeture de cours la session venue). Admettons que la haute direction semble sous-estimer la complexité d’un poste de coordination à l’organisation scolaire. Admettons la venue d’un nouveau cadre à ce poste. Vous avez les ingrédients idéaux pour générer l’anxiété des précaires. Dans cette histoire comme dans la vie, certains précaires jonglent avec des tâches dans plus d’un cégep.

Pour poursuivre la lecture de cet article : Lundi-matin


Question privilège

13 février 202020200213_133553

Conseil Central des Laurentides

Contexte

Depuis quelques années, nous sommes, dans les collèges, aux prises avec des révisions de programmes qui se font à vitesse grand V. En effet, suite à une recommandation du Vérificateur général du Québec qui dénonçait la lenteur des travaux dans les révisions de programmes, le ministère a décidé, de son propre chef d’imposer une balise de 18 mois pour faire des révisions. Cette nouvelle balise temporelle efficace nous amène à penser que les nouvelles révisions se font au détriment de la rigueur des travaux, de la consultation des professeurEs et de la transparence du processus.

Pour suivre la lecture de cette question privilège : Question privilège


Infolettre FNEEQ


Volet environnement

Prêts pour la décroissance ?

«Travailler et consommer moins, pour réduire la taille de l’économie, produire moins de GES et sauver la planète : c’est l’idée derrière le mouvement de la décroissance, qui fait de plus en plus d’adeptes au Québec. Notre collaboratrice est allée à la rencontre de ces nouveaux révolutionnaires.»

Pour poursuivre la lecture de ce dossier de l’Actualité (merci à Yanick Binet)

UNE SEMAINE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE JUSTE S’ORGANISE À LIONEL. Du 30 mars au 4 avril 2020

Des idées? Volonté de s’impliquer?

Contactez Julie Charron :

julie.charron@clg.qc.ca

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27 septembre 2019

Gazette des femmes sur le thème de l’écoféminisme


 

Site de déchets radioactifs à Chalk River

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J’ai eu la chance d’assister à la présentation d’une biologiste venant exposer les risques liés à la construction d’un site d’enfouissement de déchets radioactifs. C’était au conseil central des Laurentides le 13 février dernier. Je vous invite à lire le topo et à visionner l’extrait de Découvertes qui en parle. Inquiétant…

Site de déchets radioactifs à Chalk River


Texte de la pétition

CONSIDÉRANT QUE par l’adoption à l’unanimité de la Loi sur l’équité salariale en 1996, l’Assemblée nationale du Québec reconnaissait l’importance du droit fondamental qu’est l’équité salariale;

CONSIDÉRANT QUE de nombreux employeurs n’ont toujours pas réalisé leurs obligations en matière d’équité salariale;

CONSIDÉRANT QUE près de 25 ans après l’adoption de la Loi, l’écart salarial horaire moyen entre les femmes et les hommes demeure au-dessus des 10 %;

CONSIDÉRANT QUE malgré les deux dernières révisions à la Loi, des problèmes de fonds subsistent et portent encore préjudice aux femmes qui ont porté plainte en 2010 et 2015;

CONSIDÉRANT QUE l’arrêt de la Cour suprême de 2018 confirme l’inconstitutionnalité d’articles relatifs à l’évaluation du maintien et à la correction des écarts salariaux;

CONSIDÉRANT QUE l’ajustement salarial découlant des obligations de la Loi doit s’appliquer rétroactivement à la date de l’évènement discriminatoire;

Nous, soussignés, demandons au gouvernement du Québec :

  • De procéder dans les meilleurs délais à une révision de la Loi sur l’équité salariale;
  • De verser rétroactivement à la date de l’évènement discriminatoire tous les ajustements salariaux qui sont dus;
  • De faire en sorte que la Loi prévoie que les personnes salariées jouissent d’un rôle décisionnel, notamment lors des évaluations du maintien;
  • D’outiller la CNESST afin qu’elle dispose de l’information nécessaire et complète, notamment avec une bonification du contenu de la déclaration de l’employeur en matière d’équité salariale, ainsi que des ressources humaines et financières suffisantes pour s’assurer de l’application de la Loi de manière conforme.

Date limite pour signer : 25 février 2020

Nombre de signataires : 12810

Pour signer la pétition, suivre le lien suivant :

Pétition sur la révision de la loi sur l’équité salariale


Guy Ferland, lauréat 2020 du Prix de rayonnement de la philosophie au collégial

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Par Yanick Binet et Daniel Desroches, professeurs de philosophie

Ste-Thérèse, le 28 janvier 2020. –  C’est avec bonheur que les membres du département de philosophie ont appris que leur collègue Guy Ferland est le récipiendaire 2020 du Prix de rayonnement de la philosophie au collégial. Cette distinction est remise annuellement par la Société de philosophie du Québec (SPQ) pour souligner la contribution exceptionnelle d’un-e professeur-e du collégial à la communauté philosophique du Québec. Guy Ferland recevra son prix lors du Cocktail de la Société de philosophie du Québec organisé dans le cadre du Congrès annuel de l’ACFAS en mai prochain. Toutes nos félicitations au lauréat !

Guy Ferland est professeur de philosophie au collège depuis 1991. Il a été coordonnateur de département pendant 11 ans. Membre de la Commission des études du collège pendant 20 ans, il a su défendre à la fois les intérêts des étudiants, des professeurs ainsi qu’un idéal d’excellence pédagogique. Pour Guy Ferland, l’actualité de la philosophie ne se limite pas à la salle de classe et doit rayonner hors des institutions. Auteur prolifique, il a contribué aux pages de la rubrique Débats dans La Presse en plus d’y tenir une chronique intitulée «Ah! La vie!». Directeur de collection (Avec des si chez Somme toute et Penser philo chez ERPI), on lui doit également la rédaction du cours de philosophie 101 pour cégep@distance. En plus de ses lettres d’opinion dans les grands médias, Guy Ferland a aussi fait paraître deux manuels (Philosophie éthique chez ERPI et un Manuel d’activités pédagogiques).


Dans la catégorie «?»

 

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L’un de ces bureaux est occupé par un «gars», «geek» qui écoute de la musique «métal». L’autre bureau est occupé par une «fille», «nerd» qui écoute de la «musique du monde»

Sauriez-vous dire lequel appartient à qui? 🙂

À venir:

20 février : ACCDP

26 février : Conseil syndical élargi

27-28 février : Regroupement Cégep à Québec

2 à 6 mars : Semaine de mise à niveau

8 mars : Journée internationale des droits des femmes

12 mars : Commission des études (CÉ)

13 mars : Comité régional de mobilisation CSN-Laurentides

18 mars : Journée nationale de réflexion et d’organisation pour le programme de bureautique

20 mars : Souper-conférence «Féministes de toutes nos forces»

 

 

 

 

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