De vive voix 8.09

«Le père Noël m’a dit de ne pas lâcher, qu’il était de tout cœur avec nous! #négos2020 »

Oui, la lettre d’entente entre le CPNC et la FNEEQ fut signée (ajustements à la convention collective en temps de covid)

Pour y accéder :

État des lieux des ressources covid

Par Aude Lacasse et Judith Trudeau

«La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) apprécie la décision finale de la ministre McCann de dédier entièrement aux enseignantes et aux enseignants l’injection de 25 millions de dollars annoncée lors la mise à jour économique du gouvernement, en novembre dernier. L’annonce initiale suggérait un saupoudrage des investissements dans une multitude de mesures, ne laissant que des miettes pour alléger la tâche des profs de cégep à la session d’hiver. La mobilisation et la ténacité de la Fédération et de ses syndicats pour faire connaître la réalité des membres ne s’avèrent pas étrangères à ce retournement de situation.»[1]

Judith Trudeau
Aude Lacasse

En effet, les professeur.es du collégial sont sortis dans les médias cet automne. Que ce soit à travers un sondage sur la santé des professeur.es réalisé auprès de 2000 personnes que ce soit à travers une lettre signée par plus de 2000 enseignant.es, que ce soit à travers les représentations quotidiennes de nos représentants à la Fneeq (Yves de Repentigny et Caroline Quesnel) que ce soit encore par des manifestations devant les locaux de la ministre McCann, vraiment, malgré cette pandémie, nous avons été actifs. Et cela fut « payant ». La ministre de l’Éducation supérieure nous a entendus.


[1] Communiqué de la Fneeq-CSN, 10 décembre 2020.

Pour poursuivre la lecture de ce texte :

Réflexion autour de la notion d’«éparpillement technopédagogique»

Par Denis Paquin

Après cette année de fou, mes dents grincent lorsque j’entends la notion d’«éparpillement technopédagogique», du moins, de la façon dont le Collège l’utilise.

Denis Paquin

J’ai enseigné à l’automne un cours de méthodes quantitatives appliquées aux Sciences humaines. Les étudiants devaient utiliser Colnet, Zoom, Moodle et Excel. Aucun «éparpillement technopédagogique». L’ensemble de ces outils sont d’ailleurs supportés par le Collège. Et pourtant! J’ai vécu les mêmes difficultés. Plantage de Colnet et de Moodle (en même temps ou à tour de rôle comme une course à relai…), ralentissement de ces plateformes, instabilité des connexions Internet… Il y a eu, en plus, des problèmes avec l’installation d’Excel sur l’ordinateur de plusieurs de mes étudiants (installation d’une version incomplète ou en anglais), sans oublier les différences entre les versions PC et Mac. Je n’ai pas eu, par contre, de zoombombing!

Pour poursuivre la lecture de ce texte :

Fermeture du programme Techniques de bureautique : des femmes et des entreprises pénalisées

Collectif de signataires

| Publié le 11 décembre 2020

Les programmes techniques du réseau collégial contribuent largement à donner à des milliers de Québécoises et Québécois l’accès à des emplois de qualité en les qualifiant hautement et durablement. Les diplômés de Techniques de bureautique sont de ces personnes et leur rareté fait que les employeurs se les arrachent compte tenu du niveau de compétence qui les distingue.  

Dans un contexte où le taux de placement des finissants frôle les 100 %, il est étonnant et choquant de voir que le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) songe à abolir ce programme. Pourtant, aucun argument probant n’a été invoqué pour soutenir une décision aussi radicale, d’autant plus que des solutions simples et porteuses peuvent être mises en œuvre. 

Un métier d’avenir En février 2018, le Palmarès des carrières plaçait le poste de « secrétaire de direction » au troisième rang de son Top 3 des professions les plus prometteuses pour les diplômés du collégial. Nous le constatons sans cesse, les employeurs perçoivent le niveau élevé de compétence de nos diplômés. 

Nous sommes d’ailleurs particulièrement préoccupés par une fermeture qui limiterait une vaste majorité de femmes sur le plan professionnel puisque 90 % de l’effectif étudiant est féminin. Les candidates potentielles n’auraient d’autre choix que de se tourner vers le diplôme d’études professionnelles (DEP) du secondaire, qui les limiterait tant sur le plan de l’avancement professionnel que sur celui du salaire. 

Des solutions simples pour briser un stéréotype

Il faut reconnaître que le terme « Bureautique » a pour plusieurs une résonance désuète qui explique en grande partie le nombre insuffisant d’inscriptions au programme par rapport aux postes disponibles. 

Oubliez pourtant l’image stéréotypée de la secrétaire exécutante qui vous vient en tête : les personnes détentrices d’un diplôme d’études collégiales (DEC) en Bureautique accomplissent des tâches administratives qui touchent tant la gestion que la communication ou la technologie et qui requièrent une grande autonomie de même qu’un jugement critique et éthique bien développé. 

Nous faisons valoir depuis plusieurs années la nécessité d’une mise à jour du titre du programme et de ses voies de spécialisation pour les rendre plus attrayants et plus représentatifs des perspectives de carrière qu’offre véritablement la formation : pourquoi le MES n’envisage-t-il pas cette solution d’une simplicité frappante? 

Il est de plus particulièrement choquant de voir que le Ministère songe à fermer un programme dont la pertinence demeure sans avoir cherché à le mettre à jour depuis 1999! 

Nous croyons qu’il faut revoir les compétences afin qu’elles reflètent davantage la complexité des savoirs acquis et le caractère distinctif des diplômés du DEC par rapport à celles d’autres formations. Nous n’avons pas attendu le MES pour adapter le contenu des cours afin que les connaissances soient toujours en harmonie avec les besoins des milieux de travail : ces différentes initiatives locales gagneraient à être mises en commun dans le cadre d’une révision nationale du programme à laquelle l’apport des enseignant.es serait concret. 

Nous souhaitons que le Ministère entende notre message et qu’il travaille avec nous à préserver un programme qui offre des emplois de qualité à une majorité de femmes. 

Les enseignantes et les enseignants de Techniques de bureautique des syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)

Infolettre de la FNEEQ

Liberté académique…Nous n’avons évidemment pas fait le tour de la question…Appel de textes pour le 15 février 2021.

Revisitons la proposition adoptée en conseil fédéral de la FNEEQ du 2-3-4 décembre 2020 (déjà soumise en ces pages dans le DVV 8.08)

  1. Qu’en vue du congrès du mois de juin, le comité École et société de la FNEEQ produise une réflexion sur la liberté académique qui inclura les enjeux du racisme et de la discrimination systémiques;
  2. Que ce travail se réalise en collaboration avec le comité interculturalité, discrimination et racisme systémiques au travail et en éducation, avec le comité femmes, avec le comité diversité sexuelle et pluralité des genres et le comité précarité, relève et vie syndicales;
  3. Que le rapport du comité École et société vise à alimenter la réflexion de la FNEEQ et de ses membres sur lesdites questions, à favoriser le dialogue entre le personnel enseignant et les étudiant-es notamment dans ses aspects pédagogiques, historiques, sociaux et juridiques. et à aider les syndicats membres dans leurs discussions et négociations avec les institutions d’enseignement.  
  4. Que les syndicats membres puissent faire parvenir au secrétariat général pour transmission aux comités impliqués des mémoires sur ces questions.    
Si nous lisons bien cette résolution (1), il s’agit d’enrichir la réflexion sur la liberté académique, celle-là même que nous voulons insérer dans notre prochaine convention collective. Déjà travaillée dans le cadre des lanceurs d’alerte et du fameux devoir de loyauté, c’est d’autres défis que les Verushka Lieutenant Duval et Catherine Russell ont dû affronter cet automne. Appartenir à l’enseignement supérieur suppose que nous ayons la lattitude pour enseigner respectueusement des contenus liés aux divers domaines du savoir, y compris en philosophie, en littérature, en arts et en sciences humaines. Le domaine des idées n’est pas le lieu obligatoire du consensus, c’est pourquoi une démocratie saine demande le débat.

Si nous lisons bien cette résolution (4), il y a une invitation aux syndicats FNEEQ de produire un mémoire pour alimenter le comité école et société en vue du congrès de juin. C’est donc un appel de textes que nous faisons afin de produire, dans un premier temps, un DVV spécial liberté académique prévu pour le mois de mars 2021.

À vos réflexions et à vos plumes!

Nos félicitations à Antoine Corriveau-Dussault

La santé des écosystèmes, un concept philosophique

Martine Letarte Collaboration spéciale12 décembre 2020, Le Devoir

Antoine Corriveau-Dussault

Antoine Corriveau-Dussault, professeur de philosophie au collège Lionel-Groulx, a reçu le prix Acfas Denise-Barbeau, remis à une chercheuse ou à un chercheur du réseau collégial pour souligner l’excellence et le rayonnement de ses travaux et de ses actions.

La santé des écosystèmes sous un angle philosophique : voilà le grand thème de recherche qui intéresse Antoine Corriveau-Dussault, dont les travaux sont subventionnés par le Fonds de recherche du Québec Société et culture (FRQSC).

« En éthique de l’environnement, par exemple, je m’intéresse aux raisons pour lesquelles il est important de conserver les écosystèmes, mais aussi à ce que signifie conserver un écosystème, explique-t-il. Par exemple, est-ce que cela signifie préserver les espèces natives par opposition aux espèces non natives, ou préserver les services écosystémiques ? »

Aussi professeur associé au Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie, Antoine Corriveau-Dussault cherche donc notamment à préciser la définition du concept de santé de l’écosystème. « Je défends la conception qu’on ne pourrait pas s’en tenir à dire que, si une espèce est exotique, il faut l’éradiquer et que, si une espèce est native, il faut la préserver, explique-t-il. La décision devrait plutôt être basée sur le rôle de l’espèce dans l’écosystème. Une espèce non native pourrait s’y insérer harmonieusement et y jouer une fonction bénéfique qu’aucune autre espèce ne jouait auparavant, alors on voudrait la préserver. Mais si elle venait nuire à l’écosystème, alors il faudrait l’éradiquer. »

Le luxe de la recherche au collégial

Aujourd’hui, Antoine Corriveau-Dussault collabore entre autres avec des chercheurs qu’il a rencontrés lors de son stage postdoctoral à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques de la Sorbonne en 2016 et 2017. Son doctorat réalisé à l’Université de Montréal lui a aussi permis de créer des liens importants, notamment avec Ely Mermans, avec qui il codirige la publication du livre Penser la protection de l’environnement à partir de l’écologie. Débat historique et contemporain, qui sortira sous peu.

Le professeur, également membre du Centre de recherche en éthique, sait très bien cependant qu’il est un privilégié dans le milieu collégial. « La recherche ne fait pas partie de notre définition de tâche, alors pour avoir du temps pour en faire, il faut obtenir du financement qui nous permet d’obtenir une réduction de notre charge d’enseignement », note-t-il.

S’il a pu obtenir cette subvention du FRQSC, il affirme que c’est en majeure partie parce qu’il a eu la chance d’avoir sa permanence au cégep en seulement trois ans. « Ne plus être dans la course à la permanence m’a donné une grande liberté et j’ai pu obtenir des bourses et prendre des congés de l’enseignement sans être pénalisé, explique-t-il. Mon doctorat et mon postdoctorat ont vraiment été des tremplins extraordinaires. Je pense que plusieurs professeurs dans les cégeps feraient de la recherche s’ils avaient eu, comme moi, l’occasion d’obtenir un emploi permanent rapidement. »

Propositions de lecture

Stéphane Chalifour

Par Stéphane Chalifour, professeur en sociologie

  1. Nous allons former des analphabètes
  2. La liberté des enseignants est en danger
  3. «Cancel culture», «woke»: quand la gauche américaine devient folle :

Revisitons la session avec quelques photos mob…

À venir:

4 janvier avant 16 heures : Dépôt des notes dans Colnet

Repos mérité pour tout le monde! On se retrouve en janvier!

Joyeuses fêtes à vous tous et toutes!
Votre exécutif syndical
Photo : Judith Trudeau

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