De vive voix 8.08

Une drôle de session s’achève.
Photo: Judith Trudeau

Volet Négo

Grève…Commençons à y penser…

Lors du regroupement Cégep du 26 et 27 novembre dernier, nous avons traité du sujet de la grève comme moyen de pression dans une négociation. Un power point récapitulant les luttes passées fut proposé. Bon visionnement.

Le Collège Lionel-Groulx aura-t-il un CEC dans un avenir proche?

Par Aude Lacasse, présidente du SEECLG

Aude Lacasse

Dans le cadre d’une plénière réservée aux membres du conseil d’administration, le collège a annoncé vouloir évaluer la possibilité de répondre positivement à la demande des intervenants politiques de la MRC Deux-Montagnes qui demandent depuis plusieurs années qu’un centre d’étude collégiale soit implanté à Saint-Eustache.

La direction générale a avancé plusieurs arguments pour expliquer sa position, sans en faire une liste exhaustive, en voici quelques-uns :

  • Une hausse démographique dans la région des Basses-Laurentides et plus particulièrement dans celle de Deux-Montagnes.
  • Les besoins de cette région en main-d’œuvre qualifiée et la nécessité d’en faire la rétention.
  • L’augmentation de l’effectif étudiant dans la grande région de Montréal (Rive-Sud; Rive Nord et Montréal) qui est prévue dans les prochaines années (hausse de 25 000). Le MES se serait engagé à augmenter le devis de tous les cégeps de cette région selon les besoins.
  • Les difficultés du transport en commun dans l’axe est-ouest (A640) qui décourageraient certains étudiants de venir suivre leur formation collégiale à Lionel-Groulx au profit de cégeps situés à Laval ou Montréal.

Le Collège entend donc dans les prochains mois élaborer une ébauche du projet (nombre de places et programmes visés) et ensuite établir un processus de consultation au sein des instances de la communauté.

Évidemment, une telle annonce ne peut pas être passée sous silence. La création d’un CEC comporte plusieurs enjeux, enjeux qui touchent tout particulièrement les enseignantEs. Dans les dernières années, les CEC se sont multiplié et par le même fait les exemples de problèmes qu’ils soulèvent. Pour n’en nommer que quelques-uns : transfert du fardeau du transport de l’étudiant à l’enseignant, absence de services comparable à ceux qui existent dans un cégep (cafétéria, bibliothèque adaptée aux études supérieures, infrastructures sportives), enjeux liés aux listes de priorité, seuil de financement et coûts potentiels pour la masse salariale, etc.  À un tel point, que cela a fait l’objet de plusieurs heures de discussions au sein de notre regroupement à la FNEEQ/CSN et même d’une présentation de l’état de la situation lors d’une AG l’année dernière.

A posteriori, il semble que cela ne représentait que le début des échanges que nous devrons avoir à ce sujet au SEECLG. Une présentation plus détaillée vous sera faite lors de l’assemblée générale du 9 décembre.

En attendant, je vous invite à revisiter la présentation faite l’année dernière.

Aide-Mémoire (CEC)

Au regroupement Cégep du 6 et 7 février 2020, nous avons voté ces balises pour encadrer les futurs CEC, s’il y a lieu.

Que le regroupement cégep adopte les conditions préalables ou favorables à l’autorisation d’un nouveau centre d’études collégiales (CEC) :

  1. Production par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) d’une analyse de situation qui :

1.1 établit le profil actuel et prévisionnel des effectifs étudiants de la région visée tant au secondaire qu’au collégial;

 1.2 présente les mesures passées et actuelles afin de favoriser l’accessibilité aux études, notamment par rapport à la persévérance scolaire et au développement du transport en commun;

1.3 explicite les conséquences liées à l’avènement d’un nouvel établissement d’enseignement collégial dans la région visée;

1.4 démontre l’existence d’un ou plusieurs problèmes d’accessibilité aux études collégiales dans la région visée et propose une ou des solutions.

1.5 repose, entre autres, sur une consultation rigoureuse et transparente des différents acteurs de la région, incluant les enseignantes et les enseignants des collèges de la région visée.

2) Si une analyse complète et approfondie démontre :

2.1 que les prévisions d’effectif étudiant dépassent la capacité d’accueil et même d’agrandissement des cégeps avoisinants et que la carte des programmes offerts dans la région peut être bonifiée sans avoir d’effets négatifs;

2.2 que toutes les solutions pour favoriser l’accessibilité aux études collégiales autres qu’un CEC ont été mises en place et ont atteint leur limite respective;

2.3 que les avantages qu’apporterait un CEC sont nettement plus importants que les inconvénients, et ce, sur plusieurs plans;

2.4 que, en somme, un CEC répondrait réellement à un besoin; alors le MEES autorise le projet de CEC, qui aurait, dès son ouverture, un statut permanent et les ressources nécessaires.

 2.5 Que le regroupement cégep mandate ses représentantes et ses représentants pour défendre ces conditions nationalement et pour les faire connaître publiquement.

Volet, Liberté académique, suite.

L’écoute

Par Claire Dumouchel, professeure en psychologie

Chères et chers collègues,

Nous sommes loin d’avoir épuisé les enjeux reliés de près ou de loin à liberté d’académique. J’y ajoute mon grain de sel en vous partageant 2 ressources qui ont retenu mon attention :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1743124/concordia-apporche-differente-mot-n

https://ici.radio-canada.ca/tele/tout-le-monde-en-parle/site/segments/entrevue/206554/lepage-duval-controverse-professeure-universite

La première aborde l’approche éducative que l’Université Concordia a adoptée envers un cas similaire à celui qu’on connaît de l’Université d’Ottawa. La deuxième est l’émission de Tout le monde en parle du 25 octobre dernier. J’ai été agréablement surprise de voir que l’émission a laissé beaucoup de place aux invité.e.s pour s’exprimer (malgré quelques questions tendancieuses, car bon ça reste un spectacle).

Le point commun entre ces deux ressources est une faculté si chère à ma discipline qui a tant manqué à l’Université d’Ottawa : l’écoute. Écoutons (et je m’inclus). Écoutons Veruska Lieutenant-Duval qui dénonce avant tout les abus de l’Université et des réseaux sociaux (plus que l’idée plus large de liberté d’expression). Écoutons aussi les journalistes comme Vanessa Destinée, qui nous invite à séparer les enjeux de liberté académique du post-secondaire des autres contextes (par exemple : la politique, les média, etc.).

Je nous souhaite de nous écouter. Écoutons nos étudiant.e.s. Écoutons nos collègues. En limitant le plus possible les étiquettes, les a priori. Malgré la distance et l’absence de face à face, écoutons.

Liberté académique, suite du conseil fédéral du 2-3-4 décembre 2020

Précisions, par Judith Trudeau, VP et porte-parole à l’externe pour le SEECLG

Vous remarquerez, camarades, que la proposition laissée en flottement, suite à la dernière AG (28 octobre), et réagissant à chaud aux traitements envers Verushka Lieutenant-Duval à l’Université d’Ottawa n’est pas reprise à l’AG du 9 décembre prochain. Il faut dire que les membres présents au Conseil fédéral de la FNEEQ ont passé près de quatre heures à discuter de l’angle adéquat pour traiter des enjeux de la liberté académique et des discriminations systémiques.

Nous avons mandaté le comité école et société, Think tank de la FNEEQ, de nous fournir des outils pour nous aiguiller. Je vous soumets la proposition votée.

Prenons une pause, lors de cette assemblée générale, pour réfléchir adéquatement à ce que la société attend de nous, comme professeur.e.s, comme intellectuel.les, comme membres de cette société.

Résolution adoptée:

1) Qu’en vue du congrès du mois de juin, le comité École et société de la FNEEQ produise une réflexion sur la liberté académique qui inclura les enjeux du racisme et de la discrimination systémiques;  

2)     Que ce travail se réalise en collaboration avec le comité interculturalité, discrimination et racisme systémiques au travail et en éducation, avec le comité femmes, avec le comité diversité sexuelle et pluralité des genres et le comité précarité, relève et vie syndicales;    

3)     Que le rapport du comité École et société vise à alimenter la réflexion de la FNEEQ et de ses membres sur lesdites questions, à favoriser le dialogue entre le personnel enseignant et les étudiant-es notamment dans ses aspects pédagogiques, historiques, sociaux et juridiques et à aider les syndicats membres dans leurs discussions et négociations avec les institutions d’enseignement.    

4)  Que les syndicats membres puissent faire parvenir au secrétariat général pour transmission aux comités impliqués des mémoires sur ces questions.        

Renforcer le filet social : pétition

Propositions de lecture

Par Stéphane Chalifour, professeur de sociologie

1) Dérive autoritaire à l’Université d’Ottawa

Par Joseph Facal

«Qui n’a pas entendu parler de la suspension administrative de la chargée de cours de l’Université d’Ottawa ?

Oui, celle qui avait prononcé le mot « nègre » dans un but pédagogique et sans la moindre malice ?

Vous pensiez que la poussière retombait ? Au contraire, les affaires se corsent.

Les médias ne devraient pas s’en détourner. 

Les universités sont les laboratoires de la société de demain… pour le meilleur ou pour le pire.»

Pour lire la suite de cette suggestion de lecture : https://www.journaldemontreal.com/2020/11/28/derive-autoritaire-a-luniversite-dottawa

2) Les ressorts de la censure

Par Patrick Moreau

«Cette affaire de la liste de lectures proposée par François Legault, supprimée puis rétablie sur le site de l’Association des libraires du Québec est, une fois de plus, un symptôme évident du climat de censure dans lequel nous vivons désormais. Il a suffi que « quelques centaines de personnes » émettent des critiques à l’égard du premier ministre ou de ses choix pour que la direction de l’ALQ décide de retirer cette liste de son site, « pour essayer de calmer le jeu, pour faire une espèce de compromis ». Il est clair que si l’on ose ainsi censurer le premier ministre du Québec, nul n’est plus à l’abri de ces nouveaux disciples du père Sagehomme qui surveillent nos lectures, cultivent l’intolérance et nerêvent que de réduire au silence tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Cette affaire permet aussi d’éclairer les ressorts d’une censure à laquelle tous les défenseurs de la liberté d’expression doivent non seulement prêter attention, mais s’opposer fermement.

Pour poursuivre cette autre suggestion de lecture : https://www.ledevoir.com/opinion/idees/591006/point-de-vue-les-ressorts-de-la-censure

À venir…

8 décembre : Comité des relations de travail

9 décembre : Assemblée générale (19h)

10 décembre : Commission des études

11 décembre : Regroupement Cégep

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