DE VIVE VOIX 8.05

5 octobre, journée mondiale des enseignantEs, Doris Léonard, professeure de mathématique.

PRÉCAIRES, N’OUBLIEZ PAS DE REMPLIR LE FORMULAIRE A, DATE LIMITE 31 OCTOBRE

Demande de report des révisions de programme en Science de la nature et de Sciences humaines

Voici la résolution que nous avons votée au dernier regroupement Cégep les 8 et 9 octobre dernier sur le report des travaux:

Que le regroupement cégep demande le report des travaux de révision du programme de
Sciences de la nature à une date à déterminer selon l’évolution de la pandémie COVID-19.


Que le regroupement cégep demande le report des travaux de révision du programme de
Sciences humaines à une date à déterminer selon l’évolution de la pandémie COVID-19»

Sur ce sujet, voici la lettre envoyée à Marie-Josée Larocque représentante au ministère :

Volet Négo

Cliquez sur le vidéo-mob pour avoir toutes les informations

VIDÉO-MOB!!!!!

Voici la signature électronique que vous pouvez utiliser en temps de négo :

«Dès aujourd’hui, et ce tous les jeudis, portons fièrement le chandail de la négo. Montrons au gouvernement que nous soutenons massivement nos revendications pour de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail.Nous vous invitons à vous prendre en photo 📸📱🤳 avec le chandail de la négo, que vous soyez sur le terrain ou en télétravail, à diffuser ces photos sur vos plateformes avec le mot-clic #négo2020 et à les ajouter en commentaire sous cette publication. 👇 Solidarité! ✊✊✊»

Volet Covid

Résolution adoptée au regroupement Cégep des 8 et 9 octobre 2020

9. Enseignement en mode COVID-19

9.1. État de la situation et actions entreprisesQue le regroupement cégep exige que le MEES reconnaisse la surtâche engendrée par la crise actuelle, laquelle se traduit notamment par l’adaptation des cours nécessaire à l’enseignement à distance et hybride ainsi que par les besoins extraordinaires desétudiant.es en termes d’encadrement.

Que le regroupement cégep exige que le MEES alloue, à temps pour la confection des tâches de la session d’hiver 2021, des ressources enseignantes supplémentaires dans l’annexe E102 et dans les budgets de la formation continue, et que ces ressources soientdestinées à alléger la tâche des professeur.es et des chargé.es de cours de façon à équivaloir à une libération de 20 % pour toutes et tous.

Qu’est-ce qui nous a mené à faire une telle résolution? Entre autre, le sondage qui témoigne qu’un nombre important de professeurEs sont en détresse psychologique.

Pour accéder à la présentation «power point» des faits saillants de ce sondage :

Voici un communiqué de la FNEEQ-CSN

Enseignement au collégial en temps de COVID : « On fonce tout droit dans un mur! »« Si rien n’est fait pour améliorer les conditions dans lesquelles travaillent les profs de cégep durant la pandémie de COVID-19, on fonce tout droit dans un mur! » C’est ainsi que réagit Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), aux résultats d’un sondage mené à l’initiative de plusieurs syndicats affiliés à cette dernière auprès de plus de 2 400 enseignantes et enseignants (https://tinyurl.com/yxdgu6kj). Il s’agit d’un échantillon d’une taille impressionnante puisqu’il constitue environ 16 % de l’effectif total que la Fédération représente dans les collèges publics. Cela traduit la préoccupation majeure de ce dernier pour un ajout de ressources à l’enseignement de toute urgence.Ce sondage révèle que la tâche du personnel enseignant du réseau collégial s’est considérablement alourdie. Par exemple, un pourcentage important des répondant-es estiment que la préparation des cours (93 %), l’encadrement des étudiantes et des étudiants (83 %), la préparation des stages (74 %) et la correction (69 %) leur prennent plus de temps, passant dans certains cas du simple au double. Le questionnaire révèle aussi qu’en conséquence, une forte majorité d’enseignantes et d’enseignants se disent notamment incapables de réaliser à leur entière satisfaction les activités particulières d’encadrement (80 %), l’adaptation des cours en fonction des groupes (76 %) et l’encadrement au quotidien des étudiantes et des étudiants (73 %). La crise actuelle crée sans équivoque une véritable « surtâche »; le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) doit impérativement le reconnaître et agir concrètement pour que cela se traduise dans la réalité du corps professoral. Plus alarmant encore, d’après les réponses à une question destinée à évaluer la santé psychologique, 22 % des personnes ayant participé à l’enquête se sont classées à un niveau élevé de détresse dans une échelle appelée Kessler-6 ou K6 (https://tinyurl.com/y5bsqh6b). « Le Ministère doit injecter des ressources dans l’enseignement le plus tôt possible, particulièrement pour réduire la taille des groupes; autrement, des gens y laisseront leur santé. Les profs s’impatientent. Peut-on leur envoyer un signal clair qu’on leur permettra de mieux respirer la session prochaine? », demande Yves de Repentigny. « Le gouvernement doit investir des sommes substantielles pour faire une réelle différence dans le travail de celles et de ceux qui se dévouent afin d’assurer la persévérance et la réussite de toutes les populations étudiantes en dépit de la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons », conclut-il.

LETTRE OUVERTE (À SIGNER SI VOUS ÊTES D’ACCORD!)

Il est temps de reconnaître le travail des professeur.es au collégial 

Texte collectif

Monsieur François Legault, premier ministre du Québec 

Madame Danielle MCann, ministre de l’Enseignement supérieur 

Le 16 mars dernier, les professeur.es du collégial ont dû cesser leurs prestations en classe pour faire face à la pandémie. Un arrêt de deux semaines pour réorganiser leur matière afin de la traduire autrement ; en ligne pour la plupart des cours. Nous avons fini la session comme nous avons pu, en ayant, par ailleurs, le sentiment du devoir accompli. Nous sommes des profs, et malgré ce contexte inédit, nous le serons au meilleur de nos capacités afin d’accompagner la génération montante dans cette crise sans précédent. Vous n’êtes pas sans savoir que le téléenseignement pose un débat sérieux au sein de nos rangs. Mieux l’encadrer dans des circonstances ordinaires fait d’ailleurs partie de nos revendications dans la présente négociation pour le renouvellement de notre convention collective. 

La session d’automne a débuté, pour la plupart des collèges, en mode hybride, c’est-à-dire que certains cours sont dispensés en classe (laboratoires, cours avec équipements spécialisés, cours de première session au collégial[1], etc. alors que d’autres sont donnés en ligne, encore. Un plan de leçon, un cours à distance dans une plage horaire circonscrite, des activités d’apprentissage, des lectures à faire en devoir, des travaux, des discussions, des échanges, des encouragements : la relation pédagogique et la confiance mutuelle demandent du temps. L’enseignement en mode non présentiel nous prive de nos repères. Si l’urgence de l’hiver nous a forcés à tourner certains coins ronds, nous devons maintenant rattraper ce qui a été pelleté en avant. Pédagogiquement, nous sommes plutôt en apprentissage, en essais et erreurs et à tâtonnements, si bien que bon nombre de collègues ont le sentiment, en cette mi-session, d’être aussi épuisé.es que lors d’une fin de session.  

La COVID éprouve ses travailleuses et travailleurs. Des syndicats de cégep ont tenté de chiffrer cette fatigue en réalisant un sondage. En effet, effectué entre le 21 septembre et le 12 octobre dernier, ce sondage, auquel ont répondu plus de 2400 professeur.es. du collégial sur une base volontaire, révèle des chiffres des plus inquiétants. 

Ainsi, on y apprend sans surprise que certaines parties de la tâche enseignante demandent un supplément de temps important comparativement à nos conditions de travail normales, souvent du simple au double, voire au triple. Il s’agit prioritairement de l’adaptation des cours (d’un mode en présence à un mode à distance et selon les consignes de la santé publique en constante évolution), de la préparation des cours, de l’encadrement des étudiant.es (réponse aux nombreux courriels, temps pour réexpliquer la matière enseignée à distance, aide à l’organisation des étudiant.es…), de l’évaluation des connaissances et des compétences (en tentant de transmettre la valeur de l’intégrité aux étudiant.es. et, parallèlement, en multipliant les évaluations pour contrer la tricherie et le plagiat), de la correction en ligne qui peut prendre de 2 à 10[2] fois plus de temps selon les disciplines, et de la gestion des stages (trouver de nouveaux lieux de stage en temps de COVID, accompagner les étudiant.es, etc.) 

Même en s’investissant corps et âme, en se perfectionnant «sur le tas» pour livrer un savoir dans ce contexte, bon nombre de professeur.es témoignent d’une insatisfaction envers leur propre prestation de travail. Cette insatisfaction est une des variables explicatives de près de 1 professeur sur deux qui a répondu au sondage et qui présente un niveau modéré à élevé de détresse dans l’échelle Kessler-6, échelle pour mesurer la détresse psychologique. (22% des répondants témoignent d’un niveau élevé de détresse psychologique.) 

Ce que nous demandons n’est pas une indemnisation financière. Nous demandons simplement du temps. Le temps de préparer convenablement nos cours, d’encadrer adéquatement nos étudiants, de les accompagner, le temps d’évaluer équitablement les travaux et les examens… le temps de souffler.

Ainsi, nous demandons l’équivalent d’une réduction de 20% de notre charge de travail pour l’hiver 2021 afin de compenser une partie de la surtâche occasionnée par la pandémie et l’enseignement en mode hybride. Cette réduction pourrait se traduire par une réduction de la taille des groupes, par plus de ressources pour coordonner les départements et les programmes ou encore par une augmentation du nombre de professeur.es, ceci pour mieux encadrer, mieux outiller, mieux accompagner nos étudiant.es et pour donner de l’air à l’ensemble des profs de cégep qui, depuis le début de la pandémie, soutiennent à bout de bras, de leur mieux, la génération montante d’étudiant.es présentement aux études collégiales.

Nous croyons que nos étudiant.es ont droit à un enseignement de qualité. Si les circonstances sanitaires commandent un enseignement hybride ou en ligne, nous avons le devoir de leur offrir des cours adaptés à cette réalité et un encadrement individuel adéquat et suffisant.  

Les conditions de travail des professeur.es déterminent en grande partie les conditions d’études des étudiant.es. Si le gouvernement est sérieux lorsqu’il affirme que l’éducation est sa priorité, il est temps qu’il passe de la parole aux actes.


[1] Cette préoccupation, si importante soit-elle, n’a pas pu se concrétiser dans tous les établissements.

[2] Commentaire d’un professeur en informatique.

POUR SIGNER, AJOUTEZ VOTRE NOM EN CLIQUANT SUR LE LIEN SUIVANT :

IL EST TEMPS DE RECONNAÎTRE LE TRAVAIL DES PROFESSEUR.ES AU COLLÉGIAL

Entendu à l’ACCDP…

Un appel de la professeure de soins Isabelle Laporte

«Besoin urgent de comédiens adultes pour faire des simulations pour les étudiantEs en soins infirmiers»

Pour plus d’informations : Isabelle.Laporte@clg.qc.ca

Hélène Jacques, professeure de littérature au collège

Par Chritian Saint-Pierre, le Devoir, 16 octobre 2020

« Dégager les lignes de force et les orientations esthétiques des compagnies et des artistes, en mettant en relief les démarches qui se démarquent par leur singularité et leur pertinence au sein du champ théâtral québécois. » Voilà l’objectif qui a conduit à la publication cet automne d’un ouvrage ambitieux, Le théâtre contemporain au Québec 1945-2015, véritable somme dirigée par Gilbert David, professeur associé au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Élaboré en collaboration avec Hervé Guay, Hélène Jacques et Yves Jubinville, ayant nécessité des années de travail et bénéficié des lumières d’une vingtaine de spécialistes, le livre de 640 pages voit ironiquement le jour au moment où l’activité théâtrale est pour ainsi dire suspendue.

Sur la crise que nous traversons,Hélène Jacques, professeure au Département de français du collège Lionel-Groulx, pose un regard historique : « La période actuelle peut apparaître comme une variation sur un thème bien connu dans l’histoire du théâtre québécois. Dans les années suivant la Grande Guerre, par exemple, alors que les compagnies étrangères interrompaient leurs tournées, s’est imposée une nouvelle générationde troupes professionnelles qui, bien qu’éphémères, donnèrent une impulsion à une activité nationale régulière. Aujourd’hui, les risques de déstructuration du milieu sont importants, mais avec le soutien de l’État, la majorité des organismes vont sans doute pouvoir survivre. »

Pour lire l’article :

Regards rétrospectifs sur le théâtre d’ici

Enseigner dans le champ miné de l’arbitraire

Par Murielle Chapuis et Mathieu Gauthier (texte paru dans Le Devoir, 20 octobre 2020 et signé par 600 professeur.es)

En condamnant publiquement et de façon unilatérale l’utilisation en classe du mot « nègre » par une enseignante de la Faculté des arts de l’Université d’Ottawa, et en suspendant celle-ci, non seulement le doyen Kevin Kee s’est attaqué à la liberté d’enseignement des professeurs des études supérieures sur son campus, mais il a aussi abusé d’un pouvoir de coercition qui va dans le sens contraire du savoir et de la diffusion des connaissances.

Pour lire l’article : Enseigner dans le champ miné de l’arbitraire

Ceux et celles que nous n’avions pas vu lors du dernier DVV.

À venir…

Ag ce mercredi à partir de midi!

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