DE VIVE VOIX 8.03

Après le premier gel et après 3 cégeps fermés pour cas de covid.

Une négo et une mobilisation à relancer!

Par Denis Paquin

On nous annonçait avant l’été qu’une entente était imminente d’un jour à l’autre. La négociation devait se conclure avant la mise à jour économique où l’état pitoyable des finances publiques du Québec serait révélé. Le 19 juin on apprenait un déficit historique de 14,9 milliards de dollars… Il n’y a finalement pas eu d’entente et depuis la situation semble figée. Retour à une négo « normale »! Je vous propose par ce texte un bref retour sur les événements. Le plus important sera évidemment la suite. Préparez-vous à vous mobiliser!

Denis Paquin

Une contre-proposition de la CSN à la table centrale pour relancer les discussions

Le gouvernement, dans son offre de décembre 2019, propose de renouveler nos conventions collectives pour une durée de 5 ans, avec des hausses salariales de 7% (plus un montant forfaitaire). Une offre que nous avons, bien entendu, jugée inacceptable après plusieurs années d’érosion de notre pouvoir d’achat.

Puis, il y a eu la covid-19 en mars… et la reprise des discussions en mai. Un règlement était alors imminent! Or, il n’y a eu aucune nouvelle proposition gouvernementale écrite ou avancée significative, notamment, sur la question salariale. Nos porte-paroles ont ainsi ressenti un certain « essoufflement » à la table centrale avant la pause de l’été, en juillet. Le remaniement ministériel de juin s’est aussi traduit par un changement à la présidence du Conseil du Trésor avec l’arrivée de Sonia LeBel avec qui les négociations se poursuivent.

Dans ce contexte, la CSN estimait nécessaire de relancer les discussions en déposant une contre-proposition formelle au Conseil du Trésor le 28 août dernier. Celle-ci respecte les grandes orientations adoptées par les fédérations, dont la FNEEQ : amélioration des salaires, mais aussi des conditions de travail, attention particulière aux bas salariés et protection du pouvoir d’achat pour tous.

Nous demandons ainsi le renouvellement des conventions collectives pour une durée de trois ans avec une hausse salariale de 2$ par heure pour la première année et de 0,75$ par heure ou 2,2% (selon la formule la plus avantageuse) pour chacune des deux autres années. Concrètement, dans le cas d’un enseignant à l’échelon 17, cela représenterait une hausse salariale de près de 9% sur trois ans. Il est aussi demandé de maintenir la cohérence entre notre échelle salariale et celle des enseignants du primaire et du secondaire (s’ils réalisent des gains, nous allons donc en bénéficier!). L’enjeu de la rémunération des enseignants à la formation continue est aussi traité à la table centrale.

À ce jour, nous attendons la réaction du Conseil du Trésor… L’écart entre la proposition gouvernementale et la contre-proposition de la CSN demeure toutefois important!

Un manque cruel de ressources à la table sectorielle

Dans l’urgence, nous avons priorisé nos demandes à la table sectorielle au cours de la dernière session. Nous devions accorder un mandat à nos représentants afin qu’ils puissent négocier l’amélioration de nos conditions de travail avant qu’une entente (imminente!) ne survienne à la table centrale… Ce fut un exercice difficile, alors que nous avons renoncé (pour cette négo!) à plusieurs demandes importantes afin de nous inscrire dans le cadre d’une négociation accélérée.

Dans ce contexte, il y a eu plusieurs rencontres à la table sectorielle entre mai et juillet, la partie patronale ayant aussi priorisé ses demandes. Selon nos représentants, les échanges étaient « cordiaux », mais il n’a pas été possible de parvenir à une entente, notamment, en raison d’un manque cruel de nouvelles ressources.

Pour Québec, ces négociations doivent s’effectuer quasiment à coût nul… avec une injection d’à peine 4,6 millions pour améliorer nos conditions de travail… pour les 45 syndicats représentés par la FNEEQ… Pour mettre ce montant en perspective, même priorisées, la FNEEQ estime le coût de nos demandes à 50 millions, dont un peu plus de 30 uniquement pour la formation continue. C’est dans ce contexte que nous avons demandé une médiation le 8 juillet.  

Petit rappel. Lorsque les négociations sont dans une impasse, il est possible de demander une médiation. Le gouvernement nomme alors un médiateur qui doit amener, si possible, les parties à s’entendre dans les 60 jours suivants. Au terme de cette période, le médiateur dépose un rapport. Il devient alors possible d’exercer légalement notre droit de grève 20 jours plus tard (il faut aussi considérer un préavis de grève de 7 jours). Nous serons ainsi en mesure d’exercer légalement notre droit de grève au début du mois d’octobre. Il faut toutefois souligner que les autres fédérations n’ont pas encore demandé une médiation. Aussi, une action concertée entre les fédérations de la CSN n’est pas envisageable avant janvier ou février…

Le manque de ressources explique largement l’incapacité à parvenir à un accord à la table sectorielle, alors que nos conditions de travail se dégradent depuis quelques années. L’impasse pourrait en grande partie se dénouer à la table centrale, avec une entente permettant de corriger l’injustice que subissent les chargés de cours.

On voudrait l’oublier dans le contexte actuel, mais nous sommes au cœur d’une négo! Une négo qui doit être relancée et qui s’annonce plus longue que ce qui nous était annoncé en mai. Nous serons ainsi appelés à nous mobiliser prochainement. Préparez vos pancartes!

LA CHRONIQUE DE ÉCOLE ET SOCIÉTÉ

Malgré la reconnaissance par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) des besoins accrus en enseignement en temps de pandémie, beaucoup de problèmes persistent dans le cadre de cette rentrée «exceptionnelle». De nombreuses adaptations aux mesures sanitaires ont servi de prétexte pour imposer de nouvelles conditions d’enseignement. Un immense travail d’intervention et de lutte sera nécessaire cet automne, tant sur le plan national que sur le plan local, pour préserver la qualité de l’enseignement et de dignes conditions de travail.

Pour lire la suite de cette chronique :

Infolettre FNEEQ : 22 septembre 2020

Pour accéder à cette infolettre :

https://mailchi.mp/16eb6f54e58e/infolettre-22-septembre-2020?e=90bacbe978

Mise en garde…

Nous avons eu vent que certains collègues auraient la tentation de louer des locaux à l’extérieur du collège pour enseigner en présentiel. Nous ne vous dirons pas suffisamment que cette initiative pourrait vous valoir une lettre au dossier. En effet, comment vous assurer que vous respectez les normes de santé publique et les recommandations de la CNESST? En temps de covid, de grâce, prenons soin de nous.

VOLET ENVIRONNEMENT

Deux professeurs du collège sont présentement engagés dans la protection d’un milieu naturel sous pression. Philippe Daigle, du département de biologie, a lancé le groupe Rosemère Vert qui milite pour la préservation et la restauration écologique de l’ancien site du golf de Rosemère. Le groupe a obtenu l’appui de plus de 3500 citoyens. Voici un lien vers un article tiré de la couverture médiatique récente obtenu par Rosemère Vert ainsi qu’un lien vers la pétition en ligne :

https://www.change.org/p/résidentes-et-résidents-de-rosemère-pour-la-protection-et-la-restauration-écologique-du-site-de-l-ancien-golf-de-rosemère?redirect=false

Daniel Desroches, du département de philosophie, a fondé en juillet les Amis du Boisé Neilson à Québec. Le mouvement citoyen milite pour la conservation intégrale d’un écosystème forestier exceptionnel de 24 hectares qui fait l’objet d’une planification résidentielle à la Pointe-de-Ste-Foy. Les Amis du Boisé Neilson ont obtenu une première couverture médiatique la semaine dernière, lancé une pétition en ligne et diffusé une capsule vidéo qui a attiré l’attention de leurs élues municipales. En cumulant les pétitions papier et en ligne, le groupe compte sur l’appui de plus 2700 signataires.

https://www.lesoleil.com/actualite/la-capitale/un-developpement-residentiel-menace-lavenir-du-boise-neilson-photos-ebaca496f7ecf00b1347474f1d0a82f8

http://chng.it/JLH2n2rhSbOn se souviendra, en terminant, que Philippe Daigle et Daniel Desroches ont étroitement collaboré au Projet Béluga qui fait aujourd’hui la fierté du collège. Les membres du personnel qui souhaitent appuyer leurs collègues dans leur lutte citoyenne peuvent signer les pétitions en ligne sur le site de Change.org ou se tenir informé via leur page sur Facebook.

Philippe Daigle, professeur de Biologie

Par Christian Asselin, Nord Info

«Le débat entourant l’avenir de l’ancien club de golf de Rosemère s’est poursuivi, lundi soir, devant l’hôtel de ville. Juste avant le début de la séance du conseil municipal mensuel, entre 75 et 100 personnes s’y sont rassemblées pour protester contre la décision de la Ville de ne conserver qu’un minimum de 50% du site.

Répondant à l’appel lancé par Philippe Daigle, porte-parole de Rosemère Vert, une initiative citoyenne mise sur pied afin de préserver l’entièreté (100 %) du site de 60 hectares sur lequel repose l’ancien golf de Rosemère, les citoyens se sont faits entendre, pancartes à la main.

«Je trouve déplorable que le maire minimise la mobilisation citoyenne entreprise par des centaines de résidents depuis quelques mois et qu’il ne soit pas sorti nous voir ce soir lors de notre rassemblement», a indiqué Robert Vallerand, résident de Rosemère depuis 45 ans, avant d’ajouter être là «pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants».

Rosemère Vert a de nouveau présenté au conseil de ville la pétition signée par 3285 personnes, «dont plus de 523 citoyens de Rosemère, 1085 résidents de la MRC Thérèse-De Blainville et près de 2000 personnes de la région de Montréal», de préciser les organisateurs. Ces derniers ont en outre déploré que le maire Éric Westram minimise l’importance de ces signataires.

Rosemère Vert dénonce également la validité des résultats des consultations publiques réalisées par la Ville de Rosemère auprès de 1700 personnes. Celles-ci, affirme la Ville, ont révélé que plus de 75% d’entre elles étaient en accord avec la préservation d’un minimum de 50 % du site. Rosemère Vert plaide plutôt que le dossier du golf n’était que l’un des points discutés lors de ces consultations parmi plusieurs autres.

Rosemère Vert compte poursuivre ses activités. Une campagne de sensibilisation publique sera d’ailleurs lancée au cours des prochaines semaines.»

À venir :

Demain, le 23 septembre à 12h30 : Assemblée générale via zoom

24 septembre : journée de formation à la mobilisation à distance

1er octobre : Commission des études

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