
par Marie-Pascale Tardif, enseignante de littérature et responsable de l’information et des communications du SEECLG, sous son jour le plus naturel!
Saviez-vous que cette semaine, le 9 avril, avait lieu la Journée mondiale de la licorne? Eh oui, quel hasard! Cette journée, décrétée en 2015 lors de la création de l’émoji de licorne (🦄), événement marquant s’il en est un, nous permet d’apporter deux doses d’espoir et une dose de cynisme à notre DVV sur la santé mentale! Hum… c’est peut-être plutôt une dose d’espoir et deux doses de cynisme ; les proportions varient selon les dossiers… Ajoutez-y toutefois une bonne dose de solidarité, et on devrait obtenir quelque chose d’intéressant!

Création : Une personne enseignante chevronnée et anonyme (!)
1. Les dossiers de l’heure
Où en sont les travaux de l’exécutif depuis janvier dernier? En début de session s’est tenue notre traditionnelle rencontre avec la direction : étaient présents Philippe Nasr, le directeur général, Marie-Ève Dupuis-Roussil, la directrice des études, et Marie-Josée Garneau, la directrice des relations avec la communauté. À tour de rôle, la direction et l’exécutif ont alterné la présentation des points à leur ordre du jour et les sujets que nous souhaitions discuter mutuellement. Lors de la journée d’accueil, la semaine précédente, M. Nasr nous avait offert un discours de la rentrée qui se basait sur les cinq grandes valeurs institutionnelles; comme il était fier de les souligner! Avec une dose d’ironie, nous nous en sommes donc inspiré en associant chacun de nos points à l’une des valeurs institutionnelles. Perspicaces, les membres de la direction s’en sont rapidement rendu compte (!). Ainsi, quelques éclats de rire ont permis d’alléger un peu nos échanges sur différents dossiers, dont voici un aperçu :
- les enjeux de la rentrée d’hiver (point de la direction);
- la RIGUEUR pour favoriser le rapprochement entre la Formation continue et le régulier, pour poursuivre les travaux du Comité des relations du travail (CRT) et du Comité technique de la tâche (CTT), et pour planifier la prochaine allocation des ressources;
- les impacts des coupures gouvernementales (point de la direction);
- la BIENVEILLANCE pour mieux accompagner les membres du personnel enseignant en invalidité et pour la révision du formulaire médical à remplir;
- la gestion des invalidités et le comité institutionnel sur l’intelligence artificielle (point de la direction);
- l’ENGAGEMENT pour revoir le processus d’insertion professionnelle et l’intégration des enseignants, pour améliorer le processus d’évaluation administrative, pour collaborer avec les départements et pour vivre avec l’alourdissement de la tâche en lien avec le recrutement enseignant massif;
- la réorganisation de la gestion et le nouvel organigramme (point de la direction);
- la COLLABORATION pour les dossiers en santé et sécurité au travail : sécurité dans le stationnement, inspections et travaux en cours avec les ressources matérielles, santé et sécurité des stagiaires, plan de mesures d’urgence;
- l’ouverture du nouveau pavillon Louise-Harel (point de la direction);
- la CRÉATIVITÉ pour les travaux de révision des procédures en annexe à la PIEA (révision de notes et plagiat/tricherie), pour le respect de l’autonomie des départements et de celle du personnel enseignant;
- et l’HUMANISME… parce qu’on y tient même si ce n’est pas une valeur institutionnelle, pour avoir une vision commune par rapport à l’intelligence artificielle et à l’enseignement à distance, notamment.
Oui, il y a du pain sur la planche! Où en sommes-nous actuellement? En voici un aperçu en vrac. Nous avons obtenu des gains pour l’alternance travail-études : en effet, les supervisions en milieu de travail seront bonifiées, la recherche de stages sera rémunérée et les personnes « points de contact » également; le dossier est en cours! Aussi, la date de référence sera modifiée pour le calcul de la CI dans les cas de suppléance pour un cours intensif : même si la durée de la suppléance est inférieure à 10 jours, la rémunération sera calculée en CI si la suppléance représente 20% ou plus du cours. De plus, concernant la reconnaissance des acquis et des compétences, un projet d’entente a été déposé et nous sommes en attente d’un retour patronal; idem pour notre proposition d’arrangement local pour l’OGS. À ce sujet, nous avons mis à jour l’outil d’application de l’OGS (fichier partagé entre le Syndicat, les Relations humaines et les coordinations départementales) pendant que des travaux sont en cours pour la création d’un nouveau guide d’application destiné aux coordinations départementales. En outre, nous avons actualisé le formulaire d’invalidité du Collège en limitant l’information personnelle demandée. Le formulaire de consentement a d’ailleurs été produit avec de nombreuses précisions qui balisent les demandes. Enfin, du côté de la santé et sécurité au travail, mentionnons que de nouvelles trousses de premiers soins ont été déployées dans les corridors.

2. Informations : proches aidants et PVRTT

par Virginie Gagnon-Carignan, enseignante de littérature, membre du CRT et secrétaire générale du SEECLG
Vos représentants au Comité des relations du travail (CRT) ont obtenu un gain intéressant qui pourrait contribuer à soulager les enseignantes et les enseignants qui accompagnent un parent dans ses tâches quotidiennes. Dès ce printemps, vous pouvez indiquer vos besoins à titre de proche aidant dans le formulaire de demande de contraintes personnelles. Il vous y est demandé d’indiquer vos contraintes horaires et, dans la mesure du possible, l’organisation pédagogique tentera de les respecter. Si vous n’avez pas rempli ce formulaire (ou que vous l’avez déjà envoyé) et que vous auriez eu des contraintes à faire valoir, nous vous invitons à communiquer avec l’organisation pédagogique pour voir s’il est encore possible de vous accorder cet accommodement familial.
***
Dans un autre ordre d’idées, nous souhaitons vous rappeler que nous avons jusqu’au 1er mai prochain pour envoyer au Collège une demande de PVRTT pour la session d’automne 2025 (article 5-14.00 de notre convention collective). Qu’est-ce que le Plan volontaire de réduction du temps de travail? Frédéric Morier, enseignant de science politique et responsable aux dossiers syndicaux du SEECLG, vous a préparé une capsule informative pour expliquer ce dont il s’agit en 2:40 min (bravo, Fred!) :

3. La santé mentale au travail : (en) tête à tête

par Pierre-Antoine Beauregard, enseignant de géographie, représentant aux dossiers syndicaux et représentant SST du SEECLG
Commençons par un peu d’histoire…
C’est en 1979, au Québec, que la Loi sur la santé et sécurité du travail (LSST) est adoptée afin de favoriser la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. À la même époque, la création de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) est mise sur pied pour répondre aux différents mandats découlant de la LSST. Depuis 2016, la CSST est devenue la Commission des normes, de l’équité salariale, de la santé et la sécurité du travail (CNESST). Enfin, la Loi modernisant le régime de santé et sécurité du travail (LMRSST) a été sanctionnée le 6 octobre 2021, ce qui a pour effet de modifier plusieurs lois, dont la LSST.
Poursuivons avec quelques précisions d’importance…
Même si dans la LSST, il était établi que le terme « santé » incluait également la santé psychologique, la LMRSST vient intégrer des éléments qui font référence explicitement à la santé psychologique au travail. En effet, la LSST a été modifiée afin notamment d’intégrer une dimension psychique. En voici deux exemples, tirés de la LMRSST à l’article 51 :
- obliger l’employeur à prendre les mesures nécessaires pour assurer la protection d’un travailleur exposé sur les lieux de travail à une situation de violence physique ou psychologique, incluant la violence conjugale, familiale ou à caractère sexuel;
- assurer la protection de l’intégrité psychique du travailleur.
Ainsi, il faut se préoccuper des risques psychosociaux (RPS) liés au travail puisqu’ils sont des risques à la santé qui sont générés par le travail. Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) [1], les RPS se définissent comme étant des facteurs qui sont liés à l’organisation du travail, aux pratiques de gestion, aux conditions d’emploi et aux relations sociales, et qui augmentent la probabilité d’engendrer des effets néfastes sur la santé physique (troubles musculosquelettiques, maladie cardiovasculaire) et psychologique (détresse, dépression, trouble anxieux) des personnes exposées. Évidemment, ils augmentent aussi le risque d’accident de travail!
Les principaux facteurs[2] de RPS sont connus et peuvent agir seuls ou plus souvent en combinaison afin d’influer sur la santé des travailleuses et des travailleurs. Les voici :
- La charge de travail : quantité de travail à accomplir, exigences intellectuelles requises et contraintes de temps à respecter dans la réalisation du travail.
- L’autonomie décisionnelle : possibilité d’exercer un certain contrôle sur le travail à réaliser et possibilité d’utiliser ou de développer ses habiletés.
- La reconnaissance au travail : façons de reconnaitre de manière juste les efforts et les réalisations, qu’il s’agisse de rémunération, d’estime, de respect, d’équité, de sécurité d’emploi, ou encore de perspectives de promotion.
- Le soutien social du gestionnaire et des collègues : toute interaction sociale de soutien présente dans le milieu de travail auprès des collègues et du gestionnaire.
- Le harcèlement psychologique : « conduite vexatoire se manifestant soit par des comportements, des paroles, des actes ou des gestes répétés, qui sont hostiles ou non désirés, laquelle porte atteinte à la dignité ou à l’intégrité psychologique ou physique du salarié ou de la salariée et qui entraîne, pour celui-ci ou celle-ci, un milieu de travail néfaste ».[3]
- L’information et la communication : diffusion de l’information, sur une base régulière, afin d’avoir une information juste et de connaître d’avance l’évolution des changements susceptibles de modifier le travail et de s’y préparer, de manière à en minimiser les impacts.
Terminons avec quelques pistes d’actions…
L’employeur a l’obligation d’offrir un milieu de travail sain à ses travailleuses et travailleurs. Ceci exige d’œuvrer en prévention afin de réduire à la source tous les types risques, dont les RPS. Quelques pistes d’actions peuvent lui être proposées : normaliser les discussions sur la santé mentale; consulter le personnel lors de la prise de décisions; encourager l’accès aux ressources en santé mentale; valoriser une culture de respect et d’inclusion, diffuser des politiques à jour sur le harcèlement et la violence… Les gestes possibles ne manquent pas et vos membres élus du Comité santé et sécurité au travail/bien-être continueront à œuvrer afin d’améliorer notre milieu de travail.
Vous pouvez me contacter (pantoine.beauregard@gmail.com) afin de me faire part de tout problème lié à la santé et sécurité au collège. Je me ferai un plaisir d’aller vous rencontrer!
[1] INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC (INSPQ), Risques psychosociaux du travail, 13 octobre 2025, https://www.inspq.qc.ca/risques-psychosociaux-du-travail-et-promotion-de-la-sante-des-travailleurs/risques-psychosociaux-du-travail
[2] COMMISSION DES NORMES, DE L’ÉQUITÉ, DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL (CNESST), Les risques psychosociaux liés au travail, 2022, 41 pages, https://www.cnesst.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/C2-Risques-psychosociaux-lies-au-travail-LL-Lepore.pdf
[3] GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, Loi sur les normes du travail (article 81.18), 8 juin 2023, https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/document/lc/n-1.1/20230608#se:81_18

4. Vie syndicale : 5@7 du département de TÉE
par Marie-Pascale Tardif, enseignante de littérature et responsable de l’information et des communications du SEECLG
Après un report forcé par des conditions météorologiques difficiles, le 5@7 du département de Techniques d’éducation à l’enfance, organisé conjointement avec le Comité social du SEECLG, a enfin pu avoir lieu le 3 avril dernier. Quelle soirée agréable! Les convives ont été accueillis de manière chaleureuse et fort sympathique par l’équipe de ce département. On nous a offert l’apéro, ainsi qu’un bon repas préparé par le traiteur Mathilda café Montmartre de Saint-Jérôme, mais surtout, c’était l’occasion de rencontrer des collègues de différentes disciplines, d’échanger ensemble et de passer un très beau moment. Nos collègues en TÉE ont présenté et fait visiter le joyau de leur programme : une matériathèque bien garnie de jouets et de livres pour enfants à l’usage de leur communauté étudiante, et ils avaient préparé un petit jeu lors duquel il fallait identifier, parmi des photos mystères de bébés… les membres de l’exécutif! Conclusion? Il semblerait que Marilyn et Denis se ressemblent![1] Merci à tous les collègues qui se sont impliqués dans l’organisation de l’événement! Voici quelques photos souvenirs; sur la première, on voit Sandrine Beauchamp, enseignante en TÉE, et Roxanne de Tonnancourt, TTP en TÉE.
[1] Nul ne sait si ce constat s’explique par l’âge des membres de l’exécutif, euh plutôt par l’âge de leurs photos, les rendant difficiles à identifier, par la difficulté collective des collègues avec la reconnaissance faciale des bébés, ou par les effets de certains breuvages offerts lors du 5@7. On vous laisse deviner!








5. Compte rendu du CRT du 18 mars

par Nathalie Alexandre, enseignante d’anglais et membre du CRT
La 586e réunion du Comité des relations du travail du personnel enseignant a été l’occasion d’aborder plusieurs dossiers clés nous touchant directement. Voici les grandes lignes des discussions.
Contraintes pour proches aidants : bonne nouvelle !
L’administration est à l’écoute du personnel enseignant et s’engage à évaluer au cas par cas les demandes de conciliation travail et soutien à des proches. Les personnes concernées pourront faire valoir leur situation dès la session prochaine en remplissant le formulaire de Contraintes personnelles (A2025).
Réaménagement des bureaux : un lieu en soi
Une enveloppe budgétaire a été octroyée et une firme spécialisée concevra des maquettes professionnelles pour transformer les espaces de travail du personnel enseignant en milieux plus ouverts et collaboratifs. Le SEECLG a souligné l’importance de préserver certains principes essentiels : l’implication active des profs à chaque étape, une participation volontaire des départements ciblés et la garantie pour chacun d’avoir un bureau personnel.
Surcharge de travail à l’hiver 2025 : place au choix
Cette session, 68 enseignants présentent un dépassement de CI supérieur à 85. Plutôt que de présumer leur consentement, un courriel leur a été envoyé pour valider leur acceptation. Ceux qui acceptent recevront une compensation, tandis que ceux qui refusent verront leur charge ajustée. Le SEECLG a souligné l’importance d’agir en amont, notamment lors de l’ouverture des groupes, afin que le personnel enseignant puisse contribuer pleinement à la réussite de ses étudiants tout en respectant ses propres limites et droits.
Cours du soir : une base volontaire avant tout
L’administration ne souhaite avoir des cours en soirée qu’en dernier recours. Toutefois, si certains doivent être maintenus, ils se tiendront les mardis et mercredis et seront attribués uniquement sur une base volontaire.
Horaires à la formation continue : plus de flexibilité demandée
Le SEECLG demande qu’une plus grande souplesse soit démontrée dans l’élaboration des horaires à la Formation continue, que les plages horaires soient clairement indiquées lors de l’affichage et que les départements souches soient consultés. Cette approche vise à mieux prendre en compte la réalité et les contraintes du personnel qui enseigne dans plus d’un collège.
Conditions météo et fermeture du collège : des ajustements à prévoir
La fermeture du collège d’une demi-journée en raison de la tempête du 16 février a soulevé plusieurs enjeux. Afin d’assurer une cohérence et une équité dans la gestion de ces situations, le SEECLG a porté la proposition adoptée en AG qui demande que les cours soient suspendus la journée entière lors de conditions météorologiques exceptionnelles et que les enseignants ayant pris un congé de maladie en après-midi faute de ne pouvoir se rendre au collège voient leur demi-journée remise dans leur banque.
Création d’un comité sur l’IA : une réalité incontournable
L’administration prévoit la mise en place d’un comité qui se penchera sur les enjeux liés à l’intelligence artificielle. Idéalement, le comité serait composé de trois membres, soit un représentant les programmes pré-universitaires, un représentant les programmes techniques, et un représentant la formation générale.[1]
Prochaines étapes : Plusieurs dossiers évoluent et des suivis seront effectués. Restez à l’affût des communications du Comité pour les prochaines avancées !
[1] Depuis, la direction a finalement décidé que sur ce comité siègeraient trois profs : un membre de l’exécutif syndical et deux autres qui seront élus à l’AG syndicale du 23 avril prochain.


Création : PECA l’unique!
6. Compte rendu de la Commission des études (CÉ) du 3 avril 2025

par Joan-Sébastien Morales, enseignant de techniques de l’informatique et trésorier du SEECLG
Réussite CLG
Le menu de la Commission des études du 3 avril 2025 apparaissait assez léger de prime abord, mais il n’en fut rien. La rencontre a commencé par la présentation d’une éolienne hors de commun conçue par Ziad Aboelsoud, Rosalie Sénéchal et Thalie Lépine dans le cadre du concours Déplace de l’air à la Polytechnique[1]. Accompagnée par leur professeur de physique Benoit Gosselin, la dynamique équipe a raflé la première position loin devant ses concurrents et a gagné une bourse de 1000$ chacun! Félicitations! Ensuite, Philippe-Bélanger Roy (biologie) et Geneviève Labrosse (TÉE) nous ont présenté leurs pertinentes réflexions dans le cadre de leur projet pédagogique respectif mené l’automne dernier.
Bilan d’implantation – DEC Musique préuniversitaire
Afin d’augmenter le taux d’inscription, une nouvelle version du programme Musique préuniversitaire (501.A0) a été implantée à l’automne 2021. Le programme offre maintenant trois profils : classique, jazz et numérique. Plusieurs travaux ont aussi été effectués afin d’attirer plus de personnes étudiantes dans le programme. Ces changements ont porté leurs fruits! Certaines corrections mineures (il y en a toujours!) doivent être apportées à la cohérence du programme. Je retiens du bilan d’implantation les nombreux qualificatifs ressortis lors des sondages sur le corps enseignant (qualité, adaptabilité, disponibilité, compréhension, dynamisme, passion et rigueur) et le manque de ressources et d’infrastructures[2].
Processus d’accommodements raisonnables
Mylène Du Bois nous a présenté le formulaire de demande d’accommodement (déjà en vigueur depuis le 24 février) en vertu des 14 motifs de discrimination interdits par la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. L’accommodement n’est pas sans limites : il ne doit pas entraîner un coût excessif pour le Collège, porter atteinte aux droits d’autrui, enfreindre l’égalité entre les hommes et les femmes ni entraver le bon fonctionnement du Collège. Il a été soulevé, fort justement, que l’accommodement ne doit pas non plus compromettre la sécurité de la personne ou d’autrui et qu’il ne doit pas faire de compromissions sur l’atteinte des compétences minimales du cours. En effet, les compétences sont prescrites par le devis ministériel, ajoute-t-on. On s’inquiète aussi des dérives possibles qui pourraient porter atteinte à notre liberté académique, comme une demande pour refuser de lire une œuvre littéraire, par exemple. On nous rassure que cela n’est pas du ressort des accommodements. À ce sujet, notre DÉ (Marie-Ève) et notre DG (Philippe) travaillent à une nouvelle mouture de la déclaration sur la liberté académique et la liberté d’expression. La première version a été écrite conjointement par Michel-Louis et Philippe et a été publiée dans la Dépêche CLG du 12 novembre 2020. Peut-être serions-nous dus pour une formation collective sur l’état du droit sur le sensible sujet des accommodements?
Analyse de la réussite de l’automne 2024
Maryse Turenne et Sabrina Dumoulin nous ont présenté les statistiques encore toutes fraiches de l’automne passé. Nous avons accueilli 465 étudiants de plus qu’à l’automne 2023 (une augmentation de 8,1%). Le collège n’a jamais eu autant d’inscriptions-cours (37 087), c’est un record![3] Pendant ce temps, le taux de réussite a augmenté de 4,1%. Cependant, si l’on tient compte des abandons dans le calcul, l’indicateur de succès a diminué de 1%. Ce nouvel outil – les abandons sans échec (AE) en cours de session – a été largement utilisé par les étudiants la session dernière : 2 631 cours ont été abandonnés, ce qui a pour effet que le nombre de cours échoués a diminué de 24,4%. Quelle proportion de cours aurait été réussie s’ils n’avaient pas été abandonnés? Nul ne peut le dire! En revanche, les notes accumulées au moment de l’abandon et les raisons invoquées par les personnes étudiantes semblent indiquer que leur décision était bien légitime. L’écart de 10% de réussite entre les hommes et les femmes se maintient toutefois tristement.
Cours du soir – Alignement pour l’A25 – Allongement du cadre horaire
Manon Richard nous a expliqué que les inscriptions au premier tour sont en augmentation de 9,2% (ce n’est malheureusement pas le cas dans tous les programmes) et que le deuxième tour s’annonce aussi prometteur! Comment accueillir tous ces nouveaux étudiants? Donner des cours jusqu’à 19h les mardis et mercredis, et peut-être même les lundis. Les disciplines utilisant les plateaux sportifs (éducation physique) et les laboratoires (chimie, biologie et physique) sont visées et les départements déjà mis au jeu. Des personnes étudiantes (sauf à leur première session) seront inscrits à ces cours sans les consulter, mais ils pourront effectuer des changements d’horaire sans frais avant le début de la session. Un blocage à l’horaire sera effectué pour éviter qu’un élève qui termine à 19h débute à 8h le lendemain matin. Et le prof…? On nous assure que les services seront assurés : cafétéria, centre de services aux étudiants, psychosocial, informatique et SAIDE. Finalement, un DAE sera de garde jusqu’à 19h30 en cas de pépin.[4]
[1] https://www.polymtl.ca/carrefour-actualite/nouvelles/concours-deplace-de-lair-poly-2025-des-etudiantes-et-etudiants-du-collegial-font-preuve-de
[2] Ça tombe bien, M. Girard et Mme Déry ont prévu un réinvestissement important en éducation… Poisson d’avril en retard!
[3] Je ne voudrais pas être rabat-joie, mais est-ce une bonne nouvelle en soi?
[4] Oups, on me dit que cette dernière information n’est peut-être pas juste!

Création : PECA
7. Une nouvelle foire aux questions sur mesure pour le personnel enseignant du CLG!
Au cours des prochaines semaines ainsi que lors de la prochaine année scolaire, nous comptons concevoir et mettre en ligne une série d’informations regroupées sous diverses rubriques qui constitueront une FAQ sur mesure pour les enseignantes et les enseignants du CLG. Nous vous présentons aujourd’hui notre premier article, qui porte sur la disponibilité des enseignants.
Saviez-vous que, selon l’article 8-3.01, la convention prévoit qu’une enseignante ou un enseignant à temps complet est à la disposition du Collège 32h½ par semaine. « Cette disponibilité est normalement établie à 6h½ par jour. »
En ce qui concerne les enseignantes ou les enseignants à temps partiel, ils doivent fournir une «disponibilité équivalente à leur charge et au prorata de celle d’une enseignante ou d’un enseignant à temps complet. »
En outre, selon l’article 8-3.02, une « enseignante ou un enseignant à temps complet doit être à la disposition du Collège du lundi au vendredi et cette disponibilité est établie » entre 8h et 23h.
Enfin, la clause 8-3.04 vient préciser cette disponibilité en exigeant que soient respectées ces deux conditions :
- « Une durée minimale de quatorze (14) heures doit s’écouler entre la fin de la période de disponibilité d’une journée et le début de la période suivante; »
- « La période de disponibilité doit se situer à l’intérieur d’une période de dix (10) heures. »
En définitive, nous sommes disponibles 32h½ par semaine, à raison d’un maximum de 6h½ par jour, et ce, entre 8h et 23h. Les enseignants(es) remplissent normalement leur tâche dans les locaux du Collège (8-3.06) ou sont tenus d’y être au moment où les devoirs de leur tâche l’exigent.
Le mot « ou » prend tout son sens ici, car à l’exception de la prestation de cours et des responsabilités liées à notre tâche, les enseignants n’ont pas l’obligation d’offrir leur disponibilité exclusivement dans les locaux du collège.

Création : PECA
8. Pour finir en beauté, sur une dose d’espoir…

par Raquel Marie (Amy) Karawi, enseignante d’anglais
une vie contemporaine
je me sens comme le petit prince de Saint-Exupéry
éloigné de sa planète
mais, pour moi,
mon calme fuit
mon âme
perdue et éloignée…
notre monde est rempli de paradis artificiels,
très différents de ceux de Baudelaire – une nouvelle histoire
l’histoire du XXIe siècle – un vieux conte, au fond,
d’âmes perdues et éloignées…
le jour arrivera d’un coup
comme un rayon ensoleillé qui perce
un nuage lourd,
une bulle isolée,
une existence néant…
ce jour s’épanouira
et nos âmes perdues et éloignées
redeviendront calmes et
notre bonheur renaîtra.
9. À venir :
- 23 avril : AG syndicale
- 29 avril : CRT
- 1er mai : Date limite pour une demande de PVRTT
- 1er mai : CÉ


Création : PECA (qu’on remercie pour sa générosité!)