Pierre-Antoine Beauregard
Pantoine.beauregard@gmail.com
Responsable aux dossiers syndicaux et représentant en santé et sécurité du travail


Le 28 avril est une bien triste date à souligner. Chaque année, cette journée marque la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail, célébrée à l’échelle mondiale depuis 1996 à l’initiative des mouvements syndicaux.

Malgré certaines avancées, le constat demeure alarmant.  En effet, chaque jour, des personnes perdent la vie à la suite d’accidents du travail ou de maladies professionnelles. À l’échelle mondiale, cela représente plus de 2,78 millions de décès par an. À cela s’ajoutent quelque 374 millions d’accidents du travail non mortels entraînant des absences, selon l’Organisation internationale du Travail. [1]  Plus près de nous, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a recensé, en 2024, au Québec, 96 721 accidents du travail et 10 403 maladies professionnelles, pour un total de 107 124 lésions professionnelles. Parmi ces cas, 74 personnes ont perdu la vie à la suite d’un accident du travail et 172 autres en raison d’une maladie professionnelle. [2]

La commémoration du 28 avril permet, aussi, d’attirer l’attention des syndicats, des employeurs et des instances gouvernementales sur les enjeux de santé et de sécurité au travail. Ceci contribue à promouvoir une véritable culture de prévention, essentielle pour réduire les décès, les blessures et les maladies liés au travail.

En éducation, les enjeux en santé et sécurité au travail sont parfois moins visibles que dans d’autres milieux, mais ils n’en sont pas moins réels. D’autant plus que, comme dans d’autres milieux, les transformations technologiques, organisationnelles et sociales ont pour effet, notamment, d’augmenter la charge de travail, d’intensifier les tâches liées à la réduction des effectifs, de précariser les travailleurs ou encore de recourir à diverses formes de sous-traitance. Dans ce contexte, les risques ergonomiques et psychosociaux prennent de l’ampleur, sans pour autant faire disparaître les autres risques :  chimiques, physiques, biologiques ou liés à la sécurité des lieux. À l’évidence, tous ces risques doivent être reconnus rapidement et être pris au sérieux afin de faire progresser la prévention.

Somme toute, développer une culture de santé et de sécurité au travail est essentiel pour assurer un environnement d’apprentissage et de travail sain, sécuritaire et propice à l’épanouissement de l’ensemble de la communauté collégiale.

Dans cette optique, vous êtes invités à visiter le kiosque du Comité santé, sécurité et bien-être au travail dans le cadre du Salon fragmenté, qui se tiendra le mardi 5 mai, de 11 h à 14 h.  Nous vous y attendons!


[1] NATIONS UNIES. Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail 28 avril, 2025, https://www.un.org/fr/observances/work-safety-day#:~:text=Historique,travailleuses)%20et%20le%20dialogue%20social.

[2] COMMISSION DES NORMES, DE L’ÉQUITÉ, DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL (CNESST). La CNESST en bref 2024, Direction de la statistique et de l’information de gestion, Direction générale de la comptabilité et de la gestion de l’information, en collaboration avec la Direction générale des communications, 2025, 36 p. https://www.cnesst.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/cnesst-en-bref_1.pdf