Par Marilyn Charbonneau
Vice-présidente du SEECLG

Vous l’entendez depuis quelque temps, le gouvernement reste ferme sur plusieurs de ses positions dans la négociation des conventions collectives. À la table centrale, l’offre est restée la même depuis le début: une augmentation salariale de 9% sur 5 ans. En parallèle, l’IPC moyen, uniquement pour 2022, a augmenté de 6.8%! Qui a envie de s’appauvrir et perdre son pouvoir d’achat? Surtout pas les élus de l’Assemblée nationale qui se sont octroyés une hausse de salaire de 30%, mais qui eux, rappelons-le, sont en droit de gagner, selon Legault, « le plus d’argent possible » pour leurs enfants! À la table sectorielle, le même scénario se dessine, on y constate de la fermeture face à plusieurs de nos demandes, notamment sur notre appel à baliser l’enseignement à distance. Le gouvernement semble ralentir les négociations de façon intentionnelle: on ne négocie que 2 jours par semaine! Il est maintenant temps de montrer à la partie patronale que nous avançons, en priorisant nos demandes, afin qu’elle avance également en faisant des compromis, pour que nous puissions nous rejoindre éventuellement.

L’exercice de priorisation, proposé par notre comité de négociation, s’effectue en prenant en considération plusieurs éléments, dont l’équilibre du projet et l’évaluation des possibilités de gain. Des priorités sont conservées pour les 6 thèmes du cahier (pour en connaître davantage sur chacun des thèmes, n’hésitez pas à visionner les capsules sur le groupe Facebook du SEECLG).

Quelques priorités sont mises de l’avant, notamment:

  • Améliorer les modalités d’ouverture de postes et d’obtention de la permanence pour réduire la précarité. N’oublions pas qu’un taux de 40% de précarité est rencontré dans le réseau;
  • Alléger la charge d’enseignement;
  • Bonifier les ressources de coordination de stages;
  • Baliser l’enseignement à distance et les conditions de travail associées à ce mode d’enseignement;
  • Améliorer les conditions salariales et de travail des enseignant.e.s à la formation continue;
  • Reconnaître que toutes les activités de diplomation sont sous la responsabilité des enseignant.e.s;
  • Réécrire certains passages de la convention collective afin d’éviter les effets discriminatoires;
  • Apporter des corrections à l’échelle de traitement.

Il importe de faire confiance à notre comité de négociation, bien que connaître les impressions et les opinions des principaux intéressés, les profs, est tout aussi essentiel. C’est donc le 20 septembre que vous pourrez vous exprimer, lors de l’AG, sur le cahier de priorisation, afin que nos demandes reflètent nos besoins.

Sur ce, je lève ma bouteille de Labatt bleue pour trinquer à nos futures victoires!

Source: https://www.statcan.gc.ca/fr/sujets-debut/prix_et_indices_des_prix/indices_des_prix_a_la_consommation